Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Même si j’ai probablement fait mes premiers pas sur les appareils analogiques de mon père et de mon grand-père, qui étaient de véritables passionnés et prenaient des photos lors de leurs nombreux voyages autour du monde, je n’ai réellement appris à aimer la photographie qu’aux alentours de mes 20 ans. Mes parents sont respectivement biologiste et géographe et aiment beaucoup voyager. J’ai donc pu les accompagner dans toute l’Europe lorsque j’étais enfant, et j’ai continué lorsque je suis devenu indépendant, pendant mes études universitaires. Je suis allé au Japon et aux États-Unis, j’ai traversé les Alpes en voiture, exploré la péninsule ibérique. J’étais déjà fasciné par l’iconographie des paysages sauvages que je trouvais sur les couvertures des albums de métal que j’écoutais, ou dans les numéros de National Geographic que mon père conservait à la maison. J’ai donc commencé à emporter l’appareil de mon père lors de mes voyages et à partir à la recherche de lieux extraordinaires. Et mon envie de voyager s’est encore développée avec le temps. Au cours de mes années d’études en sciences des médias, j’ai investi beaucoup de mon temps dans la photographie, tant à l’université que sur mon temps libre. Après avoir obtenu mon diplôme, je suis rapidement devenu indépendant, tout d’abord en m’appuyant en parallèle sur un emploi alimentaire, et aujourd’hui à plein temps.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

Je ne connais pas de meilleure sensation que d’être seul, loin de chez soi, immergé dans un paysage, et d’essayer de capturer l’exaltation ressentie à l’aide d’un appareil photo. J’aime la nature et la solitude. C’est pourquoi je suis, fondamentalement, un photographe de paysages, même si on peut parfois me croiser en ville lorsque je n’ai pas la possibilité de partir loin de chez moi. Je vis dans la région la plus peuplée d’Europe, et le voyage est donc une nécessité pour mon travail.

 

La photographie de paysage combine beaucoup d’aspects très intéressants pour moi : le défi physique que représentent la marche et l’exploration de lieux inconnus, la composante artistique, et une dimension technique du point de vue de l’équipement et du traitement des images. Ce type de photographie s’adapte à mes envies et à mon humeur, et m’offre toujours ce dont j’ai besoin. Ça peut être une poussée d’adrénaline, lorsque j’essaie de photographier une plage quelque part le cercle arctique, un test de mes limites physiques lors de randonnées en haute montagne, ou une simple session d’édition, tranquille, chez moi, avec une bonne IPA et quelques bougies.

 

Enfin, je rencontre très souvent d’autres photographes de paysages passionnés avec lesquels il est très facile d’avoir une conversation et passer un bon moment. J’ai croisé des gens incroyables au cours de mes voyages, sur Internet et pendant les workshops et séminaires que j’anime. Tous ces gens rendent la photographie de paysages encore plus agréable !

 

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

D’un point de vue strictement photographique, mon plus grand accomplissement a sans doute été l’expédition de 8 jours que j’ai menée le long du Drakensberg, à la frontière entre l’Afrique du Sud et le Lesotho, avec certains de mes meilleurs amis. La météo était parfaite et malgré les 3000 m d’altitude moyenne et les 27 kg de bagage et d’équipement que je portais sur le dos, j’ai pu prendre des photos extraordinaires dans des paysages qui semblaient appartenir à un autre monde. Ces images ne m’ont peut-être pas apporté énormément d’argent et ont à peine remboursé le voyage, mais d’un point de vue personnel, j’ai beaucoup grandi.

 

Le plus grand défi que je rencontre est sans doute de réussir à m’intéresser aux petites choses et aux situations où la lumière n’a rien de spectaculaire. J’ai eu la chance de voir des choses incroyables au fil des ans, et je me sens parfois un peu blasé. Je suis très attiré par les lieux exotiques, difficiles d’accès. Mais le Covid a fait que j’ai passé plus de temps à photographier en Europe au cours des deux dernières années. C‘est déjà une sorte de confinement pour moi, et je préférerais être déjà dans le prochain avion qui m’emmènera loin. Cela dit, il y a énormément de belles choses à voir et à photographier, même en Allemagne et aux alentours. Je crois qu’une des plus grandes difficultés pour moi est de prendre le recul nécessaire, d’arriver à voir les petites choses qu’on néglige souvent, et de trouver la créativité nécessaire pour travailler sur ces sujets. Je cherche déjà le prochain grand projet qui m’occupera après le Covid, mais d’ici là, je dois réapprendre à aimer photographier plus près de chez moi.

 

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Bien entendu, je regarde énormément le travail de mes collègues, et je mentirais si je disais que je ne suis pas inspiré par le travail d’artistes aussi exceptionnels qu’Alexandre Deschaumes, Marc Adamus ou Sandra Bartocha. Mais en définitive, ce sont les paysages eux-mêmes qui me poussent à sortir de chez moi et à partir à la recherche de nouvelles images. Quand, après avoir parcouru d’innombrables sentiers forestiers, je me retrouve près d’un ruisseau au creux d’une vallée alpine, ou au sommet d’une montagne face à un paysage qui n’a encore jamais été capturé par un photographe, je suis vraiment heureux. C’est pour cela que je passe des soirées entières à étudier les cartes et les données satellites, à la recherche de panoramas et de lieux qui sauraient me parler. Je continue par ailleurs de m’impliquer dans la scène rock et métal, puisque je joue dans un groupe depuis maintenant 15 ans. Je lis également beaucoup de textes, de paroles et de poèmes qui utilisent des métaphores liées à la nature et aux paysages de l’âme, en plus de livres issus de la littérature de voyage et de la science-fiction. Je crois que tout cela vient alimenter ma soif inextinguible d’expériences et de lieux nouveaux.

 

Quelle est votre démarche ? Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

C’est difficile à dire. Je ne réfléchis pas trop à l’aspect qu’aura l’image lorsque je la prends en photo. Je suis généralement trop occupé à profiter de la lumière et à peaufiner ma composition. Je crois que je cherche à capturer l’ambiance, la lumière, l’atmosphère et mon expérience de manière aussi authentique que possible. C’est pour cela que je recherche des paysages qui m’attirent à titre personnel, quel que soient l’aspect qu’ils ont pour le monde extérieur. Je n’utilise rien de spécial lorsque je photographie. Je travaille avec un appareil plein format, différentes longueurs de focales, systèmes de filtres et bracketing d’exposition. Rien que de très banal.

 

Si mon travail photographique a une forme d’identité – et c’est bien entendu aux personnes qui voient mes photos d’en juger – c’est sans doute parce que je passe beaucoup de temps sur le repérage, comme je l’ai déjà mentionné : j’utilise des cartes et des données satellite et je travaille énormément sur mes compositions lorsque je suis sur place. Ce faisant, j’essaie en permanence de m’améliorer et de trouver la prochaine image qui se retrouvera accrochée sur mon mur (ou chez un client !).

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

Je travaille régulièrement pour des magazines et je réalise des tirages d’art pour certains clients. La gestion des couleurs revêt donc une importance particulière dans mon travail. Si les clients veulent m’acheter un tirage de très bonne qualité, je dois utiliser le bon espace colorimétrique et pouvoir l’afficher sur mon cran dès les premières étapes de mon travail de traitement, pour que les réglages de contraste et de couleurs soient correctement reflétés à l’impression et que l’image ait tout l’éclat que j‘avais l’intention de lui donner lorsque j’ai appuyé sur le déclencheur. L’étalonnage de mon moniteur tient donc une place centrale dans mon travail de traitement des images et d’épreuvage.

 

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Ne passez pas trop de temps à suivre d’autres photographes, particulièrement sur les réseaux sociaux. Découvrez plutôt leur travail dans leurs livres ou sur leurs propres sites. Comparer votre propre travail à celui de photographes qui disposent de meilleures ressources financières que vous, ou d’une plus grande expérience, peut créer des sentiments négatifs. Nous ne partons pas tous du même point, et nous sommes un certain nombre à devoir travailler un peu plus pour réussir. Ne vous plaignez pas, cela n’aide en rien. Contentez-vous de continuer, sans vous laisser distraire par les projets que d’autres photographes sont capables de réaliser parce qu’ils ont plus de vitamine B ou plus d’argent et dont vous-même n’oseriez même pas rêver. Rêver, c’est bien et c’est important. Mais travailler c’est encore mieux ! C’est la seule façon d’atteindre ses objectifs, ne serait-ce que par étapes. Il y a quelques années, je n’aurais jamais pu imaginer être sur la route 20 semaines dans l’année, ce qui va pourtant être le cas en 2022, que j’organiserais des voyages, que j’écrirais dans des magazines ou que je travaillerais avec des partenaires. Vous arriverez là où vous le désirez en aimant profondément ce que vous ai faites et ce que vous voulez montrer au monde.

 
 

A propos de l'auteur – Nicolas Alexander

 

Nicolas Alexandre Otto (*1987) prend des images depuis 15 ans. Depuis 2016, il enseigne la photographie et le post-traitement dans plusieurs structures publiques et privées.

 

Il écrit pour différents magazines spécialisés, et son travail a été présenté dans le cadre de plusieurs expositions internationales. Il photographie dans les zones qui présentent une tension entre paysages sauvages et jungles urbaines, entre l’Humain et la nature. Sa soif de nouvelles expériences est intarissable et le pousse à l’aventure, lui permettant de capturer des moments uniques.

 

Dans un monde toujours plus rapide et plus agité, ces images sont un havre de quiétude pour le spectateur. Qu’il s’agisse d’expositions longues capturées sur le littoral, de photos de nuit prises en montagne, du crépuscule tombant sur un paysage urbain ou de l’aube éclairant la forêt, Alexander veut immortaliser les moments les plus fugaces avec précision et perfectionnisme pour enrichir la vie des autres.

 

Type de photographie : Photographie de paysages

   

Nous avons un dicton ici, en Norvège : il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais vêtements. Je ne sais même plus combien de fois je l’ai entendu lorsque j’étais enfant. À l’époque, le blizzard ou le froid glacial n’étaient pas une raison valable pour ne pas aller à l’école. Tu mets une couche supplémentaire, et c’est parti !

 

Les trajets à pied, au retour de l’école, par les journées d’hiver les plus difficiles, comptent parmi mes meilleurs souvenirs d’enfance. Dans ces températures polaires, le monde paraissait notre terrain de jeu. Le chemin était long pour rentrer chez nous, et traversait souvent des champs et des forêts où nous construisions nos petits châteaux de neige. Le temps passait vite et nous rentrions souvent transis. Mais cela n’avait aucune importance. Nous avions vécu l’aventure.

 

Lorsque je repense à mon enfance, je réalise la chance que j’ai eu de grandir près de la nature, dans une famille qui partait régulièrement en montagne pour randonner, pêcher, skier, camper, etc.

 

L’adoption très jeune de cet état d’esprit selon lequel « Il n’y a pas de mauvais temps » m’a façonné en tant que photographe et que personne. J’ai appris à apprécier les climats les plus difficiles et à voir la beauté dans les moments où la plupart des gens préfèrent rester devant leur cheminée.

 

 

C’est sans doute pour cela que j’ai déménagé de plus en plus au nord au fil du temps, et que j’habite désormais au-dessus du cercle polaire. Un lieu où le soleil ne se lève pas pendant l’hiver et ne se couche pas pendant l’été. Un lieu où, au moment où j’écris ces lignes, le soleil se cache derrière une épaisse couche de nuages de pluie depuis maintenant trois semaines.

 

Pour un photographe de paysages, c’est un climat très intéressant à capturer. La photographie, et l’art en général, implique souvent de sortir de sa zone de confort et de se mettre activement en difficulté. C’est plus gratifiant, non seulement pour soi, en tant que créateur, mais également pour la personne qui visionnera la photo. Les images qui transmettent une histoire tendent à se démarquer. Et les images qui transmettent les meilleures histoires sont souvent celles pour laquelle vous avez dû lutter.

 

C’est l’un des principaux sujets sur lesquels je me concentre lorsque j’enseigne la photographie de paysage. Dès que vous êtes trop à l’aise, votre créativité marque une pause. Tout devient une routine.

 

 

Je vous encourage à aborder un paysage avec l’état d’esprit d’un enfant. Restez curieux. Soyez prêt à l’inconfort.

 

Certaines de mes images préférées ont été réalisées à des moments où j’aurais très largement préféré être sur mon canapé, avec une tasse de chocolat chaud et un bon film plutôt que de sortir affronter le froid, la pluie battante ou le blizzard.

 

L’image ci-dessous en est une bonne illustration. Elle a été capturée début juin, dans un lieu isolé des îles Lofoten. La température était d’environ 0°C, et un mélange de neige et de pluie tombait, nous mouillant jusqu’aux os. Mais nous avons voulu poursuivre notre marche. Nous planté nos tentes et sommes partis vers une zone où peu de gens sont allés – un lieu éloigné des sentiers et de toute vie humaine. C’est la curiosité et le sens de l’aventure qui nous guidaient. Nous espérions capturer une image qui justifierait tous ces efforts.

