Construire un studio sur le terrain

 

Dans cette deuxième partie, j’aimerais vous raconter comment j’ai conçu une séance publicitaire chez Mario Lopez et sa famille, pour la marque de chaussures DSW. Lorsque je travaille sur une séance en dehors de mon studio, j’essaie de recueillir autant d’informations que possible. J’étudie les lieux, les horaires les plus adaptés, la garde-robe… Toutes les informations qui me permettent de mieux me préparer. J’apporte avec moi un équipement aussi large que possible. Je préfère être suréquipé et ne pas utiliser certains outils que d’en manquer une fois sur place.

 

Mon équipe et moi-même disposions en tout et pour tout de deux heures pour préparer la séance, prendre nos images et remballer. Dans ces circonstances, le travail de préparation permet d’assurer que tout se passe bien le jour J. J’ai reçu un brief complet une semaine avant la séance. Il incluait une description complète de la marque, des informations sur la campagne publicitaire et une liste des images à prendre. Cela m’a aidé à bien comprendre notre objectif. Comme j’avais déjà une idée générale du contexte de la séance, j’ai également pu préparer quelques diagrammes d’éclairage et des mood boards, ainsi que des références de poses pour Mario, sa femme et leurs trois enfants. Ces aspects se sont révélés cruciaux dans le succès de la séance.

 

Premier élément à prendre en compte : la position du soleil. L’horaire prévu était 10 h du matin, une heure généralement très ensoleillée en Californie. J’ai fait des repérages sur place pour trouver les meilleures conditions d’éclairage possibles, et j’ai pris quelques notes sur les arrière-plans envisageables. Toutes les images devaient inclure cinq personnes, j’avais donc besoin de beaucoup d’espace pour installer mon matériel d’éclairage et permettre à tous les participants de se sentir à l’aise.

 

 

J’ai tout d’abord décidé d’utiliser l’entrée du jardin, avec ses cinq marches et la colline au fond. Ces marches ont de jolies décorations en céramique, et sont donc très photogéniques. J’en ai profité pour demander à tous les membres de la famille de se mettre à des niveaux différents, en restant proches les uns des autres. J’ai également pu profiter des arbres qui bloquaient la lumière. J’ai commencé par installer un panneau diffuseur de 7 pouces sur 7, avec un matériau 1 stop. Cela m’a aidé à éliminer les lumières les plus dures et les ombres projetées par le feuillage des arbres lors de l’installation de mon studio extérieur et j’ai pu installer mes éclairages auxiliaires sans avoir à me soucier de lumières parasites. Mon objectif était de mettre en place un éclairage suffisamment ample pour permettre à la famille de se déplacer sans sortir de la zone éclairée. Les chaussures devaient également être mises en valeur de manière uniforme sur chacune des personnes à l’image. Pour l’éclairage principal, j’ai choisi un parapluie 7 pieds à doublure argentée. Cela m’a permis de profiter d’une lumière dynamique qui offrait un aspect plus commercial à la scène. J’ai placé la source assez haut, sur une perche, pour profiter d’une bonne répartition lumineuse. Et pour réduire les contrastes j’ai utilisé une softbox 24 x 36 avec un diffuseur, directement placée sous l’appareil, que j’ai orientée très légèrement vers le haut. Sa proximité m’a permis de régler la lumière et de réduire le contraste lorsque cela était nécessaire.

 

ASTUCE : Après la mise en place de l’éclairage, nous avons effectué des tests en capturant des images envoyées directement sur l’ordinateur. Une séance comme celle-ci ne laisse aucune place à l’erreur, et tous les ajustements doivent être effectués immédiatement. Nous nous sommes installés à l’ombre et j’ai étalonné mon moniteur en fonction de l’environnement. Ce processus ne m’a demandé qu’un peu plus de 2 minutes, et j’ai eu la certitude que ce que je voyais était parfaitement exact. Cet aspect était d’autant plus important que le directeur artistique et le manager visionnaient les images en temps réel.

 

 

Après un changement rapide de vêtements et, bien sûr, de chaussures, nous étions prêts pour le deuxième parte de la séance. J’avais opté là aussi pour des images de la famille réunie : le père et la mère, la mère et les enfants, et le père et les enfants. Dans cette nouvelle configuration, j’ai décidé d’utiliser le même parapluie parabolique de 7 pieds en tant qu’éclairage principal. Plutôt que de recourir à un éclairage secondaire, j’ai choisi un grand réflecteur qui nous a permis de profiter de la même qualité de lumière que pour la première partie de notre session. J’ai également positionné la famille dos au soleil. Celui-ci éclairait ainsi les cheveux et servait de lumière d’accent.

 

Les expositions choisies pour les deux configuration était identiques, ce qui m’a permis de maintenir une cohérence entre les séries d’images. L’exposition finale a été fixée à 1/250 seconde à f/11.

 

 

Photo de la couverture de Bella Magazine

 

Le brief de la séance concernait des images publicitaires pour les chaussures DSW et non la couverture d’un magazine. Ça a donc été une agréable surprise quand l’une des images a été reprise pour Bella Magazine. L’article portait sur Mario Lopez et sur sa magnifique femme Courtney. Il s’agissait de la photo la plus simple de la journée en termes d’éclairage. Mario et Courtney s’étaient positionnés un étage en-dessous de moi, debout sur les carreaux en céramique, entourés par les haies. Ils s’étaient appuyés sur les haies pour s’embrasser, m’offrant un angle intéressant et original depuis le point de vue surélevé que j’avais adopté. Le soleil était haut, légèrement à gauche. J’avais donc placé le grand diffuseur de 7 pieds au-dessus du couple pour adoucir la lumière. Mon assistant tenait un grand parapluie à doublure dorée pour rediriger le soleil et l’utiliser en tant que source lumineuse principale. Cela m’a permis de donner des tons plus chauds à leurs peaux et au sol, comme s’ils profitaient du soleil californien.

 

 

La réussite de cette journée est due en grande partie à la préparation minutieuse dont elle a fait l’objet, et au brief détaillé que nous avions reçu préalablement. Cela nous a permis de nous concentrer sur la liste des images nécessaires et sur les exigences du client. Dans ce contexte, il est très important de garantir des couleurs constantes et précises tout au long du processus, de la capture à l’impression. Tout ce que je photographie se fonde sur des couleurs neutres, sans teinte indésirable, et grâce au Spyder Checkr, je suis sûr de mes couleurs avant chaque changement de scène. Il me suffit de capturer une image test pour établir la balance des blancs de l’appareil ou pour servir de référence lors des futurs ajustements en post-production. En réservant quelques minutes à l’étalonnage avant chaque session, je m’assure de bénéficier d’une représentation fidèle des couleurs quand je prends mes images depuis mon ordinateur portable. J’effectue les retouches finales sur deux iMac 27” qui sont étalonnés avec le SpyderX afin de garantir la cohérence et la précision de mes couleurs, tout au long du processus.

 

 

J’utilise cette méthode dans l’ensemble de mon travail. Elle m’offre toute la confiance dont j’ai besoin et me permet d’être pleinement libre et créatif pour mes clients.

 
  About the Author – Hernan Rodriguez  

Hernan Rodriguez is an International Award-winning professional photographer specializing in commercial photography and portraiture. His unique style is a fusion between art & photography which earned him 25 awards in photography, including the much coveted Black & White Spider award for photographic excellence in fashion photography. Most recent are three Bronze Awards, in the 2012 Aperture Awards for portrait and illustration. His outgoing personality and fresh approach to imagery has allowed Hernan to work with such notable clients such as Guess clothing, Playboy Beverage, Corona, EMI, Sony Record label, and numerous celebrities.

 

When all is said and done, what passion drives Hernan? He states, “I once was told in eighth grade, if you ever have a career you would do for free, you know you have reached the right place. I am passionate about touching people’s lives.”

 

Photography Type: Commercial Portrait Photographer – Specializing in Celebrity Portraiture

   

Articles from Hernan Rodriguez

 
 

Nous vivons dans un monde fait de bleu. Si bleu que nous en avons fait l’un des surnoms de notre planète.

 

L’eau définit notre monde de bien des façons : les océans nous entourent, les rivières parcourent les paysages, les icebergs promènent leurs formes étonnantes dans les régions polaires… La pluie crée la vie et nous permet de vivre. Sans eau, la vie ne pourrait pas exister. Ce liquide est précieux pour tous les être de notre planète. Notre quotidien est forgé par son existence.

 

Toute ma vie, l’océan m’a fasciné et inspiré. Je vis sur un île (la Grande-Bretagne), et la côte n’est donc jamais bien loin, physiquement ou dans mes pensées. Ma mémoire est peuplée de souvenirs d’enfance vécus sur le littoral. Tous ceux et celles qui vivent là connaissent eux aussi ces souvenirs, à la fois distants et présents. Le lien qui nous unit à la mer évoque le bien-être, l’étonnement et parfois même la peur.

 

Du point de vue photographique, j’aborde chaque séance de manière différente en fonction des conditions que m’offre le moment. Dans l’hémisphère nord où je vis, les mois d’hiver nous offrent une ambiance agitée et dramatique, et l’été est plus propice au calme et à la tranquillité. Chaque saison offre des possibilités créatives uniques aux photographes et leur permet de capturer des moments spéciaux. J’ai toujours trouvé que l’eau était une bonne source d’inspiration en photographie. Ses formes et ses textures ont un attrait extraordinaire.

 
 

 
 

J’ai une préférence personnelle pour la photographie de l’eau pendant les tempêtes. Ces conditions sont difficiles pour la photographie, mais les efforts nécessaires sont récompensés par les images produites. La violence du vent et de la pluie peut s’avérer intimidante. Il m’est souvent arrivé d’envisager de revenir sur mes pas pour retrouver le confort et la chaleur de ma maison avant même d’arriver à ma destination. Mais nous sommes entraînés vers l’avant par notre quête de la photo parfaite.

 

J’adore photographier l’eau, tout particulièrement les vagues. Au cours des trois dernières années, c’est devenu presque une addiction. Il m’arrive d’essayer de changer de paysage en allant en forêt. Mais bien souvent, je termine malgré tout sur la côte. Les vagues peuvent être envoutantes, presque hypnotiques.

 

Et une tempête hivernale offre un spectacle incroyable. La plupart des images que vous voyez ici ont été capturées dans ces conditions. En hiver, l’océan Atlantique nord peut avoir une activité frénétique. Des systèmes de basse pression se développement avant d’arriver sur la côte ouest du Royaume-Uni.

 
 

 
 

Il est important de rester à jour de ces prévisions et de suivre l’évolution de ces tempêtes à mesure qu’elles se produisent. C’est cette connaissance qui permet de se rendre à l’endroit idéal lorsque la tempête arrive. L’état du ciel est également important. Les nuages seront-ils sombres ? Les rayons du soleil parviendront-ils à passer ? Ces conditions exercent une influence sur l’apparence de l’eau elle-même. Les jours offrant des éclaircies sont parfaits pour capturer toute la vitalité des couleurs. Les motifs brillants peuvent également être photographiés de manière idéale lorsque le soleil est au rendez-vous. Au contraire, des cieux présentant un aspect dramatique donnent à l’océan une apparence lugubre. Ce sont mes jours préférés pour la photo.

 

La nature a le don de nous attirer et de nous rendre plus humbles. Bien souvent, nous nous perdons dans le moment. La photographie est un outil puissant qui offre de nombreuses possibilités créatives. Sur un appareil, c’est la vitesse d’obturation qui offre l’outil créatif principal Nous pouvons l‘utiliser pour ajouter du flou ou, au contraire, arrêter le mouvement. Il est toujours utile de tester ces deux techniques sur place pour profiter d’une grande diversité de résultats. Si vous photographiez dans des conditions très lumineuses, vous devrez utiliser un filtre pour permettre à votre appareil d’atteindre des vitesses d’obturation plus lentes. Les filtres ND sont idéaux pour cela.

 
 

 
 

Si nous, en tant que photographes, rêvons souvent de conditions parfaites, il arrive souvent que la nature ait d’autres projets… Et il est très facile de d’adopter un état d’esprit négatif lorsque les choses ne fonctionnent pas comme nous l’espérons. Il est important de rester positif et de maintenir le flux créatif. En nous adaptant aux conditions réelles, nous nous ouvrons d’autres opportunités.

 

Voici un exemple concret : bien souvent, la photographie de tempêtes doit s’accommoder des nuages sombres et de pluie. Cela peut poser un problème dans l’utilisation de vitesses rapides : nous n’avons en effet pas beaucoup de lumière. On peut, bien sûr, augmenter les ISO ou l’ouverture pour compenser. Ces deux solutions ont des inconvénients : perte de profondeur de champ ou augmentation du bruit dans l’image. J’ai donc tendance, dans cette situation, à opter pour une exposition plus longue.

 
 

 
 

Parfois, les tempêtes n’arrivent pas au moment attendu. Plutôt que de rentrer déçu, je préfère alors photographier la texture de l’océan, ou trouver de petits détails à l’aide d’un téléobjectif. Quelles que soient les conditions, il y a toujours quelque chose à capturer. Il faut seulement parfois chercher un peu plus loin. La couleur joue un rôle important dans mon travail photographique, et je m’appuie sur les produits Datacolor pour atteindre un bon équilibre dans mes images.

 

L’eau est vraiment une source d‘inspiration pour mon travail photographique. Lorsque nous nous immergeons dans notre travail, nous pouvons y découvrir des possibilités infinies. Et l’eau nous offre de nombreuses occasions de le faire. Au cours des dernières années, j’ai acquis une forme de fascination pour ce sujet. J’espère que je saurais vous la transmettre.

 

 
 

A propos de l'auteur – Mark Dobson

 

Basé dans l'extrême sud-ouest des Cornouailles (Royaume-Uni)

 

La photographie est pour moi une carrière et une passion à plein temps. J'ai débuté ma carrière professionnelle en février 2018. Jusqu'à présent, mes images d'océans ont été publiés dans des magazines photographiques nationaux, exposées dans une galerie londonienne et ont été récompensées lors d'un concours national (Coastal View Winner 2019 - Shipwrecked Mariners Ultimate Sea View Awards)

 

Vous me trouverez souvent près de la mer. J'organise également des workshops photographiques sur les côtes de Cornouailles au Royaume-Uni, et dans différentes régions du monde. Je travaille actuellement avec d'autres photographes britanniques spécialisés comme moi dans les paysages marins et je cherche à étendre mes workshops.

 

Genre photographique : Vagues et paysages marins

   

Autres articles de Mark Dobson

C’est le feu, en tant qu’élément, qui m’a fait prendre un appareil photo pour la première fois en 2017. Ce hobby est devenu un passion, puis une profession. Mais je dois remercier les étoiles d’avoir inspiré mon entrée dans le monde de la création et de m’avoir poussé à partager mon travail avec le monde.

 

Avant de me lancer dans la carrière de photographe de voyage, je travaillais dans un bureau à Londres. Un monde totalement étranger à mon activité actuelle. J’aimais déjà beaucoup admirer le travail de professionnels du monde entier qui publiaient leurs images sur Internet et sur les réseaux sociaux. Un artiste photographe en particulier a inspiré mon changement de carrière : il s’agit de Mikko Lagestedt. Ses incroyables astro-paysages (des photo très grand angle de paysages sous la Voie lactée) m’ont permis de découvrir la lumière de cent milliards de soleils brillant depuis les cieux. C’est à ce moment que j’ai décidé d’acheter un appareil photo.

 

Équipé de mon fidèle Canon 1300D (un modèle très basique), je me suis rendu dans la campagne anglaise pour essayer de capturer les étoiles par moi-même. Ces images comptent parmi les premières que j’aie partagées sur mon tout nouveau compte Instagram. Quand je les regarde maintenant, je m’aperçois qu’elles étaient assez mauvaises. Mais à l’époque, j’étais ravi de pouvoir saisir ces étoiles dans tous leurs détails et de profiter des réactions de mes amis et de mes nouveaux followers.

 

J’ai par la suite essayé différents genres photographiques : portraits, mariages, paysages urbains, animaux… J’ai fini par me tourner vers la photographie de voyage. Pour autant, aujourd’hui encore, l’astrophotographie reste mon style préféré : j’adore capturer ces millions, ces milliards, de soleils qui éclairent le ciel nocturne. L’échelle de ces images m’ébahit. La lumière produite par le Soleil met 8 minutes à nous atteindre. Mais celle de ces minuscules points lumineux qui éclairent la Voie lactée est parfois vieille de 100 000 ans. La galaxie la plus proche se situe, quant à elle, à une distance de 2,5 millions d’années-lumière. Mais nous parvenons malgré tout à la capturer. Dans cette image prise en Australie, par exemple, vous pouvez voir la faible lumière d’Andromède sur la droite. Elle paraît minuscule à côté des étoiles de notre propre galaxie, la Voie lactée.

 

 

Dès que je trouve un ciel clair lors de mes voyages, je consacre une soirée à la photographie de ces feux lointains, de ces étoiles qui ont su inspiré mes débuts en photographie. J’aimerais partager certains des moments que j’ai vécus sous le ciel nocturne.

 

Voici quelques photos prises lors de mon séjour en Nouvelle-Zélande, lors d’une soirée dégagée sur un sentier du mont Taranaki. Sur celle-ci, la Voie lactée semble sortir du sommet du volcan. Cela reste l’un de mes moments photographiques préférés. Je l’ai vécu presque seul : seul un jeune couple marchait un peu derrière moi. Ils ont été très heureux de poser avec leurs lampes frontales.

 

 
 

Aurores boréales, Groenland – Les aurores boréales résultent de perturbations dans la magnétosphère engendrées par les vents solaires, lesquels sont eux-mêmes créés par l’intense chaleur de la fusion nucléaire au cœur du Soleil. Un moment magique au-dessus des igloos, à l’ouest du Groenland.

 

 

Namibie – L’un des meilleurs lieux où j’aie photographié le ciel nocturne se trouve en Namibie. Ces images ont été prises un soir, au milieu du désert, à Dead Vlei et à l’arche de Spitzkoppe. Cette région ne compte aucune grande ville et subit donc une très faible pollution lumineuse. Les ciel nocturne y est donc parfaitement clair, et la Voie lactée nettement visible. Les arbres morts de Dead Vlei m’ont offert un premier plan idéal pour capturer le scintillement des étoiles.

 

 
 

Whitepocket, États-Unis – Une soirée partiellement nuageuse, avec la Voie lactée.

 

Je me suis récemment procuré un objectif 400 mm/2,8. Je me suis donc demandé si je pouvais capturer des objets distants avec ce téléobjectif. Lors d’un récent voyage dans l’Utah, aux États-Unis, j’ai passé une nuit sous la Voie lactée. C’est là que j’ai décidé d’essayer mon nouveau jouet.

 

 

Ma cible était la nébuleuse d’Orion : une pouponnière d’étoiles massive située dans la constellation d’Orion. Les nébuleuses sont des régions où les amas de gaz, de poussière et de différents matériaux s’agglutinent pour former des zones plus denses, qui attirent elles-mêmes plus matière. Elles finissent par devenir suffisamment denses pour former des étoiles. À travers l’objectif, nous assistons littéralement à la naissance de ces géantes !

 
 

Quelques astuces pour photographier le ciel nocturne :
 

  1. Un objectif grand angle rapide (grande ouverture, 2,8 ou moins ; idéalement un 14/1,8)
  2. Un solide trépied
  3. Déclenchez pendant environ 20 secondes avec une ouverture très large, et ajustez l’ISO pour perfectionner votre exposition.
  4. Pensez à effectuer la mise au point manuellement sur les étoiles.
  5. En cas de vent, lestez votre trépied.
  6. Utilisez une carte du ciel sur votre téléphone pour repérer la Voie lactée.
  7. Pour profiter de belles images de notre galaxie, privilégiez l’été.
  8. Ne photographiez pas à proximité des villes (la pollution lumineuses est trop importante). Un déplacement en altitude peut s’avérer utile.
  9. Vous pouvez utiliser une monture à viseur d’étoile pour faire passer vos images au niveau supérieur. Celle-ci vous permettra d’utiliser une durée de plusieurs minutes sans la moindre traînée. Vous pourrez ainsi baisser vos ISO et réaliser des images extrêmement détaillées.
  10. Si vous ne disposez pas d’un grand angle, essayez d’utiliser un 35 mm ou un 50 mm en panorama, et d’empiler les images pour capturer toute la Voie lactée !
  11. L’édition de vos photos est une étape essentielle, et il est important d’utiliser un moniteur étalonné. J’aime particulièrement faire ressortir le bleu avec un peu de split toning.
  12. N’oubliez pas d’augmenter la netteté des étoiles en utilisant un masque, et d’éliminer le bruit visuel avec l’outil approprié.

 

Encore aujourd’hui, les lumières du ciel nocturne me fascinent. Peut-être un jour, dans un futur lointain, aurais-je la chance de photographier ces objets depuis l’espace !

 

Dolomites, Italie

 

Flashs de lumière

 

Depuis l’origine, les flashs de lumières font partie de la photographie. La poudre explosive a été l’une des premières méthodes utilisées pour éclairer un sujet. Le photographe allumait une poudre de métaux et de chlorate sur un plateau pour créer un flash lumineux qui pouvait s’avérer extrêmement dangereux.
 

Cette périlleuse méthode permettait d’éclairer la pièce où, bien souvent, des personnes posaient en habits du dimanche et étaient sans doute choquées devant ces micro-explosions. Cet éclair de lumière, cette bouffée de fumée et ce bruit impressionnant créait chez eux une expression de surprise qui se retrouvait gravée sur film pour l’éternité, ou du moins jusqu’à ce que ce que la photo s’estompe.
 

 

Ces méthodes ont évolué et sont aujourd’hui bien plus sécurisées, mais elles continuent de vivre devant l’objectif. On peut d’ailleurs encore les croiser dans certains domaines de la photographie, où la pyrotechnie et la fumée créent un sentiment d’émerveillement et de magie. Mais rien ne rend aussi heureux qu’un feu d’artifice qui apporte ses couleurs à chaque occasion.
 

 

Un spectacle lumineux dans le ciel

 

Je vis à Londres, très grande ville où j’ai souvent l’occasion d’assister à des célébrations. Si celles-ci se sont bien sûr faites plus rares ces dernières années, elles commencent peu à peu à revenir.
 

Parmi ces fêtes, le feu d’artifices de Battersea Park, dont je suis photographe officiel depuis quelques années.
 

À bien des niveaux, les photos de feux d’artifice représentent un challenge pour les photographes : variations de lumières, conditions climatiques, présence de la foule… Les défis sont multiples.
 

Voici quelques astuces que j’ai acquises au fil du temps. Je commencerai par l’équipement.
 

 

ÉQUIPEMENT

 

Trépied : Il s’agit de l’un des éléments essentiels que vous devez emporter avec vous. Les explosions de feux d’artifice que nous photographions exigent un temps de pause assez long. Vous devez donc chercher à acquérir une stabilité aussi importante que possible sur les lieux. Faites attention aux autres spectateurs qui peuvent trébucher sur votre appareil dans l’obscurité, et trouvez un trépied qui saura résister au vent ou à la boue. Pour ma part, j’aime utiliser un trépied à tête sphérique qui me permet d’ajuster très rapidement ma composition quand les événements demandent une grande réactivité.

 

Appareil photo: Le meilleur appareil, c’est celui que vous avez. N’importe quel appareil permet de prendre des photos de feux d’artifice. Les téléphone les plus récents fonctionnent tout aussi bien, particulièrement ceux qui disposent d’un mode Pro permettant de régler la vitesse d’obturation. Assurez-vous que le capteur de l’appareil est parfaitement propre, car l’intensité des lumières peut rendre visibles les particules de poussières.

 

Objectif : la rapidité des événements que vous photographiez rend utile un objectif à zoom rapide offrant une large gamme de distances focales. Un 24-70 mm f2.8 est idéal et vous permet d’ajuster votre cadrage très rapidement; En fonction du point de vue que vous adoptez, un grand-angle (~15 mm) peut vous permettre de capturer les feux d’artifices de grande taille.

 

 

RÉGLAGES 

 

C’est le temps de pause qui joue le rôle plus important pour les photos de feu d’artifice. Vous ne voulez pas rater le bouquet final ! Le choix d’une vitesse d’obturation adaptée dépend du type de feux d’artifices. Pour les événements les plus actifs, j’opte généralement pour une vitesse entre 3 et 5 secondes. Plus rapide, et vous ne capturez plus grand chose. Plus lent, et tous les feux d’artifice se confondent. Essayez d’obtenir au moins 4 ou 5 explosions dans chaque cliché. Les professionnels utilisent souvent un déclencheur à distance. Cela vaut la peine de l’envisager : appuyer vous-même sur l’obturateur risquerait en effet de faire trembler votre appareil.
 

La pose B est une autre technique utile, qui vous donne un contrôle complet sur la durée d’ouverture de l’obturateur plutôt que de vous appuyer sur une période prédéfinie. Elle vous permet fermer l’obturateur au moment où vous jugez que suffisamment de feux d’artifice ont été capturés, et s’avère très utile lors de spectacles au rythme variable. Vous pouvez même couvrir l’objectif avec un tissu noir ou avec un carton pour deux explosions pour ne capturer que les meilleurs moments.
 

Un ISO faible est préférable pour vous assurer que vos photos sont aussi nettes que possible. 200 ISO suffisent largement.
 

Une ouverture moyenne de l’ordre de F11 est un bon point de départ pour les feux d’artifice. En cas de sous-exposition, augmentez l’ouverture. Dans le cas inverse, passez à un F plus élevé.
 

Utilisez une mise au point manuelle. Rien n’est plus agaçant que de rater une belle explosion parce que votre appareil recherche la mise au point. Désactivez l’autofocus et mettez au point sur l’infini avant que le premier feu ne soit lancé. Vous pourrez ensuite prendre vos images avec l’assurance d’une netteté parfaite. Vérifiez simplement que tout se passe bien après vos premières prises de vue. Il est important que la mise au point soit nette.
 

 

ESTHÉTIQUE 

 

La composition joue un rôle clé dans de nombreux styles de photographies. Et c’est également pour celui qui nous occupe. Si vous voulez réellement faire passer vos photos de feux d’artifice au niveau supérieur, vous devez prendre ces éléments en compte. Cherchez le récit et l‘émotion dans vos photos. Avez-vous la possibilité de capturer l’émerveillement de la foule, leurs silhouettes ou leurs réactions à une forte explosion ? Pouvez-vous vous positionner pour donner l’impression d’une marée humaine à vos pieds et donner aux feux d’artifice une échelle impressionnante ? Quelle référence locale pouvez-vous inclure pour situer l’action : monument local, paysage… Tout ce qui situe le spectateur dans l’action et qui permet de l’émerveiller. La même chose est valable pour les feux de joie : l’émotion et la chaleur sont les meilleurs thèmes.
 

 

Prêtez attention au vent et à la fumée des feux d’artifice. Si vous le pouvez, positionnez-vous dos au vent. Si ce n’est pas le cas, vous risquez de voir une barrière de fumée se positionner entre votre appareil et le spectacle.
 

 

FINALE 

 

Au-delà de tous ces conseils, assurez-vous de bien profiter du spectacle et de vous émerveiller. Levez les yeux de votre appareil et admirez les couleurs dans le ciel. Quand vous regarderez vos photos plus tard, elles réveilleront les émotions que vous avez ressenties ce soir-là.

 
 

A propos de l'auteur – Chris Dalton

 

Chris Dalton est un photographe et architecte professionnel basé à Londres. Il se spécialise dans la photographie de portraits et de paysages urbains, et son travail tend à combiner ces deux disciplines.

 

Autodidacte, Chris a commencé par photographier des bâtiments dans le cadre de ses études d'architecture, avant de passer à un style plus urbain. Ses photos offrent une perspective nouvelle et unique sur la ville de Londres à travers des compositions étonnantes et des paysages urbains époustouflants. Son travail est célébré pour ses couleurs vives, ses symétries parfaites et l'utilisation artistique de longs temps de pose. On peut parfois le croiser allongé sur le sol en train de chercher un angle intéressant sur une plaque d'égout !

 

Chris a vu son travail récompensé par de nombreuses organisations britanniques, dont Time Out, Visit London, The Metro et Transport for London. Il est actuellement ambassadeur Samyang Lenses, Mi Creator pour Xiaomi Studios et organise des workshops à Londres destiné à toutes celles et ceux qui veulent apprendre à utiliser leurs appareils.

 

Genres : Paysage urbain

   

Autres articles de Chris Dalton

 

L’eau est la ressource primaire par excellence. Elle est aussi le fil thématique de mon travail photographique. En tant qu’élément, elle offre des milliers d’interprétations, et elle est pour moi une source d’inspiration artistique. La nature m’inspire par sa beauté et sa puissance. Toujours mouvante et différente, elle crée de nombreuses opportunités photographiques par sa capacité à se transformer.

 

Concrètement, j’ai toujours été fascinée par l’eau comme élément. Il est possible de la capturer sous bien des formes : pluie, rosée, brouillard, glace, neige, et de créer des images d’une grande variété.
 

 

J’adore photographier le reflet des Dolomites dans un lac de montagne, un coucher de soleil sur la mer, le rugissement de l’eau dans une cascade, la subtilité de la rosée sur une feuille ou les gouttes de pluie sur un pare-brise… L’un de mes clichés préférés (« Un lac plein d’étoiles ») est une photographie aérienne prise à l’aide d’un drone au-dessus d’un lac alpin. Ce point de vue en surplomb m’a permis de recréer une atmosphère magique, avec un tronc d’arbre dont les feuilles mortes ressemblent aux étoiles d’un ciel nocturne. Je suis presque amoureuse de cette photo.
 

Trois astuces pour photographier des paysages liés à l’eau :

 

 

1. CHOISISSEZ LE MEILLEUR MOMENT DE LA JOURNÉE

 

Pour photographier l’eau, il est important de choisir le meilleur moment de la journée en étudiant les lieux et la lumière. Les plus belles images d’un lac peuvent souvent être réalisée avant le lever du soleil, lorsque l’eau est calme et lisse comme un miroir. Mes moments favoris sont le lever et le coucher du soleil. Capturer le coucher du soleil sur un lac ou l’aube au sommet d’une montagne enneigée est une expérience magnifique. Il n’est pas toujours idéal de photographie par grand soleil. Je préfère personnellement les images capturées avant ou après une tempête, lorsque le ciel est nuageux et vivant. Ces moments suscitent une atmosphère magique et brumeuse : une forme de l’eau qui paraît peut-être moins évidente mais qui reste fascinante sur le plan visuel. Même un temps pluvieux ou neigeux peut permettre de prendre des photos inspirées. L’important est de choisir le bon moment de la journée.
 

 

2. TROUVEZ LE MEILLEUR CADRAGE

 

Donnez de l’espace à votre créativité. Expérimentez, testez, ne vous arrêtez pas aux clichés ordinaires. Les lignes visuelles peuvent permettre de capturer l’élément central de la photographie et donnent l’intention du photographe. Il peut s’agir par exemple d’une feuille tombant d’un arbre, d’un torrent, d’une tempête de neige… Choisissez l’angle parfait. Par exemple, penser l’eau comme un miroir peut permettre de profiter pleinement de ses capacités de réflexion, en prenant en compte que l’angle de la lumière incidente égale l’angle de la lumière réfléchie.
 

 

3. UTILISEZ LE BON ÉQUIPEMENT

 

Pour tirer le meilleur parti d’une image, il est important d’être bien équipé. Si vous devez capturer une chute d’eau, essayez d’avoir un objectif grand angle, par exemple. Pour la photographie de gouttes de rosées ou de la neige sur les arbres, je préfère personnellement le téléobjectif. Pour sortir des sentiers battus et trouver un angle unique, vous pouvez essayer (si cela est matériellement possible) d’utiliser un drone qui vous offrira des images à couper le souffle. Pour faire ressortir les reflets de l’eau, utilisez un filtre polarisant qui rendra les détails plus nets. Le travail d’édition revêt une importance particulière dans la photographie de paysages. Personnellement, je préfère des retouches très légères, offrant des couleurs qui reflètent la réalité autant que possible. C’est pourquoi j’utilise le SpyderX pour étalonner mon moniteur. Lors de mon processus d’édition, j’utilise un ordinateur portable et un moniteur 27”. Ils sont tous deux étalonnés pour me fournir des images qui reflètent la réalité.

 

 

Nous avons tendance à capturer l’eau telle que l’œil humain la perçoit. Mais ce genre de photo peut être un terne et manquer de créativité. Faites expériences autour ce que vous considérez comme l’essence de votre image d’eau. Vous pouvez par exemple tenter d’apporter un effet soyeux à l’eau, ou au contraire de l’utiliser comme miroir.
 

 

Lorsque vous essayez de capturer des reflets sur l’eau, essayez de prendre vos photos au lever ou au coucher du soleil, lorsque l’eau est parfaitement immobile. L’eau est fluide et se déplace. L’utilisation d’un effet soyeux peut donc offrir à vos images une dynamique très intéressante. Cet effet consiste utiliser une très longue exposition de l’image (et possiblement un filtre ND) pour permettre à la lumière reflétée par l’eau d’atteindre le capteur, créant un effet « traînée ». Le nom de cette technique vient du fait que l’eau en mouvement, même lorsqu’elle tourbillonne, apparaît à l’image comme un morceau de soie étiré. Autre aspect intéressant à explorer si vous voulez travailler autour de l’eau : la photographie subaquatique. Je crois qu’il peut s’agir d’un domaine fascinant, plein de couleurs et de vie.
 

 

L’eau a une signification particulière dans mon travail photographique. Elle symbolise d’adaptabilité, la découverte, le dynamisme et les rêves. J’essaie de retranscrire certains de ces aspects dans chaque image que je prends. Je veux que ma photographie souligne l’importance de cet élément naturel indispensable.

 
 

A propos de l'auteur – Elisa Fedrizzi

 

Elisa Fedrizzi est née en 1995 dans une petite ville du Trentin-Haut-Adige (Italie). Elle se présente souvent par la phrase suivante : « Esprit créatif depuis 1995 ». C'est une personne incroyablement créative, toujours à la recherche de sa prochaine aventure.

 

Après avoir étudié en filière scientifique au lycée, elle a opéré un changement radical pour se consacrer à des sujets plus créatifs. Inscrite à l'Académie des Beaux-Arts de Brescia, elle a obtenu son diplôme après un mémoire de décoration d'intérieur ayant obtenu la plus haute note possible (110 / 110 avec mention). Elle n'a jamais regretté et a profité de chaque occasion pour parfaire sa connaissance de l'art et du design, ce qui l'a amenée à travailler dans différents secteurs : décoration d'intérieur, graphisme, design urbain, webdesign, et plus généralement dans le domaine des arts et de la créativité. C'est cette exposition à des domaines différents qui l'a inspirée et l'a aidée à comprendre les domaines auxquels elle voulait vraiment se consacrer : la photographie, le design graphique et la décoration.

 

Elle a quitté son poste dans un cabinet de décoration d’intérieur en 2019 pour devenir photographe et designeuse freelance. Elle collabore aujourd'hui avec des studios d'architecture et de design sur la création de rendus 3D et de plans en CAO et sur le choix des couleurs et des matériaux, ainsi que sur des prises de vues d'intérieurs dans des résidences privées, des hôtels, des restaurants, etc. Elle exerce ainsi les deux activités qu'elle aime.

   

 

St. Augustine, Floride (24 mm, 1/200 sec., f/8, ISO 500)

 

Si les cascades semblent avoir les préférences des photographes de paysages, d’autres formes d’eau (vive ou immobile) peuvent également offrir des possibilités extraordinaires. Ruisseaux et rivières, marées, reflets… Rien qu’une plage saturée d’eau peut produire des surfaces réfléchissantes très intéressantes… L’eau peut s’intégrer à n’importe quelle photographie de paysage et saura y attirer l’œil du spectateur. Apprendre à repérer et à intégrer cet élément à votre scène peut apporter à votre photo une touche de beauté et de mystère, et les mouvements de l’eau peuvent produire des résultats qui, d’ordinaire, passent inaperçu à l’œil humain.

 

Océans

 

  • La photographie de vagues individuelles est une catégorie à part. Ma situation géographique me permet rarement de la pratiquer. Elle ne sera donc pas couverte par ce billet.
  • Près de l’océan, le ressac est généralement suffisant pour qu’une photo prise avec une durée d’exposition importante puisse paraître étrange et peu naturelle.
  • Les exposition ultra longues peuvent produire un effet brouillard ou miroir sur l’eau : une mer agitée produit un effet brouillard, des eaux plus calmes un effet miroir.
  • Une obturation rapide donne un aspect naturel à l’eau et la transforme en sujet secondaire de la scène.
  • Une vitesse d’obturation rapide permet de communiquer toute la puissance de l’eau
  • Une vitesse d’obturation rapide capture les mouvements de l’eau
  • Une vitesse d’obturation rapide permet de figer différents angles dans l’eau pour produire des reflets variés.

 

Vagues océaniques

 

  • 0,3 seconde – Très dynamique, pleine de texture avec une fluidité conservée
  • 4 secondes – Image douce et dynamique avec quelques textures
  • 25 secondes – effet brouillard

 

 

Reynisdranger, Iceland (24mm, 5 sec., f/13, ISO 100)

 

Vagues en mouvement – Diagonale

 

Le mouvement des vagues peut créer des effets très intéressants en fonction de la plage. Sur les plages plates, l’action des vagues capturée avec une exposition longue crée une sorte de tapis. Prenez le temps de vérifier l’angle des vagues qui arrivent sur la plage et estimez le temps qui s’écoule entre leurs allées et leurs venues
 

  • Attrapez la houle juste avant son point culminant, et photographiez-la pendant qu’elle recule
  • Recherchez des plages où les vagues sont faibles pour éviter de les voir entrer en collision avec le retour de la houle
  • Privilégiez des plages plates qui produisent un long « tapis » d’eau
  • Choisissez un angle qui permet à la ligne supérieure des vagues de produire une ligne directrice vers l’intérieur et de l’image, et non vers l’extérieur.
  • La durée d’obturation peut varier, mais des expositions de 1 à 4 secondes nécessitent généralement un filtre ND
  • Un trépied et un câble de déclenchement sont nécessaires si vous utilisez une longue exposition et que vous voulez attraper la houle à son apogée

 

 

St Augustine, FL – (16mm, 2.6 sec., f/14, ISO 50)

 

Houle en mouvement – de l’arrière

 

  • Capturer la houle de l’arrière peut offrir des lignes de direction extraordinaires
  • En abaissant l’appareil et en utilisant un ultra-grand angle, vous exagérerez la longueur et la puissance de la houle
  • Comme pour les diagonales, il est préférable de capturer la houle au moment où elle recule pour souligner les lignes présentes dans l’eau
  • Une houle montante peut également créer un effet saisissant en créant des tourbillons et des petites chutes d’eau sur les rochers ou sur d’autres objets
  • La houle montante est deux fois plus rapide que la houle descendante
  • Choisissez votre vitesse d’obturation en fonction de la longueur de la houle montante ou descendante pour éviter tout « conflit »

 

 

Jokulsarlon, Iceland – (29mm, 2.2 sec., f/16, ISO 50)

 

Houle en mouvement – Autour d’objets

 

  • L’écoulement de l’eau autour d’objets sur la plage peut créer des lignes et des motifs très intéressants
  • Même les houles les plus réduites peuvent produire de beaux reflets et des décalages de lignes
  • En abaissant votre appareil, les objets les plus petits sembleront dominer la scène.
  • Peu de règles s’appliquent ici, tout est question de composition et d’expérimentations

 

Jekyll Island, GA (16mm, 1/40 sec., f/8, ISO 320)

St. Augustine, FL (75mm, 1/80 sec., f/8, ISO 125)

Brewster, MA (24mm, 1.6 sec., f/18, ISO 400)

 

Eau – Lignes directrices

 

  • Utilisez la houle et les reflets pour produire des lignes directrices
  • Assurez-vous que les lignes n’éloignent pas le regard du point focal
  • Orientez l’eau pour diriger le regard vers le point central que vous désirez pour votre photo
  • L’utilisation de la houle prise en diagonale est une excellente méthode pour produire une ligne directrice dans un portrait paysager
  • Les mares résiduelles et les dunes peuvent également fournir d’excellentes lignes directrices
  • Orientez le sable et l’eau vers le point clé de votre image
  • Recherchez également des reflets pour susciter l’intérêt

 

 

Bear Den Falls, Massachusetts (16mm, 15 sec., f/16, ISO 100)

 

Les mouvements invisibles de l’eau

 

  • Avec une longue exposition, l’appareil peut capturer des mouvements de l’eau ou des éléments immergés que l’œil ne peut pas voir
  • Le mouvement apporte de l’émotion et de l’action à une image
  • Considérez les étangs, les mares résiduelles, les torrents et les rivières comme de potentielles sources d’inattendu, dans lesquelles l’eau en mouvement peut créer l’intérêt
  • Utilisez des filtres ND pour ralentir les choses, et, si la surface de l’eau est lisse, utilisez des temps d’exposition allant jusqu’à 30 secondes pour capturer le flux, ou pour saisir le mouvement dans la scène
  • Expérimentez, expérimentez, expérimentez !

 

West Boylston, MA (125mm, 1/80 sec., f/8, ISO 200)

Eaton, NH (140mm, 1/80 sec., f/11, ISO 200)

Rockport, ME (91mm, 1/80 sec., f/11, ISO 320)

 

Eau – calme

 

Le vent doit être totalement absent pour permettre des reflets parfaits. Lorsque l’eau est immobile, essayez de caler l’horizon au milieu de votre image ; l’œil tend en effet à rechercher :
 

  • La symétrie
  • Les images miroir
  • Les inversions
  • Les distorsions

 

Lorsque les conditions sont calmes, la brume matinale est souvent présente. Si les conditions sont légèrement venteuses, un filtre ND peut être utilisé pour lisser l’eau si le reste de la scène est immobile.
 

Une légère brise peut provoquer des reflets extraordinaires avec des distorsions très intéressantes. Si des objets flottent, assurez-vous que le temps d’exposition soit suffisamment bas pour assurer leur netteté. 1/80 seconde est un bon point de départ.
 

St. Augustine, FL – (16mm, .8 sec., f/16, ISO 100)

Falmouth, MA – (16mm, .8 sec., f/16, ISO 100)

 

Eau – calme

 

  • Sur le littoral, l’eau calme peut provoquer un effet de « flottement » pour les bateaux ou autres objets par temps nuageux
  • Le brouillard et la brume tendent à rendre la ligne d’horizon invisible
  • Le vent doit être totalement absent pour permettre l’utilisation d’une vitesse d’obturation rapide qui conservera la netteté des bateaux

 

 

Lost Lake, OR- (14mm, 30 sec., f/2.8, ISO 6400)

 

Eau – Calme, de nuit

 

  • N’oubliez pas les eaux calmes le soir
  • Si vous pratiquez la photographie astronomique c’est une excellente occasion de profiter du reflet des étoiles et de la Voie Lactée
  • Même lorsque l’eau est parfaitement calme, des distorsions peuvent se produire en raison du temps d’exposition élevé

 

 

Old Orchard Beach, ME (44mm, .5 sec., f/8, ISO 50)

 

Eau – Plages plates

 

  • Choisissez des plages plates comme celle d’Old Orchard
  • Organisez votre séance juste avant marée basse, lorsque la houle recule et que la plage est encore saturée d’eau
  • Privilégiez la période située juste avant le lever du soleil pour égaliser les tons entre la plage et le ciel

 

Filtres

 
Filtre polarisant – Les objets mouillés tendent à produire des éclats lumineux. C’est un problème particulièrement prégnant lorsque vous photographiez l’eau. Les rochers et la végétation près de l’eau sont en effet humides et produisent des reflets. Un filtre polarisant permet de s’en débarrasser. Par ailleurs, un filtre polarisant a un effet secondaire : en éliminant ces reflets, la saturation des couleurs de la scène se trouve renforcée.

 

Filtres à densité neutre (ND) – Lorsque vous photographiez l’eau, qu’elle soit vive ou calme, la vitesse d’obturation revêt une importance majeure. Il est important de disposer de filtres ND 3 crans et 6 crans qui vous permettront de réduire la quantité de lumière pénétrant l’objectif. Cela vous permet d’utiliser des expositions plus longues, même lors des périodes les plus lumineuses de la journée.

 

Filtre ND dégradé – L’un des grands défis de la photo de paysages, particulièrement en fin de journée, est la large gamme dynamique qu’offrent les scènes. Les paysages capturés au lever ou au coucher du soleil peuvent offrir jusqu’à 20 niveaux de gamme dynamique, des noirs les plus sombres jusqu’aux blancs les plus lumineux. Les appareils ordinaires offrent 13 à 15 niveaux de gamme dynamique. Un filtre ND 3 crans peut dont réduire la gamme dynamique des images et vous permettre de mieux capturer l’ensemble du spectre lumineux de la scène.

 

Les filtres magnétiques – Un moyen rapide et révolutionnaire d’utiliser les filtres

 

  • Aucune fuite de lumière
  • Se fixe instantanément en 1/4 de seconde
  • Deux filtres peuvent être fixés sans vignettage jusqu’à 16 mm
  • Rotation douce de la roue de l’adaptateur pour l’ajustement de la CPL
  • Peut être utilisé avec un porte-filtre ND dégradé

 

Les vêtements

 

Cuissardes – C’est un sujet un peu étonnant dans cette série de « bonnes pratiques », mais pendant des années j’ai photographié l’eau depuis le bord. Les résultats étaient parfois au rendez-vous, mais il est également arrivé que je ne parvienne pas à obtenir l’angle voulu ou qu’un arbre gêne mon cadrage. J’ai fini par acheter une paire de cuissardes, ce qui m’a immédiatement libéré. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de marcher dans la mer ou dans un étang peu profond pour aller chercher la photo que vous voulez. Je préfère les cuissardes aux bottes et/ou chaussettes imperméables : elles me permettent d’aller confortablement là où l’eau m’arrive à la taille et non aux mollets. Elles vous seront donc utiles lorsque vous photographiez des paysages aquatiques.

 

Vêtements imperméables – Si vous prenez l’habitude de photographier régulièrement près de l’eau, il est utile d’investir dans une bonne veste imperméable, ainsi que dans des chemises et pantalons à séchage rapide et dans des chaussures résistant à l’eau.

 

Protéger votre équipement

 

  • Pendant mes séances, j’essaie de toujours conserver la sangle de l’appareil autour de mon cou une fois ma position établie, pour prévenir un éventuel basculement du trépied
  • Même si je n’utilise habituellement pas de capuchon pour mes objectifs, j’emporte généralement avec moi une quantité importante de lingettes en microfibre qui me permettent de protéger l’appareil et l’objectif contre l’eau et d’essuyer mes équipements, particulièrement quand l’eau est salée
  • J’emporte avec moi un petit parapluie facile à transposer pour protéger l’appareil contre les éclaboussures ou contre la pluie

 

Dans le monde de l’imagerie numérique, la gestion des couleurs désigne l’ensemble des technologies et bonnes pratiques utilisées pour créer des canaux de communication qui assurent la constance des couleurs sur différents équipements. Un processus numérique implique l’enregistrement, le rendu et la sortie d’informations. La gestion des couleurs est donc utilisée pour corriger et quantifier les couleurs produites par un équipement, afin que ces informations soient utilisées correctement par d’autres équipements.
 

 

Le schéma de processus photographique standard présenté ci-dessus indique tous les points où l’information est collectée ou partagée entre différents équipements :
 

  • Votre appareil doit pouvoir capturer la scène que vous photographiez exactement telle que vous la voulez
  • Votre ordinateur doit pouvoir offrir un rendu exact de cette image sur son écran
  • Vous devez pouvoir constater de visu les modifications apportées à votre image
  • L’impression doit être cohérente avec l’image affichée à l’écran

 

Malheureusement, l’exemple ci-dessus n’intègre pas de gestion des couleurs, ce qui entraîne un résultat décevant pour le photographe.

 

Pour un photographe, la gestion des couleurs intervient à trois étapes du processus : lors de la capture, de l’édition et de la sortie (impression). Datacolor propose des outils de gestion des couleurs pour chacune de ces étapes :
 

 

Capture – La gestion des couleurs améliore l’interface entre votre appareil et votre logiciel d’édition, pour vous permettre de capturer les couleurs et les lumières avec précision.
 

Outils de gestion des couleurs :

 

  • Produits Spyder Checkr – (SpyderCheckr, SpyderCheckr24): le logiciel d’étalonnage analyse votre photo test et crée instantanément un profil que vous pourrez ensuite appliquer à votre logiciel d’importation RAW (Adobe Photoshop, Adobe Lightroom et Hasselblad Phocus) pour obtenir une correction automatique des couleurs.
  • SpyderCube – Accélère le traitement des fichiers RAW grâce à un cliché de référence permettant de régler la balance des blancs, l’exposition, le niveau de noirs et la luminosité pour toute la série de photos.

 

 

Édition – La gestion des couleurs est utilisée pour étalonner votre écran, qui constitue la fenêtre sur votre monde numérique. En disposant d’une vision claire de votre monde numérique, vous visualisez votre image avec précision et êtes en capacité d’établir des choix d’édition.
 

Outils de gestion des couleurs :

 

  • Produits SpyderX – (SpyderX Pro, SpyderX Elite) Il s’agit des outils d’étalonnage les plus rapides, les plus précis et les plus simples de Datacolor. Leur technologie optique avancée offre un niveau de précision supérieur et des couleurs, détails d’ombre et balances des blancs plus justes. Avec le SpyderX, vous avez la certitude que ce que vous voyez correspond au résultat final.

 

 

Sortie (Impression) – La gestion des couleurs est utilisée pour créer des profils adaptés au papier et à l’imprimante utilisés, afin de profiter d’une impression qui corresponde à votre vision et à ce qui s’affiche sur votre écran.
 

Outil de gestion des couleurs :

 

  • SpyderPrint – Réduisez la quantité d’encre et de papier utilisés lors des tests d’impression de vos images. Sélectionnez n’importe quelle combinaison d’imprimante, d’encre et de papier dans le logiciel et créez des profils personnalisés entièrement modifiables et conformes aux normes ICC.

 

 

À chaque étape du travail photographique (capture, édition et impression), nous voulons nous assurer que le résultat correspondra à ce qui se trouve sous les yeux. Nous sommes des êtres visuels : nous comptons sur nos yeux et sur nos instincts dans notre travail artistique. Et c’est la gestion des couleurs qui permet de répondre à ces attentes et de réaliser notre vision.

 

Pour en savoir plus sur la gestion des couleurs, vous pouvez télécharger l’eBook Spyder gratuit en cliquant sur le lien suivant: https://lp.datacolor.com/eBook-2018-EN.html.

 

Vous avez des questions ? Nous sommes là pour vous aider. Rendez-vous sur notre site d’assistance Spyder (https://spyder-support.datacolor.com) et soumettez un ticket concernant votre demande.

 

Comment avez-vous débuté dans la photographie ?

 

Même si j’ai probablement fait mes premiers pas sur les appareils analogiques de mon père et de mon grand-père, qui étaient de véritables passionnés et prenaient des photos lors de leurs nombreux voyages autour du monde, je n’ai réellement appris à aimer la photographie qu’aux alentours de mes 20 ans. Mes parents sont respectivement biologiste et géographe et aiment beaucoup voyager. J’ai donc pu les accompagner dans toute l’Europe lorsque j’étais enfant, et j’ai continué lorsque je suis devenu indépendant, pendant mes études universitaires. Je suis allé au Japon et aux États-Unis, j’ai traversé les Alpes en voiture, exploré la péninsule ibérique. J’étais déjà fasciné par l’iconographie des paysages sauvages que je trouvais sur les couvertures des albums de métal que j’écoutais, ou dans les numéros de National Geographic que mon père conservait à la maison. J’ai donc commencé à emporter l’appareil de mon père lors de mes voyages et à partir à la recherche de lieux extraordinaires. Et mon envie de voyager s’est encore développée avec le temps. Au cours de mes années d’études en sciences des médias, j’ai investi beaucoup de mon temps dans la photographie, tant à l’université que sur mon temps libre. Après avoir obtenu mon diplôme, je suis rapidement devenu indépendant, tout d’abord en m’appuyant en parallèle sur un emploi alimentaire, et aujourd’hui à plein temps.

 

Quel type de photographie prenez-vous et qu’est-ce qui vous a motivé à vous concentrer sur ce genre ?

 

Je ne connais pas de meilleure sensation que d’être seul, loin de chez soi, immergé dans un paysage, et d’essayer de capturer l’exaltation ressentie à l’aide d’un appareil photo. J’aime la nature et la solitude. C’est pourquoi je suis, fondamentalement, un photographe de paysages, même si on peut parfois me croiser en ville lorsque je n’ai pas la possibilité de partir loin de chez moi. Je vis dans la région la plus peuplée d’Europe, et le voyage est donc une nécessité pour mon travail.

 

La photographie de paysage combine beaucoup d’aspects très intéressants pour moi : le défi physique que représentent la marche et l’exploration de lieux inconnus, la composante artistique, et une dimension technique du point de vue de l’équipement et du traitement des images. Ce type de photographie s’adapte à mes envies et à mon humeur, et m’offre toujours ce dont j’ai besoin. Ça peut être une poussée d’adrénaline, lorsque j’essaie de photographier une plage quelque part le cercle arctique, un test de mes limites physiques lors de randonnées en haute montagne, ou une simple session d’édition, tranquille, chez moi, avec une bonne IPA et quelques bougies.

 

Enfin, je rencontre très souvent d’autres photographes de paysages passionnés avec lesquels il est très facile d’avoir une conversation et passer un bon moment. J’ai croisé des gens incroyables au cours de mes voyages, sur Internet et pendant les workshops et séminaires que j’anime. Tous ces gens rendent la photographie de paysages encore plus agréable !

 

 

Quel a été le plus grand accomplissement ou le plus grand obstacle que vous ayez rencontré dans de votre parcours ?

 

D’un point de vue strictement photographique, mon plus grand accomplissement a sans doute été l’expédition de 8 jours que j’ai menée le long du Drakensberg, à la frontière entre l’Afrique du Sud et le Lesotho, avec certains de mes meilleurs amis. La météo était parfaite et malgré les 3000 m d’altitude moyenne et les 27 kg de bagage et d’équipement que je portais sur le dos, j’ai pu prendre des photos extraordinaires dans des paysages qui semblaient appartenir à un autre monde. Ces images ne m’ont peut-être pas apporté énormément d’argent et ont à peine remboursé le voyage, mais d’un point de vue personnel, j’ai beaucoup grandi.

 

Le plus grand défi que je rencontre est sans doute de réussir à m’intéresser aux petites choses et aux situations où la lumière n’a rien de spectaculaire. J’ai eu la chance de voir des choses incroyables au fil des ans, et je me sens parfois un peu blasé. Je suis très attiré par les lieux exotiques, difficiles d’accès. Mais le Covid a fait que j’ai passé plus de temps à photographier en Europe au cours des deux dernières années. C‘est déjà une sorte de confinement pour moi, et je préférerais être déjà dans le prochain avion qui m’emmènera loin. Cela dit, il y a énormément de belles choses à voir et à photographier, même en Allemagne et aux alentours. Je crois qu’une des plus grandes difficultés pour moi est de prendre le recul nécessaire, d’arriver à voir les petites choses qu’on néglige souvent, et de trouver la créativité nécessaire pour travailler sur ces sujets. Je cherche déjà le prochain grand projet qui m’occupera après le Covid, mais d’ici là, je dois réapprendre à aimer photographier plus près de chez moi.

 

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Bien entendu, je regarde énormément le travail de mes collègues, et je mentirais si je disais que je ne suis pas inspiré par le travail d’artistes aussi exceptionnels qu’Alexandre Deschaumes, Marc Adamus ou Sandra Bartocha. Mais en définitive, ce sont les paysages eux-mêmes qui me poussent à sortir de chez moi et à partir à la recherche de nouvelles images. Quand, après avoir parcouru d’innombrables sentiers forestiers, je me retrouve près d’un ruisseau au creux d’une vallée alpine, ou au sommet d’une montagne face à un paysage qui n’a encore jamais été capturé par un photographe, je suis vraiment heureux. C’est pour cela que je passe des soirées entières à étudier les cartes et les données satellites, à la recherche de panoramas et de lieux qui sauraient me parler. Je continue par ailleurs de m’impliquer dans la scène rock et métal, puisque je joue dans un groupe depuis maintenant 15 ans. Je lis également beaucoup de textes, de paroles et de poèmes qui utilisent des métaphores liées à la nature et aux paysages de l’âme, en plus de livres issus de la littérature de voyage et de la science-fiction. Je crois que tout cela vient alimenter ma soif inextinguible d’expériences et de lieux nouveaux.

 

Quelle est votre démarche ? Existe-t-il un aspect que vous cherchez à réaliser lors de vos prises de vue (par exemple, créer certaines émotions, etc.), ou y a-t-il des techniques spécifiques que vous utilisez ?

 

C’est difficile à dire. Je ne réfléchis pas trop à l’aspect qu’aura l’image lorsque je la prends en photo. Je suis généralement trop occupé à profiter de la lumière et à peaufiner ma composition. Je crois que je cherche à capturer l’ambiance, la lumière, l’atmosphère et mon expérience de manière aussi authentique que possible. C’est pour cela que je recherche des paysages qui m’attirent à titre personnel, quel que soient l’aspect qu’ils ont pour le monde extérieur. Je n’utilise rien de spécial lorsque je photographie. Je travaille avec un appareil plein format, différentes longueurs de focales, systèmes de filtres et bracketing d’exposition. Rien que de très banal.

 

Si mon travail photographique a une forme d’identité – et c’est bien entendu aux personnes qui voient mes photos d’en juger – c’est sans doute parce que je passe beaucoup de temps sur le repérage, comme je l’ai déjà mentionné : j’utilise des cartes et des données satellite et je travaille énormément sur mes compositions lorsque je suis sur place. Ce faisant, j’essaie en permanence de m’améliorer et de trouver la prochaine image qui se retrouvera accrochée sur mon mur (ou chez un client !).

 

 

Pourquoi la précision des couleurs est-elle importante dans votre travail ?

 

Je travaille régulièrement pour des magazines et je réalise des tirages d’art pour certains clients. La gestion des couleurs revêt donc une importance particulière dans mon travail. Si les clients veulent m’acheter un tirage de très bonne qualité, je dois utiliser le bon espace colorimétrique et pouvoir l’afficher sur mon cran dès les premières étapes de mon travail de traitement, pour que les réglages de contraste et de couleurs soient correctement reflétés à l’impression et que l’image ait tout l’éclat que j‘avais l’intention de lui donner lorsque j’ai appuyé sur le déclencheur. L’étalonnage de mon moniteur tient donc une place centrale dans mon travail de traitement des images et d’épreuvage.

 

 

Des conseils ou des astuces pour les photographes qui débutent leur carrière ?

 

Ne passez pas trop de temps à suivre d’autres photographes, particulièrement sur les réseaux sociaux. Découvrez plutôt leur travail dans leurs livres ou sur leurs propres sites. Comparer votre propre travail à celui de photographes qui disposent de meilleures ressources financières que vous, ou d’une plus grande expérience, peut créer des sentiments négatifs. Nous ne partons pas tous du même point, et nous sommes un certain nombre à devoir travailler un peu plus pour réussir. Ne vous plaignez pas, cela n’aide en rien. Contentez-vous de continuer, sans vous laisser distraire par les projets que d’autres photographes sont capables de réaliser parce qu’ils ont plus de vitamine B ou plus d’argent et dont vous-même n’oseriez même pas rêver. Rêver, c’est bien et c’est important. Mais travailler c’est encore mieux ! C’est la seule façon d’atteindre ses objectifs, ne serait-ce que par étapes. Il y a quelques années, je n’aurais jamais pu imaginer être sur la route 20 semaines dans l’année, ce qui va pourtant être le cas en 2022, que j’organiserais des voyages, que j’écrirais dans des magazines ou que je travaillerais avec des partenaires. Vous arriverez là où vous le désirez en aimant profondément ce que vous ai faites et ce que vous voulez montrer au monde.

 
 

A propos de l'auteur – Nicolas Alexander

 

Nicolas Alexandre Otto (*1987) prend des images depuis 15 ans. Depuis 2016, il enseigne la photographie et le post-traitement dans plusieurs structures publiques et privées.

 

Il écrit pour différents magazines spécialisés, et son travail a été présenté dans le cadre de plusieurs expositions internationales. Il photographie dans les zones qui présentent une tension entre paysages sauvages et jungles urbaines, entre l’Humain et la nature. Sa soif de nouvelles expériences est intarissable et le pousse à l’aventure, lui permettant de capturer des moments uniques.

 

Dans un monde toujours plus rapide et plus agité, ces images sont un havre de quiétude pour le spectateur. Qu’il s’agisse d’expositions longues capturées sur le littoral, de photos de nuit prises en montagne, du crépuscule tombant sur un paysage urbain ou de l’aube éclairant la forêt, Alexander veut immortaliser les moments les plus fugaces avec précision et perfectionnisme pour enrichir la vie des autres.

 

Type de photographie : Photographie de paysages

   

 

Vous vous demandez si vous devez opter pour un SpyderX Pro ou pour un SpyderX Elite pour l’étalonnage votre moniteur ? Commencez par consulter le tableau de comparaison sur le site SpyderX : https://spyderx.datacolor.com/about-spyderx/. Le tableau se trouve en bas de la page.

 

SpyderX Pro
Advanced Monitor Calibration
SpyderX Elite
Expert Monitor Calibration
Description de la fonction
Assistant et étalonnage en un clic Yes Yes Modes d’étalonnage simples et rapides
Prise en charge de plusieurs moniteurs Yes Yes Permet l’étalonnage de plusieurs affichages
Contrôle de la lumière ambiante et changement de profil Yes Yes Permet de s’adapter aux changements de la lumière ambiante
Évaluation avant et après l’étalonnage Yes Yes Affiche une comparaison avant / après de l’étalonnage de l’affichage
Outils d’analyse et de cartographie de l’affichage Basique Avancé Offre des outils permettant de contrôler la qualité de votre affichage
Choix de réglages de l’étalonnage 12 Illimité Options d’étalonnage (combinaison de gamma, de point blanc et de luminosité)
Console d’étalonnage expert Yes Panneau de contrôle d’étalonnage tout-en-un
Objectifs d’étalonnage vidéo et cinéma Yes Objectifs d’étalonnage pour l’animation
Épreuvage de l’impression Yes Épreuvage numérique offrant un aperçu du résultat à l’impression
Étalonnage de projecteur Yes Étalonne les projecteurs numériques
Harmonisation d’affichages en studio Yes Définit une norme pour le studio, sur laquelle tous les affichages sont harmonisés (StudioMatch)
Optimisation visuelle pour l’harmonisation d’affichages côte-à-côte Yes Réglage précis des affichages voisins

 

 

Voici quelques éléments à prendre en compte : Le SpyderX Pro et le SpyderX Elite utilisent tous deux le même capteur optique de haute qualité SpyderX, proposent un logiciel intuitif, une fonction de suivi de la lumière ambiante et permettent l’analyse de la performance du moniteur. Les deux modèles fonctionnent sur les écrans d’ordinateurs portables et de bureau. Le SpyderX Elite prend par ailleurs en charge les vidéo projecteurs.

 

 

Le SpyderX Pro est adapté aux processus impliquant l’utilisation d’un seul moniteur par ordinateur. Il peut certes étalonner plusieurs écrans, mais c’est bien le SpyderX Elite qui intègre les outils permettant d’obtenir une véritable cohérence des couleurs entre plusieurs affichages. Le SpyderX Pro propose des paramètres réglés sur différents étalons photographiques ainsi que des outils d’analyse de base de l’affichage.

 

 

Le SpyderX Elite est adapté aux processus de travail photo et/ou vidéo. Le SpyderX Elite permet de mettre en cohérence différents écrans connectés à un seul et même ordinateur, ou même l’ensemble des moniteurs présents dans un studio. Il propose les espaces colorimétriques standard couramment utilisés en vidéo, l’étalonnage de la balance des gris pour des gradients et des transitions plus douces, et un paramétrage illimité de l’étalonnage (gamma, point blanc, et luminosité) pour un contrôle plus précis. Le SpyderX Elite dispose en outre d’outils d’analyse avancés et permet l’épreuvage logiciel dans l’application SpyderX Elite. Si l’une des caractéristiques propres au SpyderX Elite est adaptée à votre travail, c’est cet outil qui saura répondre à vos besoins.

 

Vous avez d’autres questions? N’hésitez pas à nous contacter en soumettant un ticket d’assistance sur notre site d’assistance Spyder, https://spyder-support.datacolor.com.

 

Un filet dans une main, un seau dans l’autre, mon frère et moi débordions d’impatience en parcourant les rues pavées de notre pittoresque village balnéaire du nord-est de l’Angleterre, pour nous rendre à la plage. Nous partions à l’aventure, à la découverte des mares résiduelles dont les eaux claires scintillaient au soleil et abritaient tant de coquillages et d’algues de couleurs. Nous retournions doucement les cailloux dans l’espoir d’y trouver l’armure orange d’un crabe, que nous manipulions alors doucement pour l’examiner de plus près, avec cet émerveillement propre à l’enfance qui peut parfois entraîner une vie entière vouée à la passion pour la nature.
 

 

J’ai beaucoup de chance d’avoir grandi dans un endroit où nos jeux étaient faits de courses à travers les torrents, de parties de cache-cache dans les prairies, de cabanes construites dans la forêt… Nous étions également passionnés par la pêche à la ligne. La magie venait autant de la beauté du lever du soleil au bord de l’eau que de nos contacts avec une carpe rusée et souvent insaisissable. J’ai reçu mon premier appareil photo lorsque j’étais enfant. J’ai donc passé de longues heures près du lac, à photographier le lever du soleil, l’ombre des feuilles au printemps, ou ce rouge-gorge que je ne tardais pas à apprivoiser en lui apportant par une froide matinée d’hiver un savoureux petit-déjeuner à base d’asticots.
 

 

Avec les années, mes centres d’intérêt ont évolué, mais la vie au grand air a gardé une place centrale dans mon existence. Parcours en kayak en compagnie des marsouins, montées d’adrénaline lors de descentes en VTT à travers les arbres, températures extrêmes dans le blizzard des North York Moors… Mon cœur reste attiré par les mille surprises que la Terre sait nous offrir chaque jour. Mais ce n’est que lorsque je suis devenu photographe, en 2015, que j’ai réellement saisi à quel point mon passé m’avait façonné. Chaque interaction, chaque journée de mon enfance passée dans la boue, chaque égratignure sur mes genoux, ma première rencontre avec un cerf, ce premier grand chêne que j’ai escaladé (et dont je suis tombé…), le calme hypnotisant d’un lever de soleil dans la brume, cette carpe, que j’ai fini par attraper après des années de tentatives… Toutes ces expériences ont contribué à façonner ma vision du monde, m’ont appris l’empathie et m’ont aidé à devenir le photographe que je suis aujourd’hui.
 

 

Celles et ceux qui me suivent sur YouTube ou qui ont acheté mon livre, Gathering Time, connaissent les circonstances dans lesquelles nous avons accueilli notre labradoodle, Meg, pour m’aider à faire face à des douleurs chroniques. Ensemble, Meg et moi nous sommes lancés dans un véritable voyage, dans les bois pourtant tout proches de chez moi. J’y ai trouvé une véritable thérapie, qui a su m’apporter réconfort et épanouissement créatif. J’ai déjà raconté cette histoire à bien des reprises. Je vais donc me contenter de parler de ce que je ne réalise qu’aujourd’hui : le rôle que cet événement a joué dans l’évolution de mon rapport avec la campagne près de chez moi, et avec la planète tout entière.
 

 

J’étais alors dans l’attente désespérée d’un retour à la normale, passant de la confusion à la colère, au repli et à la déconnexion sociale. Je recherchais la solitude dans les bois, au calme, là où je pouvais réfléchir et prendre du recul sur les défis que je rencontrais. Accompagné de Meg et de mon appareil photo, j’ai appris à développer un lien profond avec les forêts, dont j’ai accepté la complexité en les explorant à mon échelle. Mes pensées négatives semblaient étouffées et ma tristesse presque oubliée lors de ces errances à travers les bois, faites de fascination et de respect. De temps à autre, je croisais des biches ou des renards. J’avais trouvé l’endroit qui me rendait heureux ; un sanctuaire qui donnait un nouveau sens à ma vie.
 

 

Plutôt qu’un effort d’introspection, on pourrait croire que la photographie demande surtout de porter une attention particulière sur l’extérieur. Mais grâce à mon expérience, je sais qu’un examen des profondeurs de son propre esprit peut guider une vision et permettre de créer des images qui expriment quelque chose de réellement personnel. Mon amour des arbres et des forêts était tel que je voulais que mes photographies aillent au-delà de l’équilibre esthétique, qu’elles communiquent ma manière de voir et de vivre le monde naturel. Mes interprétations ont évolué avec le temps. Si, influencé par mon état d’esprit, je me focalisais originellement sur les arbres noueux qui semblaient lutter pour leur survie, j’ai fini par être attiré par des images plus positives, qui exprimaient des idées de croissance, de communauté, de cycle de vie… Mes difficultés personnelles m’ont rendu plus sensible aux émotions, et c’est cette sensibilité qui m’a aidé à saisir l’harmonie qui pouvait exister entre ma créativité et la nature.
 

 

Depuis des années, ma passion est donc alimentée par une conscience aiguë des bienfaits de la photographie en forêt. J’y ressens une forme de gratitude, et un véritable désir d’en apprendre davantage sur ces arbres qui m‘ont tant donné. Je ne recherche pas nécessairement une épiphanie, mais tout simplement une information qui saura capturer mon imagination et m’inspirer à aller un peu plus loin. À chaque saison, j‘observe l’évolution la nature, et je suis séduit par ses variations de couleurs, de formes, de caractères et d’ambiance. Si, au début, je me contentais de repérer les arbres les plus intéressants à photographier, ma démarche a vite évolué en un état de curiosité constante. Quel est cet arbre ? Quel âge a-t-il ? Comment change-t-il au fil des saisons ? Quelle est son rôle écologique ? Quels habitats abrite-t-il ? Pourquoi tout cela est-il important ? Cette compréhension me permet non seulement d’enrichir mon expérience des arbres, mais m’ouvre également les yeux sur des détails plus discrets, informant mes choix créatifs par l’émergence de nouvelles strates subtiles de signification et d’épanouissement.
 

 

Avant 2012, je me servais essentiellement de la campagne comme d’un terrain de jeu. Mais en apprenant à mieux respecter la nature grâce à la photographie, j’ai changé. J’ai modifié mon alimentation, j’ai aidé à planter plus de 2 000 arbres, et j’ai réalisé des vidéos qui, je l’espère, aident les spectateurs à prendre conscience de leur impact sur l’environnement et à utiliser la photographie pour faire le bien. Aujourd’hui plus que jamais, il est important d’adapter nos choix quotidiens et nos activités de plein air aux besoins de notre planète. Capturer la majesté de la Terre n’implique pas nécessairement une expédition épique vers les plus hautes montagnes, les chutes d’eau les plus impressionnantes ou les forêts les plus reculées. On peut trouver son émerveillement dans les lieux les plus improbables. Pour moi, la magie survient lorsque je trouve un lieu presque inexploré en forêt, qui me renvoie à l’imagination de mon enfance, quand tout a commencé.

 
 

About the Author – Simon Baxter

 
Simon Baxter Photography

Photography is my passion. Rain, snow, fog & sunshine, I'll be out with my Labradoodle, Meg, searching for a unique & intimate scene that I connect with or simply to absorb myself in the ever-changing beauty of my local landscape. I’m a lover of all things outdoors but I have an affinity for obscure woodland where I enjoy the therapy, wildlife, atmosphere and tackling compositional challenges. I don't obsess over the technicalities of photography; instead I crave experiences and unique moments in time that serve as a constant reminder that there is far more to outdoor photography than a photograph.

   

La Terre prend une place de plus en plus importante dans ma pratique de la photographie animalière. Je ne parle évidemment pas de la planète entière, mais bien d’une volonté concrète d’inclure les paysages et l’environnement au sein de mes photos.

 

En photographie animalière, il était autrefois très courant d’utiliser le sujet pour remplir le cadre. Celui-ci devait prendre autant de place que possible dans l’image afin de permettre au spectateur de profiter d’une vision rapprochée inaccessible dans le monde réel.

 

Mais cette pratique pose cependant un problème. Si remplir le cadre avec l’animal photographié permet de lui donner du caractère, une telle image masque un aspect tout aussi important : l’environnement où vit le sujet. Son habitat. La terre sur laquelle il marche et qui l’entoure. C’est un élément crucial qui peut apporter une identité à l’image et permettre un regard global sur l’environnement et sur l’impact dévastateur des activités humaines là où vit la faune de notre planète. La disparition des habitats est en effet un phénomène très concret.

 

Mais je veux que cet article garde une note positive. Aussi, abordons le rôle de l’inclusion de l’environnement dans une photographie et l’intérêt de cette démarche par rapport aux portraits rapprochés plus classiques .

 

 

Les léopards font partie de mes sujets préférés. Ils passent une grande partie de leur temps à se cacher dans d’épais buissons ou dans la canopée. Nous avons réussi à photographier cette femelle juste après le coucher du soleil. Les dernières lumières du jour se reflétaient à travers les nuages, offrant une lueur douce et chaude à toute la scène. Notre léopard venait de descendre d’une termitière et avançait à travers les hautes herbes avant de traverser une zone ouverte pour rejoindre des buissons. En soi, le sujet est merveilleux. Mais un portrait rapproché n’aurait pas permis de montrer le ciel et l’herbe. Nous aurions alors perdu une bonne part de l’atmosphère de la scène et cette sensation extraordinaire qu’offre ce léopard émergeant des hautes herbes.
 

 

En incluant un paysage, vous pouvez également donner une idée de l’échelle réelle de la scène. Les pélicans frisés sont nombreux sur le lac Kerkini, en Grèce, entouré de montagnes enneigées. En choisissant un cadrage large et en utilisant ces montagnes comme point focal, nous mettons en valeur l’immensité de la scène. L’environnement du pélican donne une idée de l’échelle, et la neige sur les montagnes permet de communiquer la température hivernale régnant au moment de la prise de vue.
 

 

Une mise à l’échelle similaire a été utilisée pour cette image de fous de Bassan photographiés à Hermaness, en Écosse. La colonie est installée sur cette impressionnante falaise en contrebas de laquelle la mer vient s’écraser. Le nombre d’oiseaux dans le ciel est impressionnant. Cet aspect serait hélas entièrement perdu dans une photographie se focalisant sur un seul oiseau en vol. Pour réellement apprécier les dimensions de cette colonie, nous devons reculer, ou dézoomer, afin de rendre de toute l’ampleur de la scène.
 

 

Plus subtil que la représentation d’un paysage impressionnant, un détail de l’environnement peut également faire beaucoup. C’est le cas sur cette image d’un pygargue prise près de la côte de Hokkaido, au Japon. La glace sur laquelle est perchée l’oiseau représente ici un élément important de l’image, et montre les conditions de grand froid dans lesquelles vivent ces oiseaux. C’est un détail subtil mais significatif. Et c’est un aspect qui, lui aussi, serait perdu s’il s’agissait d’un portrait en gros plan.

 

Ce genre de photographie pose toutefois une difficulté majeure : l’ensemble de la scène doit être photogénique. Dans un portrait, il suffit que l’animal soit beau. Mais si vous incluez son environnement, celui-ci doit être plaisant, offrir un équilibre dans la composition, bénéficier d’une bonne lumière et ajouter réellement quelque chose à l’image. Il doit réellement être intégré dans le cadrage. Plus il existe différents éléments à intégrer dans le cadre de votre photo, plus celle-ci est difficile à réaliser. Mais si vous en êtes capable, votre image vaudra la peine d’être vue. Bien sûr, il y aura toujours une place pour les portraits dans la photographie animalière. Ceux-ci offrent du caractère et de la personnalité au sujet. Mais si vous voulez ajouter de la variété à votre travail et créer un impact différent en y intégrant des éléments qui viennent compléter le sujet et aident le spectateur à visualiser les lieux et les conditions dans lesquelles vivent les animaux tout en lui permettant de réaliser les conditions de la prise de vue, pensez en termes plus larges. Pensez à la terre.

 
 

A propos de l'auteur – Richard Peters

 

Richard est un photographe animalier basé au Royaume-Uni. Cet ancien ambassadeur Nikon est connu pour son style particulier, qui privilégie les lumières spectaculaires. Récompensé à de nombreuses reprises, Richard est l'un des seuls photographes animaliers britanniques à avoir reçu le prix de Photographe animalier européen de l'année, et à avoir été récompensé dans plusieurs catégories lors du prestigieux concours de Photographe animalier de l'année au niveau mondial.

   

 

Chacun sait à quel point il est important d’étalonner son moniteur pour bénéficier d’une vision précise du monde numérique. Mais la gestion des couleurs ne s’arrête pas là. Toutes les étapes peuvent en bénéficier, de la capture jusqu’à l’impression. Pour cette dernière, Datacolor propose sa solution Spyder Print.
 

Le problème

 

Lorsque les couleurs sont bien gérées dans un processus de travail, les différents équipements utilisés communiquent de manière constante et précise. Or, chacun d’entre eux (appareils photo, imprimantes, écran, etc.) dispose de ses propres caractéristiques et évolue avec le temps.
 

 

Spyder Print offre un moyen simple, précis et abordable de gérer l’étalonnage de l’imprimante. Pour établir un profil, les caractéristiques de votre imprimante et du papier que vous utilisez (points blanc et noir, température de couleur du papier et précision des couleurs) sont évaluées. Un profil de qualité offrira une gamme de tons clairement différenciés et des accords de couleurs plus fidèles à ceux d’un écran étalonné.
 

 

Même les imprimantes de mêmes marque et modèle n’impriment pas nécessairement de la même façon, et le rendu des couleurs change avec le temps. Il est tout à fait possible de créer plusieurs profils personnalisés au fil du temps pour prendre ces modifications en compte et continuer d’accéder aux meilleurs résultats possibles. En créant un profil spécifique pour votre imprimante, vous vous assurez d’obtenir des résultats optimaux.
 

 

Une solution flexible

 

L’un des avantages de Spyder Print est la flexibilité qu’il permet lors de la création de profil. Pour en profiter pleinement, il est nécessaire d’accéder aux fonctionnalités situées sur l’écran Spyder Proof, sous Édition avancée, qui offrent un contrôle complet sur l’aspect du profil.
 

 

Ces fonctionnalités sont familières aux photographes et aux imprimeurs. Elles incluent des réglages basiques comme la luminosité, le contraste, la saturation, ainsi que différents paramètres permettant de modifier les couleurs pour tout le profil ou pour certaines sections (les hautes lumières, par exemple). Mais il existe d’autres éléments qui méritent d’être notés :
 

 

Réglage de la compensation du blanc et du noir lors de l’épreuvage

 

La Compensation du blanc et du noir permet un épreuvage plus naturel. La compensation du blanc réduit la dominante bleue qui peut advenir lorsque certains agents de blanchiment sont présents dans le papier (ceux-ci apparaissent en effet bleus aux équipements d’analyse colorimétrique). La couleur du papier affichée à l’écran lors de la prévisualisation est alors plus naturelle et plus proche de ce que vous aurez sous les yeux une fois l’image imprimée.
 

La Compensation du noir assombrit le noir sur la prévisualisation afin de prendre compte les imperfections d’affichage du moniteur. Le noir est plus naturel et plus proche de ce que vos yeux verront une fois l’image imprimée.
 

 

Luminosité PreciseLightTM et température des couleurs PreciseLightTM

 

Pour être correctement visualisée, une image imprimée doit être exposée à une lumière à spectre complet, correspondant généralement à une température située entre 5000 et 6500 K. Mais ces conditions ne sont pas toujours envisageables. C’est là que peuvent intervenir les réglages PreciseLightTM qui vous permettent de compenser les éclairages les moins adaptés.
 

Si, par exemple, vous savez que l’une de vos impressions sera affichée dans un environnement trop sombre ou trop lumineux, le réglage de luminosité PreciseLightTM peut être utilisé pour compenser ces variations. Et si une impression est présentée sous une lumière trop chaude ou trop froide, hors de la gamme 5000-6500 K prévue, le réglage de Température des couleurs PreciseLightTM améliorera lui aussi le résultat.
 

 

Gris absolus

 

Si vous prenez vos impressions noir et blanc au sérieux, le réglage des Gris absolus s’avère très pratique. Il vous permet d’améliorer les transitions tonales. Grâce aux Gris absolus, vous accédez à des valeurs de gris plus fidèles et à une transition plus fluide vers le blanc sur les supports utilisant des azurants optiques.
 

Il existe bien des façons d’utiliser les images dans notre monde numérique, mais c’est l’impression qui offre l’impact plus évident. Les imprimeurs méritent donc des outils capables d’exprimer pleinement leur vision. Avec Spyder Print, ils profitent d’une flexibilité et d’une précision de pointe.

 

Si je devais donner la sensation la plus saisissante que le parapente a provoqué chez moi, je parlerais sans doute de cette force étonnante avec laquelle l’air fouette le visage lorsque qu’on vole. Lorsqu’on imagine un paysage hivernal, on pense bien sûr à la neige, à un lac, à des montagnes… Mais c’est bien l’air et le vent qui façonnent ce panorama, qui érodent la roche, qui déplacent l’eau, qui modèlent le manteau neigeux. Je crois que l’air est l’élément le plus présent dans mes photos, même lorsqu’il se fond à l’arrière-plan. Il m’est arrivé de devoir préparer des séances spécifiquement pour éviter ses caprices, ou au contraire de plonger dans la tempête pour accompagner ses mouvements.

 

 

Pour moi, l’air a un rôle à jouer, d’une manière ou d’une autre, dans toute bonne photo prise en extérieur. Tous les photographes, qu’ils se spécialisent dans les paysages ou dans le sport, cherchent à capturer un moment, un geste qui va bien au-delà du simple mouvement immortalisé. Et je tente moi aussi de dépasser peu à peu les limites que je me fixe. Lorsque je cours dans les Dolomites ou que je recherche la plus belle vue sur une vallée, je veux capturer des moments où la relation du mouvement et du temps paraît évidente.

 

C’est cette recherche permanente qui me pousse à me plonger dans les sujets que je veux représenter, et c’est pour cela que j’ai fini par me tourner vers des sports de plus en plus extrêmes : escalade, trail sur des crêtes rocheuses, ou parapente. Mais c’est cette dernière pratique qui m’offre véritablement la sensation de m’immerger dans les airs.

 

 

En faisant du parapente, je suis tombée sur une montagne dont les pentes verticales tombaient dans un lac sauvage. Le vent balayait les flancs de la montagne, créant des courant qui nous portaient à travers les airs et nous permettaient de prendre de l’altitude. Il avait été difficile de monter jusqu’au lieu de décollage, et nous avions dû respecter de nombreuses précautions de sécurité. Avec tous ses nœuds et ses nombreuses cordes, le parapente s’était avéré une pratique bien plus complexe que ce que je pensais. Mais quand vient le moment où vos pieds quittent le sol, où vous lâchez prise pour vous laisser porter par le vent, vous ressentez une impression d’harmonie totale. 

 

 

Prendre des photos en parapente n’a pas été simple. En plus de la coordination avec la personne qui pilote votre parapente, il faut également s’accorder avec l’autre parapentiste qui vous accompagne. J’utilisais la radio pour transmettre des instructions : « Passe par le dessus, pas par le dessous », tout en prenant autant de photos que possible. Certaines d’entre elles mettaient le sujet au centre, d’autres se concentraient d’avantage sur la profondeur du paysage, et certaines étaient réellement sublimes : le genre d’images que vous rêvez de capturer avec un drone pour profiter d’une vue spectaculaire. 

 

 

Bien sûr, l’occasion de se lancer dans le vide accompagné d’un parapentiste est assez rare. Pour tous les autres moments, lorsque vos pieds ne peuvent pas quitter le sol, je suggère de rechercher des vues aussi extraordinaires que possible, même si celles-ci exigent quelques heures de marche. C’est bien souvent en arrivant au sommet d’une montagne que vous trouvez des lignes vraiment intéressantes et que vous pouvez, avec un bon modèle ou un bon athlète, représenter votre sujet en train de courir, de sauter ou de se déplacer d’une manière qui vous permettra de construire une image plus riche et plus intéressante.

 

Si, par exemple, vous devez prendre une photo classique intégrant un sujet et un magnifique paysage à l’arrière-plan, réfléchissez à ajouter un élément intéressant : une lumière, des nuages colorés par le coucher du soleil ou un mouvement athlétique particulier. Les possibilités sont infinies, et si vous avez besoin d’inspiration, vous pouvez aller consulter le travail de Chris Burkard, d’Alex Strohl, de Rachael Talibart ou d’Autumn Schrock et voir comment il est possible d’aborder la prise de vue de plein air en y apportant une perspective créative différente. 

 

Il m’arrive régulièrement d’utiliser des techniques particulières, tel qu’un temps de pause rapide avec une très grande ouverture et une mise au point réglée sur le sujet pour le mettre en valeur. Si vous préférez présenter une vue panoramique, essayez une ouverture autour de F8 qui vous permettra de profiter d’un arrière-plan net. L’édition est un autre aspect à ne pas négliger. Assurez-vous que vos images aient le même aspect sur toutes les plateformes : PC, MacBook, smartphone…

 

 

(Insérer image #5)
Même lorsqu’une photographie est belle et ne demande aucune correction des couleurs, certains détails demeurent importants : vous pouvez améliorer la luminosité au centre de l’image à l’aide d’un filtre radial ou renforcer le contraste pour offrir une plus grande netteté, par exemple. Concernant la saturation, je ne crois pas qu’il faille absolument l’amplifier. Cet aspect dépend fondamentalement de votre style photographique et des couleurs déjà présentes. En revanche, il est important d’étalonner votre écran pour vous assurer de couleurs précises. Il serait vraiment dommage qu’une belle photo soit mal jugée lors d’un concours parce qu’elle est trop saturée, ou que vous découvriez une teinte jaune sur votre image après impression. C’est là qu’intervient le SpyderX de Datacolor. Nous l’utilisons pour étalonner tous nos écrans en fonction d’un seul et même profil de couleurs certifié, et nous assurer ainsi que nos images n’offrent pas un aspect différent sur nos téléphones et sur les autres écrans. Cela m’évite de recevoir des appels de ma mère qui me demande pourquoi le ciel est violet sur ma photo !

 

Il ne vous reste plus qu’à rechercher votre propre vision de l’air en vous lançant dans la nature à la recherche d’une nouvelle photo, d’une nouvelle aventure ou, simplement, d’une nouvelle découverte. 

 
 

About the Author – Camilla Pizzini

 

 

Camilla Pizzini est née en 1996 à Rovereto dans le Trentin-Haut-Adige, Italie. Depuis l'enfance, elle est amoureuse de la photographie. Elle a obtenu une licence de design à l'Université libre de Bozen-Bolzano qui lui a permis d'étendre ses connaissances en communication visuelle et en art contemporain. /p>  

Elle travaille depuis comme photographe sur des commandes commerciales (entreprises, événementiel, portrait, sport et nature) et sur ses projets personnels.

 

Elle tire son inspiration des grands espaces, de la montagne et de ses activités sportives.

 

Type de photographie : Nature, paysages, sport

 

Quand avez-vous commencé la photographie ?

 

Cela fait très longtemps que je prends des photographies, mais comme la plupart des gens, je le faisais en dilettante. Lorsque j’ai acheté mon premier Reflex numérique à l’automne 2010, j’ai découvert que je pouvais améliorer mes photos sur mon ordinateur. C’est à ce moment que j’ai commencé à travailler sérieusement ma photographie. L’étincelle s’est vraiment allumée lorsqu’une de mes images, « Un bouvreuil crie sur une hirondelle », a obtenu plusieurs récompenses importantes.

 

 

La photographie est-elle pour vous un loisir ou un métier ?

 

La photographie est un hobby. J’ai malgré tout crée une petite entreprise, parce que je reçois beaucoup de commandes et que je dois déclarer ces revenus.

 

Où et comment a été prise la photo que vous avez soumise au concours ? Cette image a-t-elle une histoire ?

 

Ma femme et moi avons un jardin. Nous nourrissons les oiseaux toute l’année, ils sont donc nombreux à venir. C’est un lieu très animé ! Les étourneaux, en particulier, se battent comme des champions pour la nourriture. Je les capture à ce moment-là, ce qui donne des images comme celle-ci.

 

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?

 

Par la nature, sans aucun doute. Je trouve sa beauté incroyable, et c’est ce que ce que je cherche à capturer dans mes photos. Je veux que mes images fassent passer un message : regardons la nature, traitons-la bien et préservons-la.

 

 

Quel est votre sujet de prédilection en photographie ?

 

Toujours la nature. Mais j’ai tendance à m’intéresser à tout ce qui peut être capturé en image.

 

Quel sera votre prochain projet, votre prochain défi ?

 

J’ai réalisé un de mes rêves avec mon livre, « La nature sur le pas de nos portes », qui vient d’être publié en Allemagne. J’en suis très fier !

 

 

La gestion des couleurs tient-elle un rôle important dans votre travail photographique ?

 

En dehors des modifications sur mon ordinateur, la gestion des couleurs ne joue pas un rôle majeur dans mon travail. J’essaie de capturer mes images en faisant aussi peu d’erreurs que possible. Mais il y a quand même un travail de retouche : valeurs tonales, contrastes, couleurs, etc. Après tout, une image doit être parfaite pour les gens !

 

 

Que faites-vous de vos photos ? Impression ? Publication sur les réseaux sociaux ou sur Internet ? Ou peut-être restent-elles tout simplement sur votre disque dur ?

 

Je les publie sur les réseaux sociaux et je les présente dans une galerie sur mon site Internet. Je crée également des albums photos. Je viens par ailleurs de publier un livre, intitulé « La nature sur le pas de nos portes ». Mes photos sont exposées dans des galeries, dans les bureaux de médecins, d’avocats, de comptables, chez des particuliers, sur Internet, etc. Beaucoup de mes images ont également été publiées dans des magazines consacrés à la photo ou à la nature…Elles sont également régulièrement utilisées pour des puzzles.

 

 

Quel est votre but, en photographie ? À quoi rêvez-vous ?

 

Pour le moment, je suis très heureux de ce que j’ai accompli en photographie. Je ne suis pas le genre de personne à vouloir aller toujours plus haut, plus vite et plus loin, quoi qu’il en coûte.

 
 

A propos de l'auteur – Lutz Klapp

 

Âge : 66 ans, né à Berlin, Allemagne, marié depuis 2003, vit à Schwalmstadt (Hesse du Nord, Allemagne)

 

Profession : boulanger, aujourd’hui retraité

   

Quand avez-vous commencé la photographie ?
 
À l’âge de 15 ans, j’ai commencé à prendre mes premières photos avec l’appareil de mon père, un Dacora Super Dignette. En 1971, j’ai acheté mon premier reflex, un Porst FX 4.
 

La photographie est-elle pour vous un loisir ou un métier ?
 
Je suis photographe amateur.
 

 

Où et comment a été prise la photo que vous avez soumise au concours ? Cette image a-t-elle une histoire ?
 
La photo a été prise dans mon jardin, en hiver. Mon fils et sa copine s’amusaient dans la neige. La photo est recadrée, car les arbres et les buissons n’auraient pas été adaptés à l’image.
 
 

 

Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?
 
J’admire les photos du « vieil » Ansel Adams. Ses paysages sont très inspirants. Mais je suis également souvent inspiré par les thèmes imposés pour des concours photo.
 

Quel est votre sujet de prédilection en photographie ?
 
Je me concentre surtout sur la photographie de paysage et de rue, sur le noir et blanc et sur l’infrarouge. J’emporte parfois avec moi un appareil 6×9 ou 6×7 lorsque je pars en vacances.
 

Quel sera votre prochain projet, votre prochain défi ?
 
Je prévois de faire un voyage en Namibie et dans les pays voisins. Le projet est un peu suspendu en ce moment, en raison de la situation sanitaire là-bas.
 

 

La gestion des couleurs tient-elle un rôle important dans votre travail photographique ?
 
Jusqu’à présent, je n’ai pas vraiment intégré la gestion des couleurs dans mon travail. Mais cela va bien sûr changer maintenant que j’ai gagné un kit SpyderX Mobile Pro !
 

Que faites-vous de vos photos ? Impression ? Publication sur les réseaux sociaux ou sur Internet ? Ou peut-être restent-elles tout simplement sur votre disque dur ?
 
Un nombre très réduit d’entre elles sont imprimées pour décorer mon intérieur. Il m’arrive de créer des albums photo. J’en publie certaines sur Instagram. Je participe régulièrement à des concours photo. Et le reste dort sur mon disque dur !
 

Quel est votre but, en photographie ? À quoi rêvez-vous ?
 
Comme tous les photographes, probablement, je rêve de prendre THE ONE, la photo ultime.
 

 

 

 
 

A propos de l'auteur – Johann P. Gebhardt

 

Je suis né en 1954 et je vis à Sulzbach-Rosenberg, une petite ville du nord de la Bavière, en Allemagne. Depuis plusieurs années, je participe régulièrement à des concours photo.

   

Quand avez-vous commencé la photographie ?
 

C’est une histoire qui ressemble à beaucoup d’autres ! C’est mon père qui m’a rendu accro. À l’âge de 16 ans j’ai voulu un reflex. J’en avais assez de voir les pieds ou les arbres coupés sur mes photos : je voulais « voir » ce que je photographiais. J’ai donc économisé pour m’acheter mon premier appareil Foto Porst.

 

 

La photographie est-elle pour vous un loisir ou un métier ?
 

C’est une passion qui est désormais devenue une deuxième source de revenus pour moi.
 

Où et comment a été prise la photo que vous avez soumise au concours ? Cette image a-t-elle une histoire ?
 

J’avais prévu un séjour à Paris avec ma femme et un couple d’amis. Je voulais y photographier le quartier des artistes, Montmartre. Comme le quartier est très fréquenté, je me suis lancé un défi en n’emportant que mon Fuji XT3 avec une focale fixe de 56 mm (équivalent 85 mm) et en prenant mes images avec une ouverture élevée.

 

La première image que j’ai trouvée est celle de ces deux enfants qui écoutaient un musicien jouer dans la rue. Les couleurs sont très harmonieuses.

 

 
Par qui ou par quoi êtes-vous le plus inspiré ?
 

C’est difficile à dire. J’aime le travail des grands photographes de rue classiques, comme Henri Cartier-Bresson, etc.
 

Quel est votre sujet de prédilection en photographie ?
 

C’est également assez difficile à dire. Je suis ouvert à tous les types de photographie, et j’aime tenter de nouvelles choses, tant dans la prise de vue que dans l’édition de mes images.

 

Quel sera votre prochain projet, votre prochain défi ?
 

Je viens de me lancer dans un projet de workshop autour de la photographie conceptuelle qui doit permettre à tous les participants de trouver leur voie en partant de leur propre regard. L’atelier va donner lieu à une exposition autour du concept de « chez-soi ». C’est un défi à la fois difficile et stimulant pour moi, en tant que formateur.

 

 

La gestion des couleurs tient-elle un rôle important dans votre travail photographique ?
 

La gestion des couleurs est centrale pour moi. Sans elle, je ne peux travailler en confiance.
 

L’image numérique et l’impression doivent être identiques, c’est très important. Et sans une bonne gestion des couleurs, je ne pourrais pas transmettre mes images à des éditeurs.
 

Je commence ce travail sur les couleurs dès la prise de vue. J’utilise des mires de gris ou de couleurs. J’utilise ensuite un moniteur étalonné pour le traitement numérique.

 

Que faites-vous de vos photos ? Impression ? Publication sur les réseaux sociaux ou sur Internet ? Ou peut-être restent-elles tout simplement sur votre disque dur ?
 

Ça dépend. Je trouve les réseaux sociaux importants, car ils permettent de se présenter au monde extérieur, de la même manière qu’avec un site Internet. Certaines photos finissent sur mon mur. Je crée également des albums photos sur certains sujets de temps en temps.
 

J’aime participer à des concours photo. C’est toujours amusant de rechercher et de créer des photos autour d’un thème donné.

 

 
Quel est votre but, en photographie ? À quoi rêvez-vous ?
 

J’aimerais pouvoir vivre de la photographie et m’amuser en travaillant. Je veux aussi transmettre ce que je sais à toutes celles et ceux qui ont soif de connaissance. Malheureusement, c’est devenu difficile ces derniers temps.

 
 

A propos de l'auteur – Carsten Schröder

 

Je suis né en 1967, et je prends des photos depuis l’enfance. À 12 ans, j’ai commencé à développer mes propres photos dans une chambre noire. Je suis passé au numérique dans les années 2000 et aujourd’hui, mon ordinateur est mon labo.

 

J’aime transmette la connaissance que j’ai acquise en autodidacte en organisant des formations et des workshops autour de la photographie et de la retouche d’images. Cela m’a également conduit à écrire deux livre. L’un sur l’édition photo, Vom einfachen Foto zum besonderen Bild (2012) et l’autre sur la photographie créative, Fotografie zwischendurch - 20 Minuten Alltag mit Kreativität füllen (2019), tous deux publiées par dpunkt-Verlag.

 

Plus de 1 400 personnes ont participé à mes workshops et à mes séances de coaching depuis leur lancement en 2010. J’aime particulièrement enseigner de nouvelles choses aux participants, qu’il s’agisse de débutants ou de professionnels aguerris.

 

During the winter and autumn seasons, he’s most likely found guiding workshops in Northern Norway, Greenland, the Faroe Islands and other rugged areas. The rest of the year he’s pressing buttons on the keyboard, formulating photography tutorials and content for his website CaptureLandscapes, where he aims to help photographers develop the skills needed to improve their craft.

 

Nature and photography are his way to disconnect, notes Hoiberg, “It’s a privilege to bring you along on this never-ending journey."

   

 
 

Qu’est-ce qui vous apporte de la joie ? C’est la question que nous avons voulu poser aux photographes à l’occasion de notre concours photo Datacolor de l’automne 2021 organisé cette année en Allemagne et intitulé « Ode à la joie » Nous sommes heureux d’avoir été inondées de photos extraordinaires qui ont su nous rappeler que la joie est partout autour de nous, et qu’on peut la trouver facilement pour peu qu’on la cherche. Comme toujours, il a été difficile de sélectionner des images gagnantes pour notre concours. La joie est subjective, et nous avons reçu énormément de photos fantastiques. Au total, environ 900 images ont été soumises au concours. Mais après en avoir longuement délibéré, nous avons fait notre sélection, que nous vous présentons ici. Mais ne vous inquiétez pas : nous publierons également dans de prochains billets des images qui, à défaut d’avoir gagné, restent malgré tout magnifiques. Comme le disait l’auteur Spider Robinson, « Une joie partagée est une plus grande joie ».

« La joie vient de nos rencontres et de nos nouvelles expérience. Il n’y a donc pas de plus grande joie que de changer d’horizon, de voir chaque jour un soleil nouveau, différent. »

Christopher McCandless

Gagnant : Carsten Schröder
Montmartre. Il écoutent le guitariste jouer
 


 
 

2e prix : Denis Neufert, « Dirty Dancing »
Des poulets dansent au milieu des montagnes
 


 
 

3e prix : Lutz Klapp, « Conversation »
Une conversation entre étourneaux.
 


 
 

4e prix : Roland Steffen, « Voler »
Des enfants jouent dans le nord du Laos. Le poulet veut voler lui aussi.
 


 
 

5e prix : Johann P. Gebhardt, « Les retrouvailles »
Ces retrouvailles sont visiblement très agréables.
 


 
 

 
 


Données EXIF : Distance focale : 22 mm, Ouverture : f/10, ISO : 100, Balance des blancs : 6500 K, Exposition : 0,8 secondes
Conditions : Filtre : aucun, Mois : juillet, Heure : 4:39, Direction de prise de vue : nord-est

 

Le Maine est célèbre pour ses phares. Du Cap Neddick (Nubble) au sud jusqu’à West Quoddy sur la frontière canadienne, en passant par Portland Head, tout proche de la plus grande ville de l’État, cet endroit est un vrai rêve pour n’importe quel photographe de paysages. Un littoral rocheux, une météo changeante : il y a toujours une image incroyable à capturer.

 

Si vous n’êtes pas originaire de Nouvelle-Angleterre, vous ne connaissez peut-être pas mon phare préféré : Pemaquid Point. Ce n’est pas le plus célèbre, mais il accueille tout de même 100 000 visiteurs chaque année et a élu pour représenter l’état sur la pièce de 25 cents conçue par l’US Mint pour rendre hommage au Maine. Selon une légende locale rapportée par Northeast Magazine, si vous buvez dans la flaque qu’on voit ici au premier plan, vos mains se transformeront en pinces de homards et vos pupilles en Whoopie Pies.

 

D’où vient cette popularité ? Le phare n’est pas spécialement haut (il ne mesure que 12 mètres) et son aspect n’a rien d’unique (il est blanc, sans spirale ni rayures). Mais son cadre exceptionnel, sur une corniche rocheuse au-dessus de l’Atlantique, attire l’œil. La côte du Maine est riche en falaises spectaculaires, mais celle-ci reste malgré tout particulière. La pierre y fait alterner les couleurs dans des courbes presque kaléidoscopiques. Et pour ne rien gâcher, ces falaises sont abruptes mais praticable et totalement accessibles. Enfin, la situation du phare à la pointe de la péninsule de Pemaquid lui fait connaître des changements météorologiques rapides et fréquents. Si vous ajoutez à cela le passage des saisons, vous obtenez une combinaison infinie de levers de soleils, de ciels clairs et sombres, de bancs de brouillards, de neige, etc.

 


Données EXIF : Distance focale : 65 mm, Ouverture : f/8, ISO : 100, Balance des blancs : 5300 K, Exposition : 1/200 s
Conditions : Filtre : aucun, Mois : février, Heure : 11:22, Direction de prise de vue : sud-est

 

À votre arrivée dans le parc du phare de Pemaquid, vous ne pouvez pas vraiment voir ce qui vous attend. Le phare, le réservoir d’huile et le clocher sont cachés par la maison du gardien, et les falaises et l’océan sont hors de vue. Lors de ma première visite, je suis arrivé à deux heures du matin pour photographier les étoiles. Sans lune, j’étais incapable de voir le bord, car l’endroit est l’un des plus sombres du Maine. Entre la fin du mois de février et la mi-octobre, l’orientation du phare permet des prises de vue vers le sud pour capturer la Voie Lactée.

 

Et si la photo est prise en plein été (comme c’est le cas ici), vous pouvez profiter d’une phare dans son entièreté en gardant le centre de notre galaxie dans votre image, sur la gauche. Il est possible d’éviter la lumière aveuglante du phare en couvrant et découvrant l’objectif en séquences de deux et six secondes sur une durée d’exposition de vingt-cinq secondes. Vous ne capturerez ainsi que la lumière ambiante et les quelques lumières du parking au fond du cadre.

 


Données EXIF : Distance focale : 14 mm, Ouverture : f/2.8, ISO : 4000, Balance des blancs : 3400 K, Exposition : 25 secondes
Conditions : Filtre : aucun, Mois : juillet, Heure : 2:00, Direction de prise de vue : sud

 

Aux première lueurs de l’aube vous pouvez vous frayer un chemin vers les falaises et chercher d’autres compositions intégrant les structures rocheuses, les flaques et les petites mares. Si vous y êtes en été, vous pourrez peut-être profiter d’un lever ou d’un coucher de soleil. L’endroit offre en effet des angles de vue qui vont de l’est/nord-est jusqu’à l’ouest/nord-ouest. Et vous vous retrouverez souvent allongé sur les rochers pour capturer les lignes et les reflets qui font tout l’intérêt de cet endroit.

 


Données EXIF : Distance focale : 21 mm, Ouverture : f/13, ISO : 100, Balance des blancs : 6400 K, Exposition : 1/4 s
Conditions : Filtre : GND, Mois : juillet, Heure : 5:15, Direction de prise de vue : nord-est

 

Ma dernière visite était en hiver. Les rochers étaient totalement praticables, avec très peu de verglas. Au bord de l’océan, les tempêtes hivernales sont souvent pluvieuses et les températures de descendent pas en-dessous de zéro. Mais un bâton de marche et des micro-crampons peut malgré tout s’avérer utiles. Le soleil étant au sud, les débuts de matinées et les fins d’après-midi d’hiver offrent une lumière douce qui met en valeur les fissures et les crevasses dans les rochers. Vous pouvez littéralement passer des heures à chercher des compositions. Et si vous avez la chance de vous y rendre après des chutes de neige, vous profiterez de contrastes extraordinaires et d’une grande variété de points de vue entre la texture des rochers et les nombreuses mares formées par les précipitations. Les deux choix sont excellents.

 


Données EXIF : Distance focale : 24 mm, Ouverture : f/10, ISO : 100, Balance des blancs : 5300 K, Exposition : 1/125 s
Conditions : Filtre : aucun, Mois : février, Heure : 12:33, Direction de prise de vue : nord


Données EXIF : Distance focale : 24 mm, Ouverture : f/10, ISO : 100, Balance des blancs : 5300 K, Exposition : 1/125 s
Conditions : Filtre : aucun, Mois : février, Heure : 12:33, Direction de prise de vue : nord

 

Alors, si vous visitez un jour la côte du Maine entre Boothbay et Camden, n’hésitez pas à visiter la pointe de la péninsule de Pemaquid. Vous y trouverez mon phare préféré, qui est également celui de nombreux Mainois.
 

 
 

A propos de l'auteur – David Long

 

Je vis dans le Massachusetts et photographie des paysages dans le cadre professionnel depuis une dizaine d'années. J'organise des workshops dans toute la Nouvelle-Angleterre. Si vous désirez en savoir plus, vous pouvez visiter https://www.bluehourboston.com/

 

Mes eBooks incluent :

  • FALL FOLIAGE LANDSCAPE PHOTOGRAPHY IN NEW ENGLAND
  • CREATING LANDSCAPE IMAGES
  • CENTRAL VERMONT - SELF-GUIDED PHOTO WORKSHOP
  • BOSTON - SELF-GUIDED PHOTO WORKSHOP
  • NORTHEASTERN VERMONT - SELF-GUIDED PHOTO WORKSHOP
  • WHITE MOUNTAINS - SELF-GUIDED PHOTO WORKSHOP
  • CENTRAL MASSACHUSETTS - SELF-GUIDED PHOTO WORKSHOP
  • LOWER CAPE COD - SELF-GUIDED PHOTO WORKSHOP
  • PROVINCETOWN - SELF-GUIDED PHOTO WORKSHOP
  • SAINT AUGUSTINE - SELF-GUIDED PHOTO WORKSHOP
 

Vous pouvez accéder à tous les eBooks et impressions disponibles à la vente sur www.davelongphoto.com et me suivre sur www.instagram.com/davidlong3653

   

 

En tant que photographe commercial spécialisé dans les aliments et les boissons, la couleur est essentielle à mon travail, et particulièrement en ce moment, où la tendance va vers une publicité très graphique.
 

Croyez-le ou non, mais 99,99 % des photographies que je visualise dans mon esprit sont en noir et blanc, et ce alors que je ne travaille plus vraiment ainsi aujourd’hui. J’exerce le métier de photographe commercial spécialisé dans les aliments et les boissons, et la vaste majorité de mon travail doit donc être en couleur. Heureusement, cela correspond aussi à mes préférences personnelles, même si choisir les bonnes couleur me demande un peu plus de temps.
 

 

Ces dernières années, j’ai travaillé avec mon agent pour me créer un portfolio inspiré d’artistes comme David Hockney ou Andy Warhol. J’aime beaucoup utiliser des couleurs vives et des compositions répétitives. Je n’ai jamais été attiré par les tons pastel ou fades. Même quand je travaillais en noir et blanc, j’appréciais les compositions simples aux contrastes très élevés. Et en couleur, j’aime que mes rouges soient vraiment rouges, imprimés sur un papier glacé qui donne l’impression d’être encore humide. J’ai également un relation très libre avec la réalité, qu’il s’agisse du sujet, de la composition ou de la couleur (mais je vais y revenir).
 

 

Lorsque nous apprenons à travailler les couleurs, nous choisissons souvent des