Il n’est jamais trop tard pour recommencer.

 

C’était en 1993 et j’avais 20 ans. Quelque part dans les tranchées de l’aéroport de Sarajevo, au cœur d’un conflit qui allait finir par désintégrer la Yougoslavie. Je me souviens que je regardais les avions de l’ONU quitter la ville assiégée, et que je rêvais de pouvoir me transformer en oiseau et m’envoyer loin des horreurs de la guerre civile, pour repartir de zéro ailleurs.

 

Je ne savais pas encore qu’il suffit parfois de se visualiser quelque part et d’y croire suffisamment pour que la vie trouve un moyen.

 

C’est la seule véritable explication que je puisse donner à mon parcours : après avoir survécu à la guerre civile dans ma Bosnie natale, j’ai réussi à partir, à exercer le métier de mes rêves et à faire ce que j’aimais en parcourant le monde.

 

Ma première décennie aux États-Unis, au milieu des années 90, l’a obligé à recommencer à zéro. J’ai dû m’adapter à une nouvelle culture tout en vivant de petits boulots. En cours de route, on m’a offert un appareil photo numérique. Là a été mon véritable nouveau départ. Je vivais dans le nord-ouest Pacifique à l’époque. Il m’a donc suffi de remplacer mon équipement de pêche par mon appareil pour commencer à capturer la beauté intemporelle de l’État de Washington.

 
 

 

Un autre nouveau départ a suivi : je me suis inscrit en première année dans une école d’art, alors que je venais d’avoir 30 ans. Cette décision s’est avérée l’une des meilleure de ma vie. C’est à l’Art Institut que j’ai appris la partie technique de mon métier de photographe. J’ai eu la chance de gagner plusieurs prix qui m’ont encouragé à devenir photographe professionnel et à rencontrer le succès. Certaines de ces premières images constituent encore aujourd’hui des pièces maîtresses de mon portfolio.

 
 

 

L’école seule n’a pas suffi à faire passer ma carrière au niveau supérieur, mais j’ai très vite été sélectionné pour une émission de téléréalité liée à la photographie. Encore un nouveau départ. Je me suis trouvé face à une douzaine de défis photographiques réels et complexes tout en étant filmé 24 h / 24, 7 j / 7, quelques mois seulement après être sorti de l’école. J’ai connu la guerre, et je n’ai donc pas peur de la pression. Je peux également survivre en dormant très peu. Cette expérience m’a aidé à passer cette épreuve et à la réussir avec brio. Ces images le montrent.

 
 

 

Je n’ai pas gagné le concours, mais j’ai réalisé que j’appartenais au monde la photographie commerciale. Une révélation qui n’a pas de prix.

 

Mon défi suivant a consisté à essayer de traduire tout ce que j’avais appris en acquérant de vrais clients. Par chance, mes photos ont fait le travail à ma place et j’ai rapidement connu un certain succès sur les réseaux sociaux ce qui m’a permis de collaborer avec des grands noms comme Nike, Playboy, et ce bien plus tôt que je ne l’espérais.

 
 

 

Les affaires marchaient mais ça ne me suffisait pas. Toujours à la recherche d’un nouveau défi, j’ai quitté Seattle pour Los Angeles où j’ai rejoint le plus grand marché créatif du monde. Il a fallu 5 années entre le moment où a germé l’idée de ce déménagement et le moment où j’ai ouvert mon studio dans le centre-ville de Los Angeles. J’ai créé certains de mes meilleurs travaux pendant cette période.

 
 

 

La fin de la dernière décennie m’a incité à revenir à mes racines et à aller chercher la beauté dans le voyage, dans les gens, dans les paysages. Le travail commercial avait commencé à éroder ma créativité. J’ai donc dit « au revoir » au rythme effréné de la vie citadine et j’ai décidé de me consacrer davantage à ma passion pour la photographie en extérieur. Une fois de plus cette idée de nouveau départ s’est réalisée seule, comme le montrent ces images.

 
 

 

Cela fait longtemps que nous ne respectons pas suffisamment notre planète, et elle commence à nous le faire savoir. Je crois que nous sommes en début d’une longue et difficile période de transition pour l’humanité. Mais j’ai eu la chance de surmonter des crises auparavant, et celle-ci n’est pas très différente. Pour en savoir plus, consultez mes prochains articles sur le blog Datacolor.

 
 

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  About the Author – Dean Zulich  

Dean Zulich est originaire de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine et réside à Los Angles, Californie. En 2007, il sort diplômé du programme de photographie commerciale de l'Art Institute de Seattle et obtient le prix du meilleur portfolio. Outre son succès dans le cadre de l'émission de VH1 The Shot, il a également la chance de faire partie du Hall of Fame de l'Art Institute.   Parmi les clients de Dean, on peut citer NIKE, UN, CBS, ESPN, Playboy, ConAgra Foods, USC, etc.   Son travail a été publié dans Marie Claire, Vogue, le New York Times, le Boston Globe, Seattle Magazine, Digital Photo Pro, Mix Magazine, le Seattle Times, Los Angeles Fashion Magazine ainsi que dans des publications internationales comme ReFoto, ProfiFoto, etc.   Lors qu'il n'est pas occupé par un contrat, Dean aime enseigner et présenter ses collaborations

   

Articles from Dean Zulich

Longtemps, j’ai su qu’il manquait quelque chose à ma photographie. Mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Je regardais mon travail et j’avais l’impression tenace d’un décalage. J’étais frustrée. Je regardais les images d’autres photographes et je me demandais « Qu’est-ce que ce travail a de plus que le mien ? ».
 

Ce n’est que lorsque j’ai suivi une session de la consultante photo Zoe Whishaw que j’ai enfin compris.
 

Il me manquait une histoire.
 

Zoe m’a expliqué que, même si mes images étaient belles elles n’étaient… « que » belles. De jolies photos de jolies filles avec des jolies robes. Il leur manquait une profondeur, un caractère, un but.
 

J’ai évidemment eu du mal à l’entendre au début. On veut toujours entendre que son travail est formidable et génial ! Et pas qu’il est… un peu ennuyeux.
 

Mais j’ai malgré tout essayé d’écouter attentivement ce qu’elle me disait. Et quand je suis rentré chez moi ce soir-là, j’ai commencé à me plonger dans le domaine de la narration par l’art. Comment peut-on réellement raconter une histoire par l’art ? Où trouver ces récits ? Que font les autres artistes ?
 

J’ai trouvé mes réponses par l’introspection. J’ai attrapé un cahier et un stylo et, en haut d’une page, j’ai écrit : « Qu’est-ce que qui fait de moi ce que je suis ? ». En quelques minutes, j’avais écrit des dizaines de notes qui m’ont donné des centaines d’idées de shootings. J’ai réalisé que l’élément qui manquait à mon travail n’était pas seulement la narration : c’était moi. J’essayais de créer des images dont je pensais que les autres voudraient les voir, alors qu’il me fallait réfléchir à qui j’étais et à ce que je pouvais faire pour transformer mon identité en récit visuel.

 
 

 
 

La première histoire que j’ai choisi de raconter vient de mon enfance, quand je rêvais d’être une artiste. Aussi loin que je m’en souvienne, on m’a toujours dit que j’avais une personnalité artistique, créative. Et pour être honnête, j’aimais beaucoup cette étiquette.
 
 

 
 

Enfant, je rêvais de courir dans la foret avec un pinceau et un chevalet et de passer mes journées à peindre des paysages, au soleil. Je ne sais pas d’où me vient ce fantasme : je n’ai jamais été très douée pour la peinture et je n’ai jamais particulièrement aimé ça. Mais j’adorais l’idée.

C’est de là qu’est venue l’idée de mon projet « The Artist ».
 

Pour donner vie à cette histoire, j’ai constitué un mood board d’artistes peignant dans la nature. J’ai réalisé qu’au lieu de rechercher des photographies de mode représentant des modèles en train de peindre, il était bien plus intéressant de se concentrer sur des images de véritables artistes, peignant véritablement, et de s’en inspirer.
 

Une fois mon mood board terminé, j’ai réuni une équipe créative et j’ai partagé ma vision avec eux à l’écrit et par des images regroupées dans un PDF soigneusement constitué. J’ai inclus des mots clés pour décrire l’ambiance et les sensations de la session, et pour donner une idée de l’aspect et des actions du modèle. J’ai également inclus des notes et des images d’inspiration pour le style, le maquillage ou la coiffure. J’ai établi une liste d’accessoires que je voulais et j’ai essayé de donner vie à ma vision.
 

J’ai découvert que lorsque j’incluais de nombreux détails dans la planification et la création de mon histoire avant le shooting, mon équipe comprenait mieux la direction où je voulais aller et la session était beaucoup plus réussie. Le shooting a été extraordinaire et pour la toute première fois, j’ai eu l’impression de raconter une véritable histoire à travers mon travail.

Alors, comment ajouter des éléments narratifs à son travail ? Ce n’est ni très long ni très compliqué : il suffit d’être aussi créatif et aussi complet que possible.

Commencez par prendre un stylo et laisser vos idées parler. Notez ce qui vous intéresse, les histoires sur vous, sur votre passé, ou tout autre élément qui vous parle. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise solution ici. Écrivez tout. Lorsque j’ai écrit ma liste, j’ai inclus des éléments comme :
 

  • Mon enfance en Suisse
  • Mes rêves d’artiste
  • Mon amour des chevaux
  • Mon déménagement à l’étranger
  • Mon amour de la couleur bleue
  • Les robes longues
  • Les étés chauds

 

Une fois que vous avez votre liste, choisissez un concept qui capture réellement vos intérêts et commencez à préciser l’aspect que pourrait prendre cette idée dans un récit photographique. Recherchez sur Pinterest ou dans des magazines des images qui capturent vos idées et créez un dossier visuel. Si vous préférez utiliser du papier et un stylo, vous pouvez créer une carte mentale autour de la création de votre histoire.
 

 
 

Parmi les éléments importants à retenir : les accessoires. Des accessoires pertinents peuvent donner vie à une image. Si vous voulez raconter l’histoire d’un artiste, il est logique d’inclure les outils qu’un artiste utilise : toile, peinture, chevalet… Si vous voulez raconter l’histoire d’un jour d’été, vous pouvez intégrer des éléments comme une chaise longue ou une glace.
 

 
 

Les lieux jouent également un rôle important, et doivent avoir un sens. Si vous ne pouvez pas vous rendre sur un lieu spécifique, pouvez-vous le recréer en studio ?

Si vous travaillez avec une équipe, il est important de communiquer votre idée de façon aussi claire et complète que possible. Donnez tous les détails dans votre présentation ! D’après mon expérience, les séances photos sont meilleures lorsque vous êtes entourés d’une équipe talentueuse qui comprend réellement votre vision. Prenez le temps d’écrire un petit texte de présentation qui explicite votre histoire, sa mise en image, les sensation et l’aspect que vous désirez, etc.
 

 
 

Et plus généralement amusez-vous ! Vous devez ressentir un lien avec ce que vous créez. C’est le meilleur moyen de créer une connexion avec votre photo et avec les personnes qui la découvriront. Cela fera passer votre travail au niveau supérieur. Essayez, vous ne le regretterez pas !

 

Bio: Autumn est une photographe et designer professionnelle basée à Seattle. Elle se spécialise dans la photographie de voyage, de paysages, et de nature, ainsi que dans le design visuel, l’animation et les UI. Son travail lui a valu plusieurs prix et a été publié à l’échelle internationale dans la presse numérique ou papier.

 

Passionnée par les océans et par le ciel, Autumn utilise son appareil photo pour mettre en valeur la beauté fragile de notre monde. Son travail est réputé pour ses couleurs vives et saturées et pour le calme de ses scènes naturelles. C’est la capacité de la photographie à provoquer l’émotion, l’imagination et l’émerveillement en un seul instant qui a originellement attiré Autumn. Elle continue encore aujourd’hui d’être fascinée par les sentiments qu’une photographie peut porter, tant pour le spectateur que pour l’artiste. Son but est de transmettre les émotions qu’elle ressent à la prise de vue et de créer une connexion avec son public.

 

Autumn organise des workshops dans le monde entier. Elle veut ainsi aider les participants à mieux connaître la photographie, à mieux utiliser leur appareil pour capturer des moments parfaits.

 

Type de photographie : Voyage, paysage, faune, yoga

 

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Ma première inspiration a été Peter Parker, Spider-Man. On peut dire que j’ai ressenti une vraie connexion avec lui : son évolution, son besoin de faire le bien… J’ai été particulièrement attirée par la capacité qu’a la photographie à provoquer des émotions et à dire beaucoup de chose en un seul instant. Pour être tout à fait honnête, je reste fascinée par tout ce qu’une photographie peut faire ressentir et je cherche en permanence à reproduire ces sentiments dans mon travail.

 

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

Comme j’aime particulièrement la nature, j’ai orienté une grande partie de mon travail vers ce domaine. J’ai longtemps travaillé dans le domaine du portrait et de la photographie de mariage. Mais quand j’ai vu un volcan pour la première fois, j’ai compris que ma véritable vocation était la nature. Depuis, j’ai fait de la nature mon sujet privilégié. Je suis particulièrement attirée par les cieux nocturnes et par les merveilles qui éclairent l’obscurité.

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

L’un des plus gros obstacles que j’ai pu rencontrer en photographiant des paysages est mon statut de jeune femme. Dans un secteur largement dominé par les hommes (bien que les choses commencent doucement à changer), il peut être difficile d’être prise au sérieux en tant que photographe. J’ai appris à ne pas me laisser atteindre et à continuer à travailler dur pour faire ce que j’aime.

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Beaucoup d’autres photographes m’inspirent, mais c’est avant tout ma curiosité profonde pour le monde qui me pousse à tenter de nouvelles choses et à explorer de nouveaux endroits. Le voyage et la découverte d’autres cultures m’offrent une source d’inspiration inépuisable. Même lorsque je pense avoir découvert le plus bel endroit au monde, la nature se surpasse pour m’en offrir un autre.

 

Quelle est votre démarche ? Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

J’ai tendance à laisser la nature me dicter mon approche et mes prises de vue. J’essaie de ressentir chaque lieu en y passant du temps et en observant les émotions qu’il me procure. Je tente alors d’exprimer ces émotions dans mes photos en utilisant le cadrage et les couleurs. Mon travail tend vers la quiétude et le calme, ce qui reflète clairement ma personnalité. Mais j’essaie plus généralement d’être fidèle aux émotions que l’endroit de la prise de vue m’a fait ressentir.

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

La couleur est un sujet majeur dans mon travail. Elle doit donc être parfaite pour me permettre de transmettre le bon message. Elle doit également être précise pour assurer la cohésion de l’ensemble de mon travail.

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Se lancer dans une carrière de photographe peut s’avérer très compliqué, mais la persévérance paie. Restez fidèles à vous-même, à votre style, et n’écoutez pas ceux qui doutent de vous ou qui essaient de vous rabaisser. C’est en suivant mon intuition que j’ai pu faire des expériences incroyables et je ne regrette aucun des choix que j’ai fait de ce point de vue.

Photography Type: Fashion, sports, editorial, conceptual

 

Les fans de l’émission de VH1 The Shot reconnaîtront sans doute Dean Zulich, qui était l’un des photographes les plus talentueux de la saison 1. Dean a surmonté tous les défis de l’émission et a terminé finaliste, manquant de peu la première place, le jury admettant lui-même qu’il avait été difficile de départager les deux derniers photographes. Dean y a en revanche gagné la reconnaissance de son talent. Son travail a été publié dans Marie Claire, Vogue, le New York Times et bien d’autres journaux et magazines de premier plan.

 

 

 
  About the Author – Dean Zulich  

Dean Zulich est originaire de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine et réside à Los Angles, Californie. En 2007, il sort diplômé du programme de photographie commerciale de l'Art Institute de Seattle et obtient le prix du meilleur portfolio. Outre son succès dans le cadre de l'émission de VH1 The Shot, il a également la chance de faire partie du Hall of Fame de l'Art Institute.   Parmi les clients de Dean, on peut citer NIKE, UN, CBS, ESPN, Playboy, ConAgra Foods, USC, etc.   Son travail a été publié dans Marie Claire, Vogue, le New York Times, le Boston Globe, Seattle Magazine, Digital Photo Pro, Mix Magazine, le Seattle Times, Los Angeles Fashion Magazine ainsi que dans des publications internationales comme ReFoto, ProfiFoto, etc.   Lors qu'il n'est pas occupé par un contrat, Dean aime enseigner et présenter ses collaborations

   

Articles from Dean Zulich

Jason Mathias est un artiste, photographe, et artrepreneur. Son travail photographique se concentre sur deux segments créatifs : « Comfortable Isolation » (paysages) et « Aria Collection » (portraits nus). Originaire de New York, il a passé 6 ans dans l’US Air Force. Ces influences ont forgé son caractère, lui permettant de trouver le succès dans le monde de l’art. Il partage aujourd’hui ce succès sur sa plateforme, The Art of Selling Art.

 

Récompenses et distinctions

 

  • Photographe de l’année Hawaii 2013
  • Every Hero of Humanity 2013 par le Everyday Hero Project
  • Publié 3 fois dans National Geographic, 2014 et 2015
  • Finaliste du concours Nat Geo Traveler 2015
  • Finaliste du concours Weather Channel Its Amazing Out There 2015, 2016
  • Nommé dans le Top 100 des photographes de cieux étoilés par Space.com 2014, 2015
  • Nommé parmi les Artistes à suivre en 2015 par Art Business News

 

À bien des égards, la capture d’une photo de paysage implique de saisir les couleurs et les tons de la nature. Si les couleurs sont choisies par quelqu’un d’autre ou que la composition est préétablie, une photographie peut difficilement raconter une histoire ou être pensée comme « artistique ». Surtout si elle est prise isolément. Je crois qu’il existe de fantastiques photos de paysages dont on ne peut pourtant pas dire qu’elles racontent une histoire. Une ambiance peut y être définie. Mais une seule photo de paysage ne saurait développer un récit. Il faut pour cela un corpus d’œuvres. Dans une collection, en revanche, un thème peut émerger, une histoire peut être racontée. Lorsque je compose une photo, je cherche une vision particulière. Je l’appelle « l’isolement confortable ». Il s’agit de scène d’espace méditatifs où l’on peut s’asseoir et se « recharger ». Il s’agit également d’endroits où une personne peut venir lorsqu’elle recherche un endroit calme, qui lui permette d’engager ses pensées dans un dialogue intérieur pour acquérir une plus grande maturité. J’utilise la composition et les couleurs pour représenter ces espaces en deux dimensions. Voici les éléments de chacune de ces photographies :

 

 

Pour « Safe at Harbor » comme toute les photographies de cette collection, j’ai voulu créer un espace qui paraisse plus vaste que les 1,5 à 2 mètres qu’il occupe réellement sur le mur. Le contraste des couleurs est évident, mais l’harmonie des couleurs à tribord de la goélette lie les deux côtés de l’image tout en créant un espace vide qui encourage le regard du spectateur à parcourir le paysage.

 

 

Dans « At the Edge of Dusk », cette même harmonie des couleurs fait passer le regard du bateau àl’horizon en un mouvement incessant.

 

 

Dans « Adrift », j’utilise l’harmonie des couleurs de façon plus subtile, optant pour un contraste chaud-froid qui isole le quai et étend l’espace autour de lui.

 

 

Dans « Edge of Solace », je développe cette idée en utilisant un point de fuite simple pour diviser la photographie entre ses moitiés supérieure et inférieure. J’ajoute quelques reflets blancs sur le quai, qui répondent aux nuages dans le ciel pour associer les deux éléments.

 

 

Voici un aperçu des coulisses de « Edge of Solace ».

 

« Edge of Solace » est une composition. Elle a représenté un défi particulier, car l’image pouvait être de la couleur que je désirais. Mon intention originelle était de m’orienter vers une image teintée de vert. J’ai néanmoins appliqué le même processus de retouche que j’utilise pour toutes mes images. J’ai d’abord cherché le réalisme. J’ai fait en sorte que la scène corresponde aux couleurs du quai original. Une fois que l’image paraissait « vraie », j’ai commencé à jouer avec les couleurs en général. J’ai choisi une palette sourde de bleus, jaunes et blancs car les bleus y offraient des expressions plus apaisantes dont le jaune assurait l’harmonie. Ces photographies, prises isolément, n’ont pas le même impact que lorsqu’elles sont considérées dans le cadre de leur corpus. Elles offrent toutes un « sentiment », mais en tant que collection, « Comfortable Isolation » est une déclaration de l’artiste, exprimant sa vision. Il est essentiel de trouver votre voix et votre message pour créer une présence unique dans le monde de l’art. La lumière, la composition et la couleur constituent des éléments centraux pour toute œuvre d’art. Chacun de ces éléments doit être pris en compte dans les œuvres individuelles et dans le corpus.

Bio:  La photographe Missy Mayo, basée à Dallas, est connue pour son travail de portrait et ses images joyeuses et authentiques de familles, d’enfants et de personnes âgées. Si vous la cherchez, vous la trouverez probablement en train de se moquer de M. Mayo (son charmant mari), de jouer au football avec son fils ou de se déguiser avec sa fille. Grâce à l’énergie que lui donne son café du matin (et parfois son goûter de l’après-midi…), elle passe le plus clair de son temps jouer avec sa famille, à travailler sur sa prochaine création Pinterest, à se plonger dans son Kindle, à préparer une soirée entre filles ou à capturer d’extraordinaires souvenirs de famille derrière son objectif.

 

Le travail de Missy est caractérisé par ses couleurs vives et ses lumières ensoleillées et par un mélange unique d’émotions et de paysages à couper le souffle. Ancienne pédagogue, elle est passionnée par la connexion avec les enfants, qui lui permet de capturer leurs rires, leurs émotions et les grandes étapes de leurs vies. Missy a été nommée parmi les 10 meilleurs photographes de Dallas/Fort Worth en 2015, 2016 et 2017, et est fière de proposer à ses clients une expérience unique et des images de qualité magazine.

 

 

How did you get your start in photography?

It seems like I was born with a camera around my neck! Growing up, I was the self-appointed family

historian and was always taking pictures and documenting our life through scrapbooking. After

starting my own family, I fell back in love with photography and in 2014 started my family

photography business here in Dallas.

 

What type of photography are you shooting and what motivated you to focus on that genre?

I focus on photographing families and children, although I also enjoy working with high school seniors

as well. Drawing on my own love for a child’s world, I use playfulness, creativity, and interactions to

enhance family connection and capture images that make others smile and feel joyful.  In the last two years, I have also traveled across the country teaching at various photography conferences and workshops. I am passionate about mentoring other photographers and specialize in teaching Adobe Lightroom, Adobe Photoshop, digital organization, and working with families for candid interactions. As a former elementary school teacher, combining my love of photography and education has been the icing on the cake!

 

 

Did you experience any challenges as a woman entering into the photography market?

I think it is easy for women photographers to fall into the “just a mom with a camera” label. I value

both my jobs as a mother and a photography business owner, and each has required me to develop

patience, an enormous work ethic, learn boundaries and priorities, and settle into accepting

challenges and “scary” things. I am very proud of being the best mother I can while creating a

successful business on my own. Women don’t give ourselves enough credit.

 

What has been your biggest achievement or obstacle along the way?

I don’t think any artist can claim a smooth road! I have had many fears along my photography

journey. From the first time I announced my photography business on Facebook to being flown to

another country by my clients, I have definitely not been a stranger to fear! But, I have learned to

actually cherish those unknowns – they are opportunities I would not have had to grow as a person.

As a mother, my family isn’t awarding me any prizes for making a healthy meal that everyone ate or

keeping the living room clean all week! But building a business here in Dallas has given me a great

many accomplishments, and sometimes failures too! Learning to not overbook and overcommit

myself has been one of my biggest lessons. I think I am actually still learning that lesson, ha!

 

 

Who and/or what inspires you most?

The great thing about working with children is that they are completely unpredictable! I may have a

vision in my head, but kids usually surprise me and do something that is even better than my idea. I

am always inspired by a child’s zest and curiosity for life.

 

What is your approach? Is there anything in particular you try to achieve during a shoot or are there any specific techniques you use?

Kids are always on the move and they are generally pretty happy when they are running, skipping,

dancing, etc. My “poses” typically involve asking kids to hop over a puddle, run as fast as they can,

squeeze their parent, etc. In the end, my goal is to create images that show joyfulness.

 

Why is accurate color important within your workflow?

Working with my camera is just one step of my photography process – I am also just as passionate

about editing in Lightroom and Photoshop. I love images that are characterized with bold yet

true-to-life color. This process starts with accurate white balance and screen calibration. Obtaining

accurate colors in my images has enabled me to stand out as a photographer.

 

Any tips or advice for photographers just beginning their career?

Make sure you are legal! Learn how to legally establish yourself as a business, pay taxes and sales tax,

and insure your business. The peace of mind for protecting yourself is worth every minute and penny!

 

Type de photographie: Famille, enfants, personnes âgées, portraits

Site web: www.missymayophotography.com

Instagram: www.instagram.com/missymayophoto

Facebook: www.facebook.com/missymayophotography