 

 

Je me souviens clairement de ce moment : mes jambes fatiguaient, mes pieds étaient trempés et mon moral commençait à baisser. Tout cela paraissait très compliqué, avec le risque de ne rien obtenir, à part un coup de froid. Je me suis assis et j’ai pris une minute pour observer les environs. C’est alors que l’enfant en moi m’a chuchoté « Et si on allait voir ce qu’il y a derrière cette colline ? » C’était exactement ma manière de penser étant enfant. Et il s’avère que des années plus tard, elle reste toujours valide.

 

Que vous soyez photographe, graphiste, artiste numérique ou que vous ayez une autre activité créative, je vous conseille fortement d’approcher votre travail avec cet état d’esprit enfantin. Ne vous limitez pas en cherchant à faire les choses parfaitement. Embrassez votre curiosité et demandez-vous « Et si ? ». Parfois cela paie. Parfois non. Le seul moyen de le savoir est d’essayer.

 

 

Enfin : n’oubliez pas qu’il n’y a pas de mauvais temps : juste de mauvais vêtements.

 
 

A propos de l'auteur – Christian Hoiberg

 

Je m'appelle Christian Holberg et je suis un photographe norvégien spécialisé dans les paysages. La nature et la photographie sont pour moi un moyen de décompresser, et j'aime vous emmener avec moi dans les endroits célèbres ou inconnus que je visite.

 

Je suis actuellement basé aux îles Lofoten, bien connues pour leurs paysages de montagne, que j'aime à explorer et photographier. Lorsque je ne suis pas en train de travailler à un projet personnel ou d'organiser un workshop quelque part dans l'Arctique, je suis devant mon ordinateur pour préparer des contenus éducatifs que je partage avec les lecteurs de CaptureLandscapes.

 

Type de photographie : Photographie de paysages

   

Le photographe de paysages et Friend with Vision David Fieldhouse évoque avec nous le rôle du mouvement dans la photographie – depuis la capture de l’immobilité parfaite d’un moment dans la nature jusqu’au dynamisme effréné d’un paysage urbain.

 


 

En tant que photographe de paysage, je me suis longtemps beaucoup préoccupé de la netteté de mes images, des détails les plus proches du premier plan jusqu’aux sommets lointains. Tout concept impliquant du mouvement m’apparaissait étranger : pour obtenir ce que je désirais, j’avais l’habitude d’attendre que le vent cesse de souffler pour que les branches des arbres restent immobiles, d’augmenter ma vitesse d’obturation pour « fixer » les nuages, etc. Mais lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux paysages urbains, l’immobilité m’a soudain paru inadaptée.

 
 


 

Avec son trafic, ses foules, et même les changements de ses néons publicitaires, une ville offre une dynamique complètement différente de celle qu’on ressent lorsqu’on s’assoit au-dessus d’une vallée, à attendre patiemment que la lumière du soleil atteigne un arbre dans le lointain (arbre sur lequel vous avez soigneusement basé l’ensemble de votre composition).

 

Il existe de nombreuses techniques pour capturer ce rythme effréné. Mais parmi celles que je préfère, particulièrement la nuit, il y a ce que j’appelle « l’exposition modérément longue ». Je ne parle pas d’une minute ou deux, ni même de trente secondes. Tout bouge si vite en ville qu’il ne resterait aucune trace des formes. Or, je veux que le spectateur sache ce qu’il regarde, au-delà d’une simple ligne claire sur une page. Pour cela, la plupart du temps, une ou deux secondes suffisent.

 
 


 

Cette technique, parfois appelée « traînées lumineuses » divise la communauté des photographes. Elle est souvent employée par les amateurs débutants, qui cherchent à comprendre l’effet de la vitesse d’obturation sur l’image finale. Avec l’arrivée des appareils numériques, elle est devenue plus simple, car les résultats s’affichent instantanément sur l’écran LCD du boîtier. Aujourd’hui, cette technique est même possible sur les smartphones. Nous avons donc tendance à en voir de nombreux exemples sur les réseaux sociaux. Certains sont fantastiques, d’autres moins. C’est sans doute pour cela que cette tendance – comme n’importe quelle tendance – est souvent considérée comme une simple mode, et désapprouvée par les puristes.

 
 


 

Je crois qu’utilisées avec parcimonie, les traînées lumineuses peuvent être très amusantes à réaliser. Et c’est ce que 90 % des photographes attendent de leur activité. Hormis le trépied, aucun équipement supplémentaire n’est nécessaire, et les traînées lumineuses peuvent offrir une perspective unique sur un scène. Une fois que vous avez altéré la réalité en arrêtant le temps (ou en le ralentissant), vous pouvez faire ce que vous voulez sur votre image finale.

 
 


 

Peut-être allez-vous modifier ses tons pour la rendre plus cinématographique. Peut-être allez-vous changer toutes les couleurs, ou ajouter du contraste. Vous n’êtes plus obligé de présenter la réalité du paysage au spectateur : vous pouvez désormais utiliser des techniques qui altèrent le réalisme pour montrer une image inaccessible à l’œil humain. Évitez d’utiliser les traînées lumineuses pour rendre plus attrayante une mauvaise composition. Travaillez plutôt à produire une excellente composition qui offre une image statique que vous aimez, puis testez ce qui arrive lorsque vous ajoutez un peu de mouvement avec le passage d’un véhicule et une vitesse d’obturation plus lente. En vous y prenant bien, vous pourrez presque entendre les bruits de la circulation et les sirènes dans le lointain.

 
 

About the Author – Dave Fieldhouse

 

I took up photography towards the end of 2012 and haven’t looked back since. I purchased my first DSLR and undertook an online diploma to learn the basics. Since then I have spent as much time practising, exploring and taking shots. Time is however precious and I find juggling work, family and outings with the camera sometimes tricky, so when I don’t have time to escape up a hill somewhere you will often find me with my nose buried in a photo book or magazine.

   

 

Le printemps a toujours été ma saison préférée. L’abondance emplit les arbres de fleurs, de couleurs, de parfums… Les fleurs éclosent dans chaque prairie et les visages arborent un air de joie. La chaleur est revenue et la nature envahit les paysages, comme chaque année. La neige fond peu à peu – même si elle se maintient chez moi jusqu’à juin – et les lacs se remplissent à nouveau. C’est ainsi que me revient l’envie de photographier les paysages et de me lancer dans de nouveaux projets de sorties pour découvrir de nouveaux lacs alpins. Sans même m’en rendre compte, je suis saisie d’une folle envie de capturer des images sur les pentes immenses des montagnes.

 

 

Sans la moindre sollicitation, je suis prête à sortir de chez moi et à aller profiter de toutes les possibilités qu’offrent la fonte des glaces et les températures plus clémentes. Et en particulier l’escalade ! Si l’hiver permet le ski et l’ascension des glaciers, le plaisir pur de l’escalade, se fait chaque année plus pressant. Et parmi les essentiels pour une bonne journée de photo et d’escalade, on doit compter sur ses amis : pour escalader en cordée, vous avez besoin d’au moins une autre personne qui vous assure. Mais avec trois personnes ou plus, la tâche est encore plus facile, et vous avez un sujet à photographier lors de l’ascension. Dans les dernières heures de la journées, vous pouvez explorer de nouveaux endroits et utiliser la lumière chaude pour créer des images fantastiques.

 

Pour ce type de photos, je vous conseille d’avoir une bonne relation avec vos amis / modèles, afin de pouvoir les positionner dans des endroits qui offriront de belles compositions, ou même de planifier les lieux à l’avance. C’est une bonne pratique à appliquer à toutes les photos de paysage que vous prenez au cours de l’année. Essayez de toujours étudier l’endroit et la lumière, et de déterminer les lieux où le sujet se démarquerait de son environnement.

 

 

J’ai par exemple organisé, il y a deux ans, une randonnée autour d’un lac dans ma région. Je savais qu’elle m’offrirait des clichés incroyables, car la fonte des abondantes neiges de montagne avaient formé un plan d’eau dans lequel les Dolomites se refléteraient. Nous avons également prévu la sortie pour qu’elle coïncide avec la pleine lune. Dès que le soleil s’est couché, tout était là : les premières étoiles, la lune qui se lève… Nous avons utilisé une petite radio pour communiquer avec le sujet : « Ne bouge pas pendant deux secondes…3, 2, 1… C’est bon ! » Les clichés capturés étaient incroyables. Une autre fois, nous avons profité d’une lumineuse journée de printemps pour visiter un petit lac niché au cœur des Dolomites. Après quelques tests, j’ai obtenu une belle image du reflet de la montagne dans le lac, et ce malgré l’intensité de la lumière.

 

 

Bien entendu, vous pouvez toujours obtenir de superbes photos sans tout planifier minutieusement. Beaucoup d’images de mon portfolio ont été décidées à la dernière minute, en cherchant un nouveau point de vue lors de notre randonnée. Comme vous êtes dans des lieux imposants et majestueux, vous devez photographier en variant les perspectives autant que possible ; vous pouvez par exemple comparer le sujet aux montagnes ou à d’autres éléments.

 

Lors d’une sortie avec un groupe d’amis, j’ai soudain réalisé que le soleil était sur le point de se coucher derrière les pics, laissant une petite tâche de lumière sur le pré. Je n’avais pas le temps de leur demander de marcher le long du sentier mal balisé. Mais le résultat est là : une photo improvisée mais réussie.

 

 

Ma photo « On the Edge » est un autre exemple de cliché où j’ai voulu mettre le sujet en situation d’infériorité par rapport au paysage. Nous rentrions après une longue journée quand j’ai remarqué cette tour isolée, avec ce magnifique coucher de soleil en arrière-plan. Nous avons donc positionné le modèle sur le bord du rocher. Sous ses pieds se trouvait un ravin de 300 m. C’est là qu’elle s’est positionnée pour admirer le crépuscule.

 

Avec l’arrivée du printemps, je conseille à tout un chacun de sortir et de prendre autant de photos que possible. L’année n’est malheureusement pas adaptée au voyage… Mais essayez malgré tout de visiter votre région et de profiter de toutes les possibilités photographiques que vous apporte le printemps !

 
 

About the Author – Camilla Pizzini

 

 

Camilla Pizzini est née en 1996 à Rovereto dans le Trentin-Haut-Adige, Italie. Depuis l'enfance, elle est amoureuse de la photographie. Elle a obtenu une licence de design à l'Université libre de Bozen-Bolzano qui lui a permis d'étendre ses connaissances en communication visuelle et en art contemporain. /p>  

Elle travaille depuis comme photographe sur des commandes commerciales (entreprises, événementiel, portrait, sport et nature) et sur ses projets personnels.

 

Elle tire son inspiration des grands espaces, de la montagne et de ses activités sportives.

 

Type de photographie : Nature, paysages, sport

 

 

Alors que l’hiver se termine et que naît le printemps, 2021 ne semble toujours pas vouloir nous rendre la liberté que nous attendons. Les deux premiers mois de cette année ont été aussi déroutants et pénibles que l’année 2020. Malgré cela – ou peut-être grâce à cela – j’ai voulu jeter un regard optimiste sur le secteur de la mode et identifier quelques motifs d’espoir de mon point de vue de photographe pour laquelle l’éthique est une préoccupation centrale.

 

 

Ces deux dernières années, j’ai cherché à mieux comprendre l’urgence climatique en me centrant particulièrement sur l’impact du secteur de la mode et sur mon rôle de photographe. Je dois l’admettre : le processus a été douloureux. J’y ai découvert les déchets textiles, les décharges sauvages, les sécheresses, les colorants toxiques et les salaires ridiculement bas des ouvriers. On peut y ajouter le manque de transparence sur tous ces vêtements qui sont transportés à travers le monde pour de minuscules retouches avant d’être vendus. Mais je reste pleine d’espoir lorsque je vois certaines des solutions proposées par le secteur.

 

 

La location de vêtement est en hausse. Dans un monde où la surconsommation est un problème majeur (selon Oxfam, rien qu’au Royaume-Uni, 13 millions d’articles sont jetés chaque semaine, soit 336 000 tonnes chaque année), la location peut s’avérer une solution d’avenir. Selon GlobalData, le marché de la location de vêtements au Royaume-Uni devrait représenter 2,3 milliards de livres sterling en 2029, soit une hausse considérable par rapport aux 400 millions de livres de l’année 2019. Le Covid-19 a changé notre façon d’acheter et de consommer la mode. L’incertitude et les changements constants dans nos manières de travailler impliquent que nous investissons parfois dans des vêtements chers sans avoir l’occasion de les porter. Avec la location, il devient possible de ne porter une pièce qu’une seule fois, sans pour autant devoir se sentir coupable. La location de vêtement nous permet d’accéder à l’excitation et à la nouveauté dont se nourrit la mode sans pour autant nuire à la planète. C’est valable autant pour les consommateurs que pour les fabricants : ces derniers n’ont pas besoin de produire autant de produits, et les consommateurs n’ont pas à payer autant pour une pièce qu’ils ne porteront que très peu. Mais l’économie circulaire dans la mode ne se limite pas cela.

 

 

Le marché de la revente, et particulièrement de la revente de luxe, a lui aussi connu une croissance gigantesque. Selon Vogue Business, cette portion du marché représentera 51 milliards de dollars d’ici 2023. Pour ce qui est des nouveaux vêtements, des marques comme Stella McCartney sont à la pointe du changement et investissent dans les nouvelles technologies pour une production plus propre (en utilisant par exemple la soie de laboratoire ou la réutilisation du cachemire) ; elles réduisent ainsi les déchets et tirent le meilleur parti des matériaux en utilisant les chutes dans de nouveaux vêtements.

 

 

Je suis très encouragée par ces innovations et par les conversations qu’elles suscitent. Les consommateurs exigent plus de transparence et de responsabilité de la part des marques, et examinent de près la provenance de leurs produits. Peut-être le Covid-19 nous a-t-il donné l’occasion de faire une pause, de réfléchir à notre consommation et de nous demander d’où venaient nos vêtements. Mon objectif personnel pour 2021 est de m’impliquer dans la responsabilisation du secteur de la mode en tant que consommatrice et que professionnelle. Depuis 2014, le collectif d’acteurs de la mode Fashion Revolution organise une campagne intitulée « Who Made My Clothes » qui exige la transparence des chaînes d’approvisionnement des grandes marques. Cette campagne est plus importante chaque année.

 

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A propos de l'auteur – Holly McGlynn

 

 

Née à Dublin, la photographe et Friend with Vision Holly McGlynn, est l’une des plus grandes photographes de mode du Royaume-Uni. Holly travaille à Londres, et a été publiée dans des magazines comme Cosmopolitan, Grazia ou Glamour. Elle a également collaboré à des projets pour de grandes marques telles que Fabergé, Chanel, Playboy et Levi’s. La couleur joue un rôle important dans sa façon de re-présenter la féminité et remet en question la manière de montrer les femmes dans le monde de la mode. Dans ce billet de blog, elle évoque son parcours et les ques-tions de représentation dans la mode.

   

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Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Ma toute première découverte de la photo s’est faite un peu par hasard. Quand j’avais 16 ans, mon frère s’est vu offrir un petit appareil bridge à l’occasion de son diplôme. J’ai commencé à jouer avec et à prendre des photos de détails ici et là, dans le jardin, dans la maison… Je suis immédiatement tombée amoureuse des images que je réussissais à créer. La photographie est rapidement devenue une passion. J’ai su que je voulais en faire mon métier. Quelques années plus tard, j’ai commencé à m’organiser des séances photo, et je ne me suis pas arrêtée depuis.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

Je photographie principalement la nature et les paysages. Je considère la nature comme ma seconde maison. J’ai eu la chance de grandir près du site classé UNESCO des Dolomites, et c’est sans doute aussi pour cela que j’aime autant la photo de paysages ! J’essaie de passer autant de temps que possible en forêt. C’est là où je me retrouve. J’adore explorer de nouveaux environnements et partir à l’aventure avec des gens qui partagent la même passion que moi. Dans ma vie professionnelle, je me spécialise dans les photos d’intérieurs, dans l’architecture, et dans la promotion du territoire où je vis.

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

Mon plus grand défi a été la vie de freelance. J’ai dû quitter un poste stable dans une entreprise. Cela a été difficile de faire connaître mon nom, de me construire une clientèle et de développer mon propre style. J’ai encore beaucoup de travail et beaucoup à apprendre, mais j’ai l’impression d’être sur la bonne voie !

 

 

Par qui ou par quoi êtes vous le plus inspiré ?

 

Ma plus grande source d’inspiration est la nature elle-même : elle est belle et puissante, diverse, dynamique. La nature continue de me surprendre par son pouvoir d’expression et l’atmosphère qu’elle crée. Ses couleurs peuvent engendrer des émotions différentes selon le moment de la journée : un crépuscule orange, une aube rouge vif, les lumières chaudes des heures dorées ou les verts éclatants de la mi-journée… Quand on y réfléchit, la nature nous offre un véritable cinéma en plein air : toujours différent, jamais anodin, jamais ennuyeux. C’est tout ce qu’une photographe peut demander !

 

Quelle est votre démarche ? Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

Je prends des photos pour moi, pour créer des souvenirs et communiquer. Quand je photographie un sujet, mon but principal et d’embrasser les émotions du moment et de les transmettre à celles et ceux qui verront l’image, même des années plus tard. Avec mes photos, je cherche à créer une collection de moments magiques qui m’aideront à me souvenir des gens, des endroits, des paysages, du charme et de l’atmosphère créés par la nature. L’équilibre de l’image, avec des lignes claires et harmonieuses, est crucial pour moi. J’essaie de créer des photographies de style minimaliste, pour concentrer l’attention du spectateur sur l’élément qui a retenu mon attention.

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

La photographie est mon métier, et la couleur est donc essentielle. Elle est fondamentale à l’édition : pour moi, une image n’est vraiment terminée que lorsqu’elle reflète les couleurs véritables aussi fidèlement que possible. Lors de mon travail d’édition, j’utilise un ordinateur portable et un ordinateur de bureau. Ils sont tous les deux étalonnés avec un outil comme le SpyderX afin de fournir à mes clients des images fidèles à la réalité.

 

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Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Je ne suis moi-même qu’en début de carrière, mais je conseillerais de continuer à pratiquer et à expérimenter autant que possible, jusqu’à trouver son propre chemin, son style, son créneau.

 

Continuer à essayer, ne jamais abandonner et profiter de ce métier qui est, je crois, le meilleur au monde !

 
 

A propos de l'auteur – Elisa Fedrizzi

 

Elisa Fedrizzi est née en 1995 dans une petite ville du Trentin-Haut-Adige (Italie). Elle se présente souvent par la phrase suivante : « Esprit créatif depuis 1995 ». C'est une personne incroyablement créative, toujours à la recherche de sa prochaine aventure.

 

Après avoir étudié en filière scientifique au lycée, elle a opéré un changement radical pour se consacrer à des sujets plus créatifs. Inscrite à l'Académie des Beaux-Arts de Brescia, elle a obtenu son diplôme après un mémoire de décoration d'intérieur ayant obtenu la plus haute note possible (110 / 110 avec mention). Elle n'a jamais regretté et a profité de chaque occasion pour parfaire sa connaissance de l'art et du design, ce qui l'a amenée à travailler dans différents secteurs : décoration d'intérieur, graphisme, design urbain, webdesign, et plus généralement dans le domaine des arts et de la créativité. C'est cette exposition à des domaines différents qui l'a inspirée et l'a aidée à comprendre les domaines auxquels elle voulait vraiment se consacrer : la photographie, le design graphique et la décoration.

 

Elle a quitté son poste dans un cabinet de décoration d’intérieur en 2019 pour devenir photographe et designeuse freelance. Elle collabore aujourd'hui avec des studios d'architecture et de design sur la création de rendus 3D et de plans en CAO et sur le choix des couleurs et des matériaux, ainsi que sur des prises de vues d'intérieurs dans des résidences privées, des hôtels, des restaurants, etc. Elle exerce ainsi les deux activités qu'elle aime.

   

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Adolescent, j’avais trouvé dans le grenier de mes parents un vieil agrandisseur noir et blanc et du papier photo. J’avais alors acheté un reflex d’occasion et installé une chambre noire. C’est là qu’a débuté ma passion pour la photographie. Elle se poursuit aujourd’hui.

 

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

Après de nombreux détours, j’ai atterri dans la photographie de voyage et le portrait de rue. J’adore le contact avec les gens. Quelques minutes suffisent parfois pour un bon portrait. Mais à d’autres moments, il faut construire la confiance sur plusieurs jours. Le sourire d’une personne âgée est aussi motivant que les visages heureux d’enfants.

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

Je fais partie d’une communauté mondiale de photographes de voyage et je suis régulièrement invité sur des projets de livres, de calendriers et d’expositions. Je veux bien sûr poursuivre et même intensifier cette activité.

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Sans aucun doute : les photographes de l’agence Magnum, Steve McCurry en particulier.

 

 

Quelle est votre démarche ? Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

La photo de voyage et les portraits de rue nécessitent du temps. Il faut trouver des personnes, des visages. Vous devez être sur la route en permanence. Vous devez ensuite rechercher le contact, qui demande beaucoup d’expérience. Bien sûr, il faut s’attendre à des refus et apprendre à les respecter. De petits cadeaux peuvent aider, mais il est tout aussi important d’apprendre quelques phrases dans la langue locale. Il existe des cas particuliers, parmi les peuples isolés, par exemple. Là, un guide est indispensable.

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

La précision des couleurs est particulièrement importante pour les tons chair. Vous pouvez rapidement vous retrouver avec une légère dominante bleue ou verte. Elle n’est pas immédiatement perceptible lorsque vous éditez votre image. Si l’image est publiée et que cette dominante s’avère visible par comparaison aux autres images, il est trop tard. Il est donc très important de prêter une attention particulière à la précision des couleurs et de bien étalonner son moniteur.

 

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

La technologie doit passer au second plan. Une bonne image n’est pas créée par les caractéristiques techniques d’un appareil numérique moderne, et pourtant c’est cet aspect qui est le plus discuté sur les forums spécialisés. Bien sûr, la maîtrise technique est d’une grande aide. Mais ce sont souvent d’autres facteurs qui font qu’une image sort du lot. Chaque genre de photographie a ses propres exigences. Il est donc impossible de donner un conseil général. Il est utile de s’inspirer de modèles. Mais vous devez aussi développer un style propre et reconnaissable.

 
 

A propos de l'auteur – Dietmar Temps

 

Dietmar est diplômé en ingénierie des médias et photo. Ce photographe chevronné bénéficie de plus de 20 ans d'expérience professionnelle dans le secteur des médias. Il vit à Cologne, en Allemagne. Il a effectué ses premier pas professionnels en tant qu'assistant photo en Europe et en Amérique avant d'étudier les technologies photo et médias à l'Université Technique de Cologne. Il concentre aujourd'hui son travail sur la réalisation de projets photo et Internet, avec un accent important mis sur la photo de voyages, les réseaux sociaux et le streaming vidéo.

 

Sur son blog, il raconte les voyages photo qu'il a effectué ces dernières années dans les plus beaux endroits sur Terre. Parmi eux, de nombreux séjours en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.

 

Vous trouverez sur son site des séries de photos, par ailleurs publiées dans des livres des magazines et des blogs de voyage.

   

La planification et l’exécution d’une séance photo peut demander énormément de travail. Il s’agit d’un processus assez similaire à celui que je vis en ce moment même : je suis devant une page blanche sur mon ordinateur, et je sais que je dois la remplir de mots. C’est intimidant ! Mais cela peut ne pas l’être. Chacune des étapes d’une séance peut s’avérer une expérience plaisante et agréable. Vous pouvez toutes les aimer. Il suffit de savoir comment.

 

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Planifier

 

Certaines personnes adorent planifier. D’autres détestent. Personnellement, je dois admettre faire partie de la première catégorie. Je n’aime rien tant que me lancer dans un nouveau journal personnel en début d’année et y noter mes objectifs. Mais peut-être cette simple perspective vous plonge-t-elle dans la terreur, tout dépend de la personne ! Alors, comment apprendre à apprécier le processus de planification ? Qu’il s’agisse d’une séance pour un projet personnel ou pour un client, vous devez vous donner du temps et de l’espace. Je sais bien sûr que ce n’est pas toujours possible : les séances sont parfois décidées à la toute dernière minute. La planification peut s’avérer un travail assez lourd : les éléments à prévoir sont nombreux, et chacun d’entre eux a un impact sur la séance elle-même. Faites une faveur à votre client et à vous-même en vous accordant autant de temps que possible pour préparer calmement chaque aspect de la séance afin que celle-ci se déroule sans problème.

 

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Tout aussi important : identifiez le moment où vous vous concentrez le mieux. Êtes-vous du matin, ou êtes-vous un oiseau de nuit ? Personnellement, je sais que je suis plus productive le matin. C’est donc là que donne la priorité aux tâches qui exigent le plus de concentration. J’accomplis généralement ce qui demande le plus d’énergie tôt le matin. Si on me demande une tâche difficile (préparer un devis pour un projet, par exemple) et que la journée est bien avancée, mon cerveau ne fonctionnera pas comme il le faudra et je terminerai frustrée et agacée. S’il s’agit de la première chose que je fais en me levant le matin, je trouve ça beaucoup plus simple. J’aime aussi que mon bureau soit calme (un aspect sur lequel mon compagnon et moi-même avons dû avoir une sérieuse discussion lorsqu’il a commencé à télétravailler lors du premier confinement !). Je ne suis pas capable d’écouter de la musique ou un podcast pendant que je planifie. Mais peut-être est-ce différent pour vous ! Pensez à ce vous voulez pour votre environnement et faites de votre mieux pour que votre espace de travail soit aussi adapté que possible à vos besoins.

 

La prise de vue

 

Nous aimerions tous que chaque séance soit un moment de joie pure. Mais la réalité est que la vie sur un plateau est parfois très stressante. Il y a cependant des choses à faire pour réduire cette tension. Tout revient à la préparation. Pour que votre séance soit parfaitement détendue, vous devez vous organiser. Je croyais autrefois qu’il me suffisait d’arriver avec une vague idée de ce que je voulais faire, me lancer et produire un travail extraordinaire. J’avais tort. La magie se produit lorsque vous avez pris du temps pour tout planifier à l’avance. Je parle de préparer l’éclairage, de connaître le nombre de clichés à prendre, de penser à votre récit et de vous assurer non seulement d’avoir tous les éléments dont vous pourriez avoir besoin à disposition, mais également que ceux-ci soient bien en ordre. Pour cela, j’aime dessiner des schémas de clichés. Les dessins sont horribles (souvent des bonhommes-bâtons), mais leur aspect a peu d’importance. Ce qui compte, c’est d’avoir pris le temps de réfléchir à l’avance à la composition, aux poses, aux accessoires et à l’éclairage. Quand vient le temps de prendre l’appareil, vous savez exactement quoi faire.

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Je recommande également de vous créer un planning pour la journée, si vous le pouvez. J’ai commencé à le faire il y a environ deux ans, et ça a tout changé pour moi. Je crée une chronologie complète qui inclut le moment où tout le monde doit arriver sur le plateau, celui où le maquillage et la coiffure doivent commencer et finir, et la durée nécessaire à chaque prise de vue. Cela paraît demander beaucoup de travail, mais je peux vous garantir que le jeu en vaut la chandelle. J’envoie mon planning à toutes les personnes impliquées dans la séance. Et je peux vous dire qu’elles m’ont toutes dit à quel point il les aidait ! Autre conseil important : accordez-vous plus de temps que vous pensez n’en avoir besoin. Mieux vaut terminer en avance que dépasser les horaires !

 
 

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Le post-traitement

 

Je dois bien l’avouer : c’est la partie avec laquelle j’ai le plus de mal. En général, je n’aime pas être l’esclave de mon ordinateur pendant des heures et je déteste retoucher la peau. Mais j’ai malgré tout réussi à rendre agréable cet aspect du processus. J’ai appris ce qui fonctionne pour moi, et je suis sûre que vous pouvez le faire vous aussi. Tout d’abord, procurez-vous une bonne chaise de bureau. Si vous devez vous asseoir à un endroit pendant des heures, autant être à l’aise. Et votre dos vous remerciera ! Écoutez de la musique que vous aimez ou un bon podcast (en ce moment, j’écoute The Exposed Negative de Greg Funnell et Tom Barnes). Je sais que certaines personnes aiment regarder des films ou des vidéos Youtube. Cela va un peu loin pour moi… Je n’y arriverais pas ! Mais si c’est ce qui marche pour vous, n’hésitez pas. Enfin, investissez dans vos compétences. Prenez le temps d’apprendre comment fonctionne votre logiciel et d’en comprendre la logique. Lorsque que vous saisissez pleinement le fonctionnement de quelque chose, vous êtes un million de fois plus rapide et rencontrez bien moins de frustrations. Consacrez donc le temps nécessaire à l’apprentissage des outils à votre disposition.

 
 
Modèle : Lindsey Isla

 

Je suis spécialisé dans les concerts et je suis les tournées mondiales d’artistes comme AC/DC, Rammstein ou Genesis, entre autres. Il s’agit évidemment d’une importante source de revenus pour moi. Le Covid-19 a donc eu un impact énorme sur mon activité principale et sur mes recettes. J’ai également dû mettre en pause mon travail de photographe principal sur Princess for One Day, l’une des plus grandes émissions de relooking au monde, en raison des restrictions légales concernant les voyages.

 

 

La plupart de mes workshops ont été annulés et il est très peu probable que de gros concerts soient organisés avant la fin de l’année. J’ai donc dû élargir mon activité en me basant sur le succès de mes conférences, par des sessions de coaching en tête à tête qui me permettent de transmettre mes plus de 40 ans d’expérience aux jeunes talents. Mon objectif est ambitieux : augmenter mes ventes de 25 % dans les 12 prochains mois, malgré le Covid. Et cet objectif concerne les trois prochaines années.

 

 

Fort heureusement, une grande partie de mon modèle économique se base sur la vente d’images. J’ai réussi à développer cet aspect pendant la pandémie. C’est heureux, car la période est restée très calme en termes de contrats. Comme mes workshops ont été annulés, j’ai eu plus de temps pour me concentrer sur de nouveaux sujets et pour reprendre l’idée d’un nouveau portail photo sans équivalent, en collaboration avec d’autres photographes. J’avais auparavant dû me retirer du projet après mon AVC l’année dernière.

 

J’ai exploré de nouvelles technique de post-production et j’ai travaillé sur des sujets entièrement nouveaux que je n’avais jamais eu l’occasion d’explorer, comme la photographie culinaire.

 

 

Mon conseil aux autres photographes en ces temps difficiles : ne baissez pas la tête ! Nous vivons certes des temps compliqués, et d’autres nous attendent encore… Mais continuez à croire en votre travail et à créer les images qui vous rendent heureux ! Utilisez ce temps libre pour réfléchir sur votre art et pour vous remettre à certains projets de post-production. Vous pouvez également le consacrer à éditer certaines de vos anciennes photos. Je recommande aussi à chacun de se former, en photographie ou en business. Essayons de voir le positif au-delà des pires aspects de la pandémie. Nous allons y arriver !

 
 

A propos de l'auteur – Guido Karp

 

Guido Karp est né en Allemagne en 1963. Il est l'un des plus grands noms dans le monde de la photographie de concerts et vit et travaille avec sa femme Nicole à Los Angeles, en Californie. Il a photographié plus de 5000 concerts et réalisé plus de 1000 couvertures d'albums et de DVD pour des artistes comme Robbie Williams, Michael Jackson, AC/DC, les Rolling Stones, Tina Turner, Rammstein, Genesis, etc.

   

Autres articles de Guido Karp

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Enfant, j’aimais me promener sur les plages et visiter les réserves naturelles. J’emportais toujours un appareil photo. Mon lycée disposait d’un labo et mon professeur d’arts plastiques était passionné par la photographie. Il m’a toujours encouragé à poursuivre cette activité et a été, pour moi, une immense source d’inspiration. Il m’autorisait à utiliser la chambre noire lors de mes pauses et à l’heure du déjeuner, et il m’a inscrit à l’épreuve de photographie, qui m’a valu la meilleure note que j’aie jamais eue ! Le portfolio que je m’étais construit était assez solide pour me valoir une place au sein de la prestigieuse école qu’on appelle aujourd’hui The Arts Institute à Bournemouth. J’ai obtenu mon diplôme au début des années 90, avant de travailler dans la photo, dans divers rôles : magasin, studio, labo… Les mariages et les portraits n’étaient certes pas ma passion, mais c’est à cette époque que j’ai acheté mon premier équipement informatique – ordinateur, scanner, imprimante – et que j’ai commencé à restaurer numériquement de vieilles photos (avec la version 2 de Photoshop) et à les imprimer.

 

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

J’ai fini par trouver ma vraie passion lorsque j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à la photo de paysages. C’est à ce moment-là que je suis passé au numérique et que j’ai appris le traitement RAW avec la première version d’Adobe Lightroom. J’ai adoré la liberté et la créativité que me permettait le traitement numérique. Cela m’a rendu plus accro que jamais.

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans votre parcours ?

 

Mon premier véritable accomplissement a été de remporter une catégorie du prix International Garden Photographer of the Year 2012. J’ai ensuite gagné le grand prix Landscape Photographer of the Year en 2015. Ces réussites, et quelques autres depuis, m’ont poussé à continuer. Elles m’ont motivé à former les autres sur tous les aspects de la photographie, du traitement et de l’impression.

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Je suis constamment inspiré par la météo, les paysages et leurs changements. Les variations de couleurs saisonnières me fascinent. Et avec l’émergence des réseaux sociaux, la demande en images est en constante augmentation. Je m’inspire du travail de mes amis ou de parfaits inconnus ; mais il est fondamental pour moi d’avoir mon propre style, ma propre direction.

 

Quelle est votre démarche ? Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

Mon premier objectif est de susciter une réponse émotionnelle grâce à mes images. Je m’efforce de ne pas avoir de formule, et j’aime changer de technique pour m’adapter aux conditions et profiter au mieux de la lumière, du lieu et du moment. Il est très important d’être en empathie avec la scène pour pouvoir la transmettre parfaitement en deux dimensions. J’imprime mon travail. Je prends donc en compte l’aspect que la scène aura sur papier dès la prise de vue. Cela peut avoir une influence sur la composition et la capture.

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

Même à l’époque de mes études en école d’art, j’étais très exigeant en termes de couleurs. J’avais la volonté permanente d’atteindre la perfection. Lorsque je traite des fichiers RAW, la gestion des couleurs revêt une importance particulière. Elle me permet de créer l’ambiance que je désire pour mes images finales. Avec des profils adaptés au papier que j’utilise, je peux épreuver mes images comme je l’entends et éviter de gaspiller de l’encre et du papier.

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Je leur suggérerais tout d’abord d’apprendre les bases. Utilisez le mode manuel de vote appareil et essayez de comprendre la relation entre l’ouverture, la vitesse et l’ISO. Étudiez attentivement les images qui vous ont poussé à prendre un appareil photo. Essayez de repérer ce qui, dans ces images, vous enthousiasme. Est-ce le lieu ? La lumière ? La saison ? La composition ?

 

Identifiez ces éléments et planifiez en conséquence. Utilisez des applications pour déterminer le moment de la journée ou de l’année qui vous permettront de réunir l’ensemble de ces composantes. Plongez-vous dans les prévisions météo, et partez à l’aventure. Même lorsque vous maîtrisez parfaitement l’art de l’édition, une bonne composition et une bonne lumière restent des ingrédients indispensables. Vous vous remercierez plus tard, lorsque vos talents de retouche se seront améliorés et que vous pourrez retravailler sur ces vieilles images.

 

Andy Farrer est Friend with Vision Datacolor. Il utilise un moniteur étalonné par le SpyderX Elite pour traiter ses images.

 
 

A propos de l'auteur – Andy Farrer

 

Andy est un photographe professionnel spécialisé dans les paysages, un formateur en photographie et un spécialiste de l'impression d'art. Il organise des workshops au Royaume-Uni et à l’étranger.

 

Basé sur l'emblématique côte jurassique du Dorset, au Royaume-Uni, Andy a de nombreux paysages à proximité pour se livrer à sa passion : explorer la nature. Il est connu pour ses compositions soigneusement équilibrées et pour son attention délicate aux couleurs et aux tonalités. Il s'efforce de transmettre l'essence même des scènes qu'il photographie, pour que le spectateur puisse se sentir comme s'il avait été avec lui sur place.

 

Andy a gagné le prestigieux titre de Landscape Photographer of the Year en 2015.

 

Type de photographie: Photographie de paysages

   

Autres articles de Andy Farrer

Bio personnelle : Je suis un photographe de paysage vivant dans le magnifique comté de Devon en Angleterre. J’ai cependant grandi dans les Highlands d’Ecosse et c’est là que les graines de ma passion pour le plein air ont pris racine. C’était un endroit idyllique pour grandir, entouré de montagnes et de lacs.

 

Après l’école, j’ai déménagé dans une grande ville et j’ai perdu le contact avec le plein air. Ce n’est que dix ans plus tard que j’ai redécouvert mon amour pour le plein air. J’ai vite découvert que la photographie numérique me permettait de capturer la beauté que je voyais et de la partager avec le monde.

 

Ma passion pour la photographie n’est dépassée que par mon amour du plein air. J’adore être à l’extérieur, et malgré la misère de ces 3 heures du matin, il n’y a parfois rien de mieux que de photographier le début d’une nouvelle journée. Ma passion pour la photographie ne se limite pas à l’appareil photo et je me passionne pour la création d’épreuves et le partage de mes aventures sur ma chaîne YouTube.

 

Type de photographie: Paysages

 

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?
Mon passage à la photographie a été un processus très graduel qui s’est développé au fur et à mesure que je m’intéressais de plus en plus au plein air. Ma première caméra était une simple caméra film que j’utilisais pour documenter mes voyages.

 

 

Quand j’ai commencé à marcher sur les collines et les montagnes des Highlands écossais, j’ai progressé vers mon premier reflex numérique. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à l’art de la photographie. Je voyais tellement de curiosités naturelles étonnantes que je voulais les documenter correctement et les partager avec le monde entier.

 

Il y a environ 5 ans, j’ai décidé que j’allais prendre ma photographie au sérieux et j’ai donc commencé à travailler dur pour affiner mon art. Le travail acharné a porté ses fruits, mais le simple plaisir de capturer de belles images du grand air me pousse encore aujourd’hui à photographier.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?
Je me concentre beaucoup sur la photographie de paysage. Au fil des ans, j’ai été inspiré par de nombreux photographes de paysages et de plein air. Non seulement ils m’ont motivé à explorer le monde naturel, mais aussi à le photographier. J’espère maintenant que ma photographie inspirera d’autres personnes à explorer leur environnement naturel.

 

 

Quelle a été votre plus grande réalisation ou votre plus grand obstacle en cours de route ?

Ma plus grande réussite jusqu’à présent a été d’être placé dans le concours du Photographe écossais de paysage de l’année. J’ai grandi en Écosse et le fait qu’une de mes photographies de paysages écossais figure dans un livre sur le paysage écossais m’a beaucoup plu.

 

WQui et/ou qu’est-ce qui vous inspire le plus ?
La photographie de paysage peut être difficile. Beaucoup de petits matins ou de jours tardifs, mais ce qui m’inspire, c’est l’excitation de tout cela. Vous pouvez vérifier les prévisions météo autant que vous le souhaitez, mais il y a toujours l’élément inconnu qui peut transformer un tournage ennuyeux en quelque chose de spectaculaire. C’est le sentiment que le prochain tournage sera un tournage magique qui m’inspire.

 

Quelle est votre approche ?
Y a-t-il quelque chose en particulier que vous essayez d’accomplir pendant un tournage (par exemple, déclencher certains sentiments, etc.) ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez? Je suis constamment à la recherche d’une bonne lumière. Cela peut prendre plusieurs formes, pas seulement des levers de soleil spectaculaires. Sans une bonne lumière, même les compositions les plus fortes ne donneront pas une bonne photo. La lumière peut vraiment ajouter de la profondeur et du contraste à une photographie de paysage. Je passe presque autant de temps à planifier une séance photo qu’à prendre des photos.

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre flux de travail ?
La couleur a toujours été importante pour moi. Avant même de commencer à publier mon travail, je voulais m’assurer que les couleurs de mes photographies étaient exactes. La précision des couleurs est devenue encore plus importante pour moi maintenant que je fais des tirages et que mes images sont publiées dans des magazines.

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes en début de carrière ?
Entraînez-vous ! Pratiquez votre photographie autant que vous le pouvez. Même si le temps pue, sortez avec votre appareil photo. La photographie est une compétence, et comme toute compétence, vous devez la pratiquer. Lorsqu’on vous présente les conditions idéales pour une photo, vous ne voulez pas essayer de vous rappeler comment utiliser votre appareil photo. Gardez vos compétences pointues.

 

Le Kamchatka – pour les amoureux de la nature, les globe-trotters et les photographes, ce nom sonne comme une mélodie. La péninsule russe est en effet l’un des grandes destinations nostalgiques dans le monde. Le Kamchatka offre parmi les derniers paysages réellement sauvages sur Terre, et n’a rien à envier à d’autres destinations photo comme la Patagonie ou l’Islande. Mais l’endroit reste bien moins populaire, et vous n’avez pas à vous disputer les meilleurs endroits avec des dizaines d’autres photographes. Le Kamtchatka était donc naturellement sur ma liste depuis longtemps.

 

Un avant-poste entre les mondes

 

Lorsqu’on vient d’Europe centrale, le Kamtchatka se trouve à peu près à l’autre bout du monde. 9000 kilomètres, soit environ douze heures de vol et onze fuseaux horaires, séparent la péninsule russe de l’Allemagne. Le Kamchatka se trouve en Extrême-Orient ; avant-poste le plus éloigné de la masse continentale eurasiatique, il se situe entre la mer de Béring, le Pacifique Nord et la mer d’Okhotsk. Au sud, le Japon n’est pas loin, à l’est, il est bordé par l’Alaska. Pendant la guerre froide, le Kamtchatka était le point le plus oriental du rideau de fer. C’est ici que se sont déroulées les seules confrontations directes entre les deux grandes puissances, l’URSS et les Etats-Unis, sur leur propre territoire. Cette situation exposée a fait de la péninsule une zone militaire strictement interdite pendant plus de 50 ans. Seuls quelques citoyens soviétiques sélectionnés étaient autorisés à entrer dans la zone avec un permis spécial. La péninsule du Kamtchatka ne s’est ouverte aux visiteurs que depuis 1990 et le tourisme n’y est encore qu’à ses balbutiements.

 

 

Là où la nature sauvage n’est pas qu’un slogan publicitaire

 

Comme la plupart des visiteurs, nous atteignons la péninsule par l’aéroport d’Elisovo près de Petropavlovsk-Kamchatskiy, la plus grande ville du Kamchatka avec environ 180.000 habitants. Elle est située sur la baie d’Avatcha, l’un des plus grands ports naturels du monde. La ville elle-même est loin d’être idyllique : d’immenses cités préfabriquées délabrées côtoient les statues de Lénine et donnent au paysage un charme un peu morbide qui nous donne l’impression nette d’être revenus à l’époque soviétique. Mais nous ne sommes pas venus pour profiter d’un séjour urbain. À l’horizon, la silhouette immense des montagnes enneigées Avatchinski et Koriakski nous rappellent le but de notre visite.

 

Notre destination : les paysages volcaniques archaïques du Kamtchatka, avec leur aspect naturel encore intact. Et nombreux sont ces paysages : d’une taille de 370 000 km², la péninsule de Sibérie orientale est 5 % plus vaste que l’Allemagne. Seuls 300 000 habitants sont répartis sur son immense territoire, majoritairement dans la capitale de l’île. Vous ne rencontrez donc pas grand monde sur votre route, si ce n’est la faune, la flore et des paysages sauvages.

 

Mode Aventure activé

 

Le véhicule le plus adapté à l’aventure en milieu sauvage est un vieux camion russe KAMAZ. Il s’agit d’un transport militaire reconverti ; avec ses 6 roues motrices et sa traction intégrale, il convient parfaitement aux terrains difficiles du Kamchatka. Il sera notre salon pour les deux prochaines semaines. Notre chauffeur, Andreï, est une sorte de héros local : il est considéré comme l’un des pilotes les plus expérimentés de la péninsule et maîtrise les routes les plus difficiles.

Taïga et toundra

 

L’immensité infinie. Dès le premier jour de notre expédition, nous constatons par nous-mêmes que la réputation du Kamchatka n’est pas qu’un slogan publicitaire pour catalogue de voyage. Sur plus de 700 kilomètres, nous traversons la taïga, paysage typique de Sibérie que l’on trouve également en Alaska ou dans le nord de la Norvège. Nous voyageons sur des pistes de tôle ondulée, dont les lignes droites semblent n’avoir pas de fin. En russe, le mot « taïga » (тайга) désigne une « forêt marécageuse impénétrable ». Et le paysage est à la hauteur de ce nom : des heures entières, nous traversons des lieux magnifiques mais monotones : bouleaux, pins, bouleaux, bouleaux, pins, pins… Cette constante verte a presque un effet hypnotique sur moi. Personne aux alentours, seul un village isolé, parfois, qui semble émerger de nulle part. De temps en temps, notre voyage est interrompu par des troncs d’arbres ou des plantes qui bloquent la route. Lorsque nous descendons du camion et nous enfonçons dans la boue, une foule de moustique assoiffés de sang nous accueillent. Ils sont dans leur environnement naturel. Comme l’ours brun, emblème du Kamchatka. Mais celui-ci n’est pas visible aujourd’hui. Pas encore. Pas encore.

 

Au bout de dix heures, la forêt se fait soudain plus éparse, la végétation plus clairsemée, l’horizon s’ouvre. Nous avons atteint la toundra. Nous atteignons une rivière aux eaux rapides et grises. Andreï manœuvre le camion à travers les flots déchaînés, le véhicule vibre et grince de façon menaçante, comme s’il allait éclater en pièces. Après avoir franchi cet obstacle, nous nous engageons sur une pente abrupte.

 

 

Arrivée sur une autre planète

 

Lorsque nous arrivons enfin au sommet du plateau, nous nous retrouvons presque sur une autre planète. Ces paysages lunaires ont été utilisés par les cosmonautes russes comme terrain d’entraînement pour leurs missions spatiales, et ce n’est pas un hasard. À perte de vue, du sable volcanique parsemé ici et là de formations de mousse d’un vert fluo presque irréel. Au-dessus de nous, de sombres nuages, d’où émergent des sommets enflammés. Nous installons là notre camp de base, au milieu des rafales violentes et de la pluie fine. Nous devons rester attentifs en permanence pour ne pas laisser le vent nous arracher nos toiles de tente. Mais la tempête a un aspect positif : elle chasse les nuages noirs et plus rien ne s’oppose à notre première prise de vue. Le lieu est un véritable paradis pour les photographes de paysage.

 

L’enfer céleste

 

Avec ses plus de 300 volcans – dont 30 sont encore en activité – le Kamchatka est également appelé la « terre du feu et de la glace ». Il s’agit de la zone la plus volcanique du continent eurasien, un véritable enfer céleste, et nous sommes en plein milieu, dans le parc naturel de Klioutchevskoï . Depuis 1996, cette région volcanique, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO avec d’autres zones protégées du Kamtchatka. Son attraction phare est le Klioutchevskoï, qui lui donne son nom : il s’agit du plus haut volcan d’Eurasie avec ses 4835 mètres.

 

Non content d’être l’un des plus hauts volcans du monde, il s’agit également de l’un des plus actifs. En moyenne, il entre en éruption tous les deux ou trois ans. Mais nous profitons en ce moment d’une longue pause, qui nous permet de camper directement sur ses larges flancs. Après un long moment sans le voir, caché par d’épaisses couches de brouillard, il nous salue enfin par un matin radieux, entouré de nuages qui nous semblent être des OVNI. Mais nous découvrons également certains de ses 11 frères et sœurs volcaniques, parmi lesquels le Tolbatchik ou le Kamen.

 

On estime que la région n’a que 5000 ans. Au point de vue géologique, elle est encore dans l’enfance et est donc très active. Elle connaît régulièrement des éruptions, des coulées de lave et des tremblements de terre, et son paysage étrange se trouve constamment remodelé. La nature crée et détruit, offrant une infinie variété de motifs à même d’inspirer les photographes de paysages.

 

Nous découvrons les terres brûlées et les forêts mortes, nous nous émerveillons devant les innombrables cheminées volcaniques qui brillent avec leurs couleurs incroyables. Les cônes volcaniques couverts de neige paraissent presque peints par un artiste, avec leurs formes triangulaires parfaites, et sont encadrés par une toundra verdoyante et ondulée.

 

Nous profitons aussi d’un tête-à-tête avec le monde souterrain. Le sous-sol du Kamchatka a en effet beaucoup à offrir au photographe : grottes de lave aux formes étranges, façonnées par le magma liquide des dernières éruptions ; grottes de glace bleues, scintillantes et ruisselantes sous les volcans glaciaires. Ces lieux sont idéaux et offrent nos photos une touche spéciale, comme une peinture légère.

 

Nous rencontrons aussi la faune, encore et encore. Les écureuils sont partout et nous enchantent de leurs pitreries. Ici et là, une marmotte siffle depuis son terrier. Et enfin, nous rencontrons la star du Kamchatka: l’ours brun de Sibérie que nous rencontrons plusieurs fois, à une distance convenable, fort heureusement.

 

 

Moutnovski et Goreli

 

Au bout de quelques jours, nous nous rendons dans une autre région du sud du Kamchatka. Encore une fois, nous parcourons des centaines de kilomètres à travers la taïga infinie. Mais cela vaut la peine : randonner sur le volcan Moutnovski est un incontournable pour un voyage au Kamchatka. La zone est très active, et tout y siffle et y fume. Le sentier sillonne à travers les coulées de lave et des champs de neige jusqu’au pied de ce volcan de 2323 m.

 

Nous entrons dans le cratère par un passage étroit dans sa paroi. Depuis les abords du glacier, d’énormes colonnes de vapeur d’eau s’élèvent dans le ciel subarctique. Un peu plus loin, dans un monde façonné par le feu et la glace, le chemin nous conduit à travers les fumerolles vers des mares acides colorées par les dépôts de soufre vert toxique et des volcans de boue bouillonnants. La randonnée se termine au bord du lac le plus éloigné, dont les eaux rendues turquoises par l’acide sulfurique sont encadrées de parois colorées et d’où partent les pentes d’un glacier. Nous passons de l’autre côté et escaladons des hauteurs vertigineuses à l’aide de corde pour aller découvrir le cratère fumant. Enfin, au coucher du soleil, nous visitons un canyon dans lequel tombe une chute d’eau de 200 mètres de hauteur.

 

Après une courte nuit , nous avons prévu de gravir le Goreli, à une vallée de là. À 2 heures du matin, noter réveil hurle impitoyablement à travers l’étendue sauvage. La nuit est noire, le brouillard est partout, il fait terriblement froid et je titube de fatigue. Les conditions ne sont exactement idéales pour monter le sentier raide jusqu’au cratère situé à 1900 m d’altitude. Trois heures et plus de mille mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons à temps pour assister au lever soleil au sommet du cratère. Mais, hélas, la brume est omniprésente. Moins de dix minutes plus tard, le brouillard se lève et le soleil se lève comme une boule de feu, entouré d’un immense halo violet. Durant les 30 minutes qui suivent, la lumière change presque à chaque seconde, brûlant les nuages et plongeant le ce paysage montagneux primordial dans des ambiances différentes à chaque instant. L’espace de quelques secondes, les plaques de brouillard révèlent certains cônes volcaniques. Enfin, les premiers rayons du soleil touchent le sol et créent de nouveaux sujets de photo. Un adieu digne de cette belle et étrange terre de feu et de glace.

 

David Köster est Friend with Vision Datacolor. Il utilise un moniteur étalonné par le SpyderX Elite pour traiter ses images.

 
  A propos de l'auteur – David Koester  
David Koester Photography

David Köster est un photographe spécialisé dans les paysages qui vit et travaille en Allemagne. Il est également auteur et formateur. Ses images se veulent l’expression d’une nature sauvage et épique. En utilisant des perspectives spectaculaires, en mettant en valeur l’atmosphère des lieux qu’il photographie et en utilisant une lumière strictement naturelle, David Köster crée des œuvres parfois plus proches de la peinture que de la photographie. Les images artistiques de David lui ont valu un certain nombre de récompenses internationales. Ses œuvres sont régulièrement utilisées par des agences, par des éditeurs et par des institutions du secteur touristique. David est également photojournaliste ; ses photos et articles sont publiés dans le monde entier par des journaux papier ou en ligne. Depuis 2015, il organise aussi des ateliers de formation dédiés à la photographie de paysages. En janvier 2019, son livre consacré à l’art de la photo de paysage a été publié par l’éditeur allemand Humboldt Verlag.

   

Autres articles de David Koester

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Pour moi, l’étincelle s’est réellement allumée lors d’un voyage en Asie du Sud-Est. J’ai ressenti le besoin de documenter cette expérience par l’image. J’ai donc acheté un appareil spécialement pour l’occasion. L’immersion dans les grands espaces et les éléments est un aspect qui m’a toujours attiré, et il continue d’alimenter mon travail photographique aujourd’hui.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

L’océan me fascine, et j’ai une préférence personnelle pour les paysages côtiers. L’océan offre tout : calme et sérénité, puissance et drame… Le littoral a tellement à nous donner !

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

L’un des plus gros défis de ma carrière de photographe est, sans aucun doute, la gestion des embruns. Si vous ne faites pas attention, les embruns peuvent ruiner une image. Et votre matériel avec !

 

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Mon inspiration me vient essentiellement de l’océan. Lorsque l’Atlantique nous envoie de violentes tempêtes, le frisson et l’enthousiasme l’emportent largement sur l’appréhension de la bataille contre les éléments. Aucune vague n’est identique à une autre. Chacune est totalement unique ; d’un point de vue photographique, c’est particulièrement intéressant.

 

Quelle est votre démarche ? Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

J’ai souvent une image en tête avant de partir en sur un shooting. Le tout est de mettre en œuvre cette vision dans la réalité. Pour cela, j’utilise souvent un panel large de techniques photos, comme par exemple l’utilisation créative de la vitesse d’obturation. La capture d’un mouvement parfait, qui fonctionne parfaitement dans l’image, est toujours une priorité. Tout le reste est construit autour. Il est également très important d’identifier une bonne perspective sur la vague. Le conseil le plus utile que je puisse donner à quelqu’un qui souhaiterait photographier des vagues, c’est de passer plus de temps à observer le mouvement de la mer qu’à le photographier. Apprendre comment les vagues interagissent entre elles, et les motifs qu’elles créent. Votre image n’en sera que plus réussie lorsque vous déclencherez.

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

Les fondamentaux de l’équilibre des couleurs sont essentiels en photographie. Ce sont eux qui donnent à l’image l’impact et les teintes nécessaires lors de l’impression finale. Les couleurs sont très importantes. Un système pleinement étalonné permet d’obtenir un point de référence optimal et la certitude que le résultat final correspondra bien aux attentes.

 

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Le marché est saturé d’images fantastiques et il est donc difficile pour un photographe de trouver son propre style. C’est quelque chose qu’on ne peut pas forcer. Mais en se laissant le temps, tout vient naturellement sans même qu’on le réalise. Si vous êtes inspiré par le travail d’un autre photographe, attardez-vous sur les raisons. Examinez ce qui vous plaît dans son œuvre. En identifiant votre propre style, vous aurez un avantage supplémentaire dans un secteur très concurrentiel.

 

Mark Dobson étalonne son moniteur avec un SpyderX Elite.

 
 

A propos de l'auteur – Mark Dobson

 

Basé dans l'extrême sud-ouest des Cornouailles (Royaume-Uni)

 

La photographie est pour moi une carrière et une passion à plein temps. J'ai débuté ma carrière professionnelle en février 2018. Jusqu'à présent, mes images d'océans ont été publiés dans des magazines photographiques nationaux, exposées dans une galerie londonienne et ont été récompensées lors d'un concours national (Coastal View Winner 2019 - Shipwrecked Mariners Ultimate Sea View Awards)

 

Vous me trouverez souvent près de la mer. J'organise également des workshops photographiques sur les côtes de Cornouailles au Royaume-Uni, et dans différentes régions du monde. Je travaille actuellement avec d'autres photographes britanniques spécialisés comme moi dans les paysages marins et je cherche à étendre mes workshops.

 

Genre photographique : Vagues et paysages marins

   

Autres articles de Mark Dobson

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

J’ai toujours été une personne créative. J’écrivais de la musique avant que la photographie ne prenne le dessus sur ma vie. Un membre de ma famille m’a fait connaître les drones. La première fois que je l’ai vu voler et voir les perspectives que vous pouvez capturer, j’étais accro ! Je savais qu’il m’en fallait un pour étancher ma soif de création ! Et je n’ai pas été déçu !

 

Sandrush

 

Pensez-vous que le surfeur sait qu’il est sur le point d’être dévoré par un énorme nuage de sable ? C’est ce que j’aime dans la perspective “top down” d’un drone, voir le monde d’une manière que l’on ne verrait pas du sol. Les couleurs, les formes et les textures de la mer d’ici ne semblent jamais décevoir.

 

Le sable a été soulevé du fond de la mer par une vague qui a laissé cet énorme nuage de sable en forme d’hippocampe. Je suis sûr que l’internaute n’est pas conscient de sa présence, non pas qu’il pourrait faire du mal bien sûr, mais plus au point de créer une image assez fascinante !

 

Regarder le nuage de sable grandir et prendre forme juste après le passage de la vague a été assez spectaculaire. Cette image se résumait surtout à la patience et au timing. Je voulais vraiment réaliser cette séparation entre la mer, le surfeur et le nuage de sable. Si la photo avait été prise trop tôt, le nuage de sable n’aurait pas eu l’air aussi grand et n’aurait pas eu la même forme. Si le tir était pris trop tard, le surfeur aurait été submergé par le nuage, ce qui aurait défait le but de ce que j’essayais d’atteindre.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

Je pense que ce qui me motive le plus dans la photographie aérienne, ce sont les perspectives que vous pouvez saisir et la liberté qui en découle. Il y a déjà un énorme sentiment de liberté sur la côte, mais l’utilisation d’un drone pour l’explorer ne fait que rendre la sensation beaucoup plus intense. J’ai aussi l’impression d’être beaucoup plus créative. Capturer des images et des angles que vous ne voyez pas dans la vie de tous les jours.
Je suis un grand fan des paysages marins et de la diversité de la mer d’un point de vue “top down”.

 

Je trouve ça excitant, de sortir et de ne pas savoir quels clichés abstraits cool vous pouvez rencontrer. Il n’y a pas deux jours pareils et il y a toujours un bijou à trouver.

 

Quelle a été votre plus grande réalisation ou votre plus grand obstacle en cours de route ?

 

Obtenir ma PFCO (permission pour les opérations commerciales) a été une grande réussite pour moi car cela m’a permis de vendre mes images et de travailler commercialement avec le drone.

 

Pour être honnête, j’ai l’impression que tout mon voyage a été une grande réussite pour moi jusqu’à présent. J’ai l’impression d’avoir fait beaucoup de chemin en peu de temps. Si vous m’aviez dit il y a deux ans que je devais vendre mon travail, exposer des images dans des galeries et travailler aux côtés de grandes marques, je ne vous aurais jamais cru. Bien sûr, le voyage ne s’est pas déroulé sans heurts, mais il s’est aussi déroulé sous le signe de l’apprentissage.

 

St ives

 

St Ives est probablement pour moi l’un des plus beaux endroits de Cornwall. Avec son port pittoresque, ses bâtiments excentriques et ses plages magnifiques, il y a tant de possibilités de prendre des photos.

 

Je voulais montrer à quel point St Ives peut être colorée parce que lorsque le soleil se couche ici, les couleurs deviennent vraiment si riches et vibrantes, on ne peut s’empêcher de se sentir comme une abeille, hypnotisée et attirée par les fleurs les plus belles.

 

Bien sûr, de beaux couchers de soleil ne se produisent pas ici le soir même (malheureusement)….. Alors, essayer d’imaginer quelles seront les conditions et prier pour que dame nature vous donne une bonne main n’est qu’une petite partie de ce que je veux dire.

 

La chose la plus importante pour moi pour les paysages aériens est un bon éclairage, puis une fois que je suis satisfait d’une composition, j’essaie de laisser le paysage raconter le reste de l’histoire… J’ai utilisé un filtre Polarpro Gradient pour bloquer une partie de la lumière du ciel afin d’obtenir une image moins contrastée et plus plate. De cette façon, je savais que je n’obtiendrais pas autant de bruit lorsque je faisais apparaître les ombres au premier plan.

 

Tidal Pools

 

Bassins à marée sur les bancs de sable de l’estuaire de Camel. À mesure que la marée se retire, un immense banc de sable devient visible au milieu de l’estuaire. Le sable est sculpté et façonné par les marées et laisse ces mares d’eau de mer plutôt exotiques.

 

Comme la marée se retire, les bateaux peuvent être laissés en rade ici avec de ” vieilles histoires ” de gens vus sur le sable en train de nettoyer les bateaux alors qu’en fait, ils étaient pris par la marée montante et n’avaient rien de mieux à faire jusqu’à ce que la marée revienne pour renflouer leur bateau.

 

Qui et/ou qu’est-ce qui vous inspire le plus ?

 

Il y a certainement d’autres photographes qui m’inspirent à être créatif, mais je pense que c’est moi qui m’inspire le plus en essayant de m’améliorer et de devenir meilleur qu’hier. Je suis aussi très inspiré par mon environnement. L’océan est un endroit étonnant, comment n’importe qui pourrait être près de lui et ne pas se sentir inspiré, je ne sais jamais.

 

Quelle est votre approche ? Y a-t-il quelque chose en particulier que vous essayez d’accomplir pendant un tournage (par exemple, déclencher certains sentiments, etc.) ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

Pour moi, cela dépend vraiment du jour. Je prends principalement des images côtières pour qu’un jour la mer puisse être plate et calme, un autre jour elle puisse être rude et énorme. J’essaie juste d’improviser sur ce qui existe déjà.

 

S’il y a beaucoup d’eau qui circule, je peux essayer de capturer une exposition de 1 à 3 secondes et me concentrer sur l’énergie et le mouvement de la mer. Par une journée calme, je suis plus enclin à adopter une approche paysagère et à me concentrer davantage sur la région environnante. Parfois, je peux me présenter à un endroit avec un plan précis en tête pour découvrir que ça ne va pas marcher comme je l’avais prévu ou que je pourrais trouver un plan beaucoup plus intéressant. Je pense qu’il y a beaucoup de facteurs qui entrent en jeu quand on prend une photo, le temps, l’heure de la journée, la marée montante, la taille des vagues ou la houle, pour n’en nommer que quelques-uns.

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre flux de travail ?

 

Je vends mes images et j’expose mon travail dans des galeries afin de bien comprendre l’importance de la précision des couleurs. Il n’y a rien de pire que de se présenter pour faire imprimer une image afin de découvrir que les couleurs sont complètement différentes ou que le contraste n’est tout simplement pas bon. Vous pouvez économiser beaucoup de temps et d’efforts en faisant calibrer votre écran dès le début.

 

Tidal Islands

 

La marée basse sur l’estuaire de Camel offre des vues abstraites étonnantes d’en haut. Au fur et à mesure que l’eau se retire avec la marée descendante, les bancs de sable au milieu de l’estuaire commencent lentement à se révéler. Les motifs et la texture du sable nouvellement émergé peuvent vraiment donner une image quelque peu surréaliste. Je pense que le bateau ajoute une belle échelle ici et peut-être vous laisse vous demander si c’est un endroit que vous pouvez vraiment explorer à pied ?

 

Bien que la composition soit très simple, j’ai vraiment l’impression qu’elle fonctionne bien avec cette image. La lumière en haut de l’image vous attire vers l’intérieur et le sable agit comme une ligne d’attaque qui attire lentement vos yeux vers les ombres en bas de l’image.

 

Seascape

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes en début de carrière ?

 

N’ayez pas peur d’être différent. Si vous voulez vraiment que votre travail se démarque, alors suivre la foule ne suffira peut-être pas.

 

En même temps, vous avez besoin d’apprécier ce que vous faites. Trouvez un style qui vous plaît et réfléchissez lentement à des façons de le rendre différent ou unique. Cela ne se produira pas du jour au lendemain et vous aurez quelques échecs en cours de route, mais il s’agit d’apprendre de vos erreurs et de vous efforcer de vous améliorer. Plus que tout… Profitez du voyage.

 

Warrens calibre son moniteur avec le Spyder X Elite

 
 

A propos de l'auteur – Matt Warren

 

Je suis un photographe professionnel de drone et artiste visuel basé à Cornwall au Royaume-Uni. Je passe la majeure partie de mon temps à explorer son vaste littoral et à trouver des perspectives uniques pour le saisir. Je suis vraiment amoureux de l'océan et je pense que c'est un sujet étonnant à capturer d'en haut.

 

Le littoral de Cornwall peut être très spectaculaire et avec ses changements constants de temps, cela signifie qu'il n'y a pas deux jours pareils.

 

Mon imagerie est vibrante et souvent onirique. Pour moi, capturer l'image n'est qu'un début, la plupart du travail se fait à l'étape du montage où j'essaie vraiment de donner vie à l'image et de lui donner une touche personnelle.

 

J'offre des tirages à l'achat et mon travail est exposé dans de nombreuses galeries locales. Je fais aussi beaucoup de travail aérien commercial pour d'autres marques/entreprises.

 

Type de Photography: Drone Photographie/Vidéographie

   

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Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

J’ai commencé à prendre des photos avec un reflex numérique en 2013, à la naissance de ma première fille. Comme beaucoup de pères, je voulais documenter l’agrandissement de ma famille. Ma femme a étudié l’art, elle a un œil très averti, et j’ai la chance d’avoir à mes côtés quelqu’un qui peut m’offrir des critiques constructives et honnêtes. À mes débuts, j’étudiais et pratiquais la photographie en autodidacte chaque jour.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

En 2015, j’ai fait la rencontre deux apprentis photographes qui m’ont transmis leur passion de la photo d’architecture. En m’inspirant d’eux, j’ai appris à être attentif à la symétrie, aux lignes et à la composition. Je vis à Londres, où nous disposons de nombreux genres architecturaux. Il n’est pas rare d’y trouver un joyau classique au milieu des gratte-ciel. C’est à Londres que je dois ma passion pour ce genre.

 

'Anvil' Cathédrale de Southwark, Londres. La cathédrale de Southwark est l'un des joyaux classiques de Londres. Cette photo a été prise lors d'une soirée où l'édifice était éclairé aux chandelles. Ce genre d'événement est très rare. Il s'agit d'opportunités uniques de voir un espace sous une lumière radicalement différente ; mais c'est également une scène très difficile à photographier, mêlant les lumières très vives aux ombres profondes.

'Caelestis' Grundtvigs Kirke, Copenhague. Cette église danoise est relativement récente, mais elle suit les principes architecturaux gothiques. La famille de l'architecte a mis trois générations à l'achever. La Grundvigs Kirke est souvent représentée en journée, avec son atmosphère paisible et sereine. Mais l'addition de lumières artificielles apporte une touche de complexité supplémentaire à la scène. L'un des aspects que je préfère dans l'architecture intérieure est l'harmonie entre la lumière du jour et la lumière ambiante.

'Chessboard', cathédrale Saint-Paul, Londres. La cathédrale Saint-Paul est l'un des plus beaux joyaux de l'architecture classique à Londres. C'est le chef d'œuvre de Christopher Wren. Ma série sur Saint-Paul comprend trois parties. Chaque section de la cathédrale a son propre style, mais l'ensemble est parfaitement harmonisé. Les lustres éclairent l'espace de façon uniforme tout au long de la nef, et l'absence d'ombres profondes crée une scène minimaliste et élégante.

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

L’un des défis les plus importants est de photographier des espaces totalement vides. C’est bien souvent le plus difficile. Pour obtenir des conditions optimales, j’essaie de planifier mes visites : je choisis les jours les plus calmes et je me lève tôt pour être la première personne sur les lieux. À Londres, il peut s’avérer difficile de photographier les espaces intérieurs, car bien souvent les trépieds sont interdits. Mais d’un autre côté, mes nombreux shootings à Londres m’ont entraîné à maintenir fermement mon appareil lors des expositions longues !

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Je cherche régulièrement l’inspiration dans les tableaux, les films ou les jeux. Je joue depuis très longtemps, et je crois que ce medium a plus inspiré ma pratique que n’importe quel autre.

 

Quelle est votre démarche ?

 

Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

Mon travail est au croisement du réalisme et de la fantaisie. Certains bâtiments, comme les cathédrales ou les opéras, rappellent souvent notre histoire. Intrinsèquement, ils sont intemporels et, à bien des égards, ils viennent d’un autre monde.

 

La photographie panoramique verticale (vertorama) permet d’observer un espace tri-dimensionnel dans son entièreté et nous offre une perspective qui dépasse les capacités de l’œil humain. Elle nous éloigne de la réalité, joue avec nos perceptions des formes et engendre une sensation d’autre monde.

 

Avec mes photographies, je cherche à transmettre des fragments de fantaisie et à encourager le spectateur à sortir de la réalité l’espace d’un instant.

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

J’ai l’habitude d’imprimer mon travail. La précision des couleurs est donc très importante pour moi et je dois disposer d’un écran capable rendre les couleurs de façon correcte. Les différences tonales les plus subtiles peuvent changer l’ambiance ou le message d’une image.

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Même si l’essentiel de mon travail est centré sur l’architecture, j’aime beaucoup photographier les paysages urbains et la rue. J’ai appris le panorama en photographiant des paysages. Les techniques qu’on apprend d’autres genres photographiques peuvent s’appliquer n’importe où, et je crois qu’expérimenter différentes formes de photo permet d’évoluer et de rester créatif.

 

Peter étalonne son moniteur avec un SpyderX Elite

 
 

A propos de l'auteur – Peter Li

 

Peter Li est un photographe primé basé à Londres. Ses œuvres architecturales ont reçu la première place dans la catégorie Architecture lors des Epson International Pano Awards 2018, et ont été recommandés lors des Sony World Photography Awards 2018. Son travail a été présenté dans le Times, Time Out London et dans diverses publications d'art et de photographie.

 

Genre photographique : Architecture panoramique

   

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Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Comme beaucoup, en achetant mon premier appareil, en 2012. C’était presque un accident : je voulais seulement un appareil qui fasse de meilleures images que mon téléphone pour photographier mes enfants. Mais ma passion a très vite évolué.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

90 % du temps, je pratique la photo de paysages. Ce qui m’anime, c’est le besoin d’être à l’extérieur, dans la nature, à 5 heures du matin, pour capturer un lever de soleil alors que je suis seul et que le reste du monde est encore endormi. C’est dans ces moments-là que je me sens le plus vivant.

 

Northern Light
Aurore boréale G2 dans le parc national de Lesjärvi, Finlande.

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

Mon plus grand accomplissement a été de pouvoir enseigner et de guider d’autres personnes qui débutent en photographie. Et bien souvent dans des endroits très cools comme l’Islande ou les îles Féroé. Je n’ai pas rencontré d’obstacles majeurs dans mon parcours de photographe, mais je peux dire que si vous voulez vraiment quelque chose, rien ne vous arrêtera. Je ne considère pas pour autant avoir encore réussi ce que je voulais faire.

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

À mes débuts, j’ai été inspiré par d’autres photographes comme Elia Locardi ou Michael Shainblum. Mais ma plus grande source d’inspiration reste le sentiment que j’éprouve lorsque je suis dans la nature.

 

Quelle est votre démarche ?

 

Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?
Je suis toujours à la recherche de sensations, de lumières parfaites. Je veux capturer des moments. Bien souvent, je n’y parviens pas, mais cela fait partie du jeu.

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

J’imprime mes photos. Aussi, la précision des couleurs de mon moniteur est-elle essentielle. Avant d’étalonner mon moniteur pour la première fois avec un Spyder4, je ne comprenais pas réellement l’importance de cet aspect.

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Ne vous comparez pas aux autres, il y aura toujours meilleur que vous. Cela a déjà été dit bien des fois, mais sortez et photographiez, pas d’excuses !

 

Valentino étalonne son moniteur avec un SpyderX Elite.

 
 

A propos de l'auteur – Valentino Valkaj

 

Valentino Valkaj est un photographie et vidéaste publié sur la scène internationale. Co-fondateur d'une agence de voyage spécialisée dans les expédition photos dans les pays nordiques.

 

Photography Type : Paysages / Grands espaces

   

Autres articles de Valentino Valkaj

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Depuis que je suis enfant, l’architecture a une grande influence sur moi. C’est donc naturellement que j’ai été attiré par la photo de bâtiments lorsque j’étais étudiant. J’ai acheté mon premier reflex numérique il y a 10 ans. J’ai commencé par des photos de façades avant d’étendre mon travail à des paysages urbains plus larges.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

Mon intérêt originel pour les bâtiments m’a apporté une base solide. Mais aujourd’hui, je privilégie une photographie plus urbaine, plus concrète. J’adore prendre des images que les autres citadins ne voient pas nécessairement, qu’il s’agisse d’angles pris au ras de la chaussée, de bus en mouvement pris avec un temps de pose rallongé, ou de paysages capturés depuis les toits.

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

L’une des difficultés les plus importantes que j’aie eu à surmonter a été de me démarquer des autres, de tenter de trouver des perspectives uniques dans l’une des villes les plus photographiées au monde.

 

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Aucun individu ne constitue spécifiquement un modèle pour moi. Je tire l’essentiel de mon inspiration du travail d’autres photographes sur Internet ou des personnes que je photographie à Londres.

 

Quelle est votre démarche ? Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

Ces derniers temps, j’essaie d’utiliser mon travail photo pour communiquer le mouvement. Cela peut passer pas des temps d’exposition rallongés ou par des compositions intégrant l’élément humain.

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

Je m’attache beaucoup à transmettre le ton et l’atmosphère de chaque endroit. Lorsque mon moniteur est bien réglé, j’ai la certitude que les couleurs de mes photos seront fidèles à celles du moment de la prise de vue.

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Mon principal conseil serait de persévérer : cette carrière peut demander beaucoup de temps avant de décoller. Essayez d’améliorer votre technique, participez à des workshops et apprenez des meilleurs.

 

Chris utilise un SpyderX Elite pour l’étalonnage de son moniteur.

 
 

A propos de l'auteur – Chris Dalton

 

Chris Dalton est un photographe et architecte professionnel basé à Londres. Il se spécialise dans la photographie de portraits et de paysages urbains, et son travail tend à combiner ces deux disciplines.

 

Autodidacte, Chris a commencé par photographier des bâtiments dans le cadre de ses études d'architecture, avant de passer à un style plus urbain. Ses photos offrent une perspective nouvelle et unique sur la ville de Londres à travers des compositions étonnantes et des paysages urbains époustouflants. Son travail est célébré pour ses couleurs vives, ses symétries parfaites et l'utilisation artistique de longs temps de pose. On peut parfois le croiser allongé sur le sol en train de chercher un angle intéressant sur une plaque d'égout !

 

Chris a vu son travail récompensé par de nombreuses organisations britanniques, dont Time Out, Visit London, The Metro et Transport for London. Il est actuellement ambassadeur Samyang Lenses, Mi Creator pour Xiaomi Studios et organise des workshops à Londres destiné à toutes celles et ceux qui veulent apprendre à utiliser leurs appareils.

 

Genres : Paysage urbain

   

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Comment avez-vous débuté dans la photographie ?
 
C’est pour tromper l’ennui que j’ai commencé à prendre des photos. J’étais débordant de passion et de créativité, mais je n’avais aucun talent manuel. J’étais également attiré par la possibilité de capturer des moments. Lors de ma dernière année en école primaire, j’ai essayé de garder un souvenir de mes vacances d’été en les prenant en photo. » – JB

 

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?
 
Au cours de ma longue carrière, j’ai essayé de pratiquer tous les types de photographie, de la publicité jusqu’à la mode, des nus jusqu’aux paysages. L’école de cinéma m’a également appris à être un photographe « universel ».
Je suis un artiste, un propagateur de la photographie. Je partage mes connaissances avec les autres et, surtout, je voyage. Dans le même temps, j’ai également publié 6 livres sur la photographie, dont plusieurs sont illustrés par mes propres photos. J’ai parcouru le monde bien des fois, j’ai photographié dans les pires conditions possibles, j’ai participé à 14 Dakar et à bien d’autres rallies. J’ai photographié les yachts les plus rapides du monde, je me suis brisé la colonne vertébrale, j’ai dû être opéré à l’œil, j’ai failli perdre mon épaule et la capacité à plier mes jambes. J’ai attrapé la maladie de Lyme, l’amœbose et des giarda lamblia. J’ai été en contact direct avec un scorpion, des fourmis tropicales et un serpent. J’ai laissé des chiens me mordre parce que je les aime trop. J’ai rencontré des centaines de personnes formidables. J’ai été exposé plusieurs fois. J’ai représenté une nouvelle génération d’appareils photo Sony révolutionnaires lors de la Photokina, et j’ai parlé de photographie à de nombreux journalistes du monde entier. J’ai été juré pour de nombreux concours de photographie. Mes yeux indiscrets m’ont conduit en prison dans plusieurs pays. J’ai vendu beaucoup de mes photos de collection (dont une pour 60 000 zlotys), et tous les bénéfices ont servi à aider des personnes dans le besoin. Globalement, je me suis bien amusé.

 

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?
 
Je n’ai pas l’impression d’avoir réalisé quoi que ce soit d’extraordinaire en photographie. Je ne considère pas la photo comme un sport où l’on pourrait gagner des lauriers. C’est ma passion. En ce sens, mon plus grand accomplissement est de continuer de l’aimer. Même après trente ans, la photo ne m’ennuie toujours pas. Alors que j’ai eu bien des passions qui se sont éteintes ou ont été remplacées par d’autres. Mais la photographie est toujours numéro un pour moi.

 

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?
 
« Je suis inspiré par les événements qui m’entourent. La lumière, les gens, les voyages, l’action et la beauté de ce monde. » – JB

 

Quelle est votre démarche ?
 
EN Ma démarche pour…?

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?
 
Pour moi, la couleur est très importante car je suis très sensible et très à l’écoute de mes sens. Je ressens fortement la vie, et la vision est un élément essentiel pour moi. Je vois les couleurs, et c’est également comme ça que je photographie. J’ai une certaine intelligence des couleurs. En utilisant toute la gamme des couleurs qui nous entourent, je peux extraire des images dont les teintes sont très contrôlées. Et vice-versa : je vois parfois des couleurs là où il ne semble pas y en avoir.
C’est pour ça que la reproduction des couleurs m’apparaît cruciale. Elle est comme le viseur d’un tireur d’élite. Il n’y a pas de place pour l’erreur.

 

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?
 
Les images photographiques doivent être construites de façon logique, en créant une composition harmonieuse pas à pas. Vous devez vivre en symbiose avec la technique et utiliser tous les moyens disponibles pour créer votre image. Il vous faut connaître le lien entre la technique et ses effets concrets. C’est ce qu’on appelle une utilisation habile du langage visuel : la lumière, la perspective, la couleur, la profondeur de champ, le mouvement… Comment maîtriser ces éléments ? L’essentiel est de photographier beaucoup et d’analyser les effets de votre travail. Pourquoi une photo est-elle telle qu’elle est ? Pourquoi a-t-elle cet aspect et pas un autre ? Une fois que vous avez trouvé les réponses à ces questions, vous êtes en capacité de prendre des photos de manière plus consciente. Autre élément important : la photo est prise lorsqu’on appuie sur le déclencheur, et pas quand on charge le fichier vers un logiciel d’édition.

 

Jacek utilise des équipements Datacolor tels que le SpyderX Elite pour son flux de travail photographique.

 
  About the Author – Jacek Bonecki  

Né en 1969, Jacek Bonecki se définit comme un photographe universel. Il a également travaillé dans le cinéma, la télévision et le journalisme. Il a collaboré à plusieurs centaines de productions télévisées et a exposés ses photographies dans son pays d'origine et à l'étranger. Il a assuré des cours dans plusieurs écoles de photographie en Pologne. Il organise également des workshops qui connaissent un succès considérable et sont très appréciés des participants. Guidé par sa passion pour le voyage, il a visité plus de 100 pays sur six continents. Il a écrit un certain nombre de livres sur la photographie : Photograpic Traveler, Dakar Stop, Photographer on the Go, How to Photograph with a Smartphone, Smartphone Dizziness et How to Photograph and Film.

   

Articles from Jacek Bonecki

 

La photographie de ballet est un type très spécial de photographie.

 

Souvent, seule une fraction de seconde décide si une image a été prise au bon moment, c’est pourquoi le dialogue et l’interaction entre le danseur et le photographe est particulièrement important.

 

La dynamique du mouvement et l’élégance peuvent être capturés avec de longues robes ou des foulards, mais il est également important d’avoir un système de flash qui a des temps de combustion très courts afin que le mouvement peut être figé et donc, de manière optimale affichée.

 

Les danseurs de ballet ont un énorme contrôle de leur corps et une grande endurance, alors je trouve toujours que travailler avec ces personnes est à la fois créatif et productif.

 

En plus de la consultation et de la préparation de la mise en forme qui ont lieu sur place, les techniques que j’utilise pour l’édition et le traitement sont, bien sûr, importantes pour moi.

 

Pour trouver la bonne balance des blancs, je me fie au Spyder Cube et au Spyder Checkr, que j’utilise avant le tournage. Cela me donne une référence optimale et me permet de construire et de faire correspondre mes autres photos, ce qui rend le flux de travail beaucoup plus facile et me fait gagner beaucoup de temps. Surtout si vous dépendez de la solidité des couleurs (par exemple, pour les prises de vues de collection), vous ne pouvez pas sauter ce point.

 

 

Ce point de processus est également critique si vous travaillez avec plusieurs systèmes de caméras. La définition d’une référence optimale de cette façon crée un ” dénominateur commun ” pour tous vos plans. Cela vous évite de retoucher toutes vos images individuellement, plus tard.

 

Lorsque je prends des photos, j’essaie de tirer le meilleur parti de mon appareil photo et de ma technologie. Pour moi, une bonne photo sur site est la base optimale pour le post-traitement et donc pour un résultat final satisfaisant.

 

Je ne veux pas ‘créer’ une grande image dans le processus de postproduction. Mon but est de prendre une grande photo qui ne sera optimisée que plus tard – pas créée. C’est ce que j’attends de moi-même en tant que photographe, des gens et des lieux que je photographie. Chaque image subit un certain post-traitement, mais il ne s’agit jamais de montages ou d’œuvres composites.

 

Pourquoi SpyderX Capture Pro ? Le nouveau SpyderX Elite est sur le marché depuis quelques mois. J’ai eu la chance de pouvoir le tester. La vitesse à laquelle vous pouvez calibrer votre moniteur est particulièrement étonnante. Par rapport au modèle précédent, il est beaucoup plus rapide, ce qui augmente considérablement la productivité du post-traitement. J’utilise cet appareil pour calibrer mon écran et je dirais que c’est un must absolu. Après avoir calibré mon moniteur, j’utilise SpyderX Capture Pro, qui inclut un équipement de gestion des couleurs pour le calibrage de l’appareil photo, que ce soit l’autofocus, la couleur, ou simplement pour régler correctement le point blanc. Je pense que SpyderX Capture Pro est un excellent logiciel qui contient beaucoup de ce dont j’ai besoin chaque jour.

 

Link: https://spyderx.datacolor.com/fr/shop/

 
 

A propos de l’auteur – Sascha Hüttenhain


 

Sascha Hüttenhain est née dans le sud de la Rhénanie du Nord-Westphalie. C'est là qu'il découvre l'amour de la photographie, l'inspiration et l'expression de ses idées créatives à travers des images artistiques. Il a commencé sa carrière en travaillant avec différents photographes, les accompagnant dans leur travail quotidien jusqu'à ce qu'il décide de se lancer à son compte. Il travaille maintenant en tant que photographe indépendant avec un studio photo à Francfort et à Siegen au service de clients nationaux et internationaux. Le mélange de compréhension technique et de créativité correspond à ses capacités et intérêts personnels. Son style est souvent décrit comme minimaliste, limité à l'essentiel, mais d'une manière si nuancée qu'il capture chaque détail précis, créant des images visuellement riches, mais propres et jamais austère. Son travail se concentre sur le style de vie, la publicité, les gens et la mode, aussi bien sur place qu'en studio.

 

""Des bords durs, des formes délicates - Sascha Hüttenhain aime ces contrastes. Le photographe préfère placer ses modèles entre des éléments structurés en studio ou sur le lieu de tournage. Il incorpore des accessoires dans ses images, mais ces accessoires, comme l'environnement, ne forment que le fond sur lequel les corps de ses modèles se détachent comme des sculptures sculptées dans l'ombre et la lumière. Il attache également une grande importance au modèle qui correspond à son idée : " Je ne prends jamais de photos avec n'importe quel modèle, car chaque personne a un langage à travers son corps et son charisme, que je veux exprimer avec mes photos ".

 

Sascha Hüttenhain suit les règles de la photographie classique avec ses images : peu d'éléments suffisent, rien de dérangeant ne doit distraire les modèles. Ses images captivent par leur extrême clarté, leur brillance et leur netteté. Ils dégagent un érotisme économique et cool, car les modèles semblent inaccessibles, comme les sculptures. Comme vous pouvez le voir ici, un photographe célèbre le corps comme une œuvre d'art".

 

Website: www.huettenhain.com
Email: info@huettenhain.com
Facebook: https://www.facebook.com/huettenhain
Instagram: @saschahuettenhain

 

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Olivia Bossert Photography

Je m’appelle Olivia et je suis photographe de mode, blogueuse et podcasteuse. J’ai grandi à Genève, en Suisse, jusqu’à l’âge de 18 ans avant de partir étudier la photographie de mode à l’université de Falmouth, au Royaume-Uni. J’ai fini par m’installer en Cornouailles et je partage désormais mon temps entre cette région, Londres et la Suisse. Je suis très inspirée par la lumière, le lieu et le sujet de mes photographies. J’ai d’ailleurs tendance à travailler à rebours de la plupart des photographes de mode : je trouve d’abord mon modèle, puis je construis mes concepts autour d’elle. Mon travail est parfois décrit comme frais, calme et romantique. Je suppose que cela reflète assez bien ma personnalité ! En dehors de mon travail pour des marques comme Joules, Crew Clothing, Barbour ou Boden, j’aime beaucoup aider les photographes qui veulent se lancer et développer leur activité comme ils ou elles l’entendent. Je leur apprends à se faire connaître des marques et à se bâtir un portfolio qui leur permettra de décrocher des contrats. Pour cela, j’anime un podcast hebdomadaire, « It Starts With A Click » ainsi qu’un groupe Facebook privé, « Fashion Photography with Olivia Bossert », et j’écris une newsletter chaque semaine.


Les images que vous voyez ici sont issues de travaux exécutés entre la fin 2018 et le milieu de l’année 2019. Après des années à travailler sur des projets romantiques et éthérés, j’ai commencé à m’ennuyer un peu. Je me suis mise à passer plus de temps à Londres et à photographier la ville. Ce changement m’a fait du bien. J’ai aussi commencé à me sentir plus à l’aise avec le travail en studio, et j’ai passé l’essentiel de mon hiver à photographier en utilisant la plus simple des configurations : une fenêtre et un fond. J’ai un attachement particulier à la simplicité, que ce soit sur un plateau, dans mon travail ou dans ma vie en général. Je crois que ces images reflètent bien cet aspect de mon style et de ma personnalité. Avec l’arrivée de l’été, je me sens à nouveau attirée par l’extérieur. Je cherche donc à utiliser ce que j’ai fait durant les six derniers mois à Londres et en studio pour l’appliquer à des environnements naturels. J’ai hâte de voir où cela va m’emmener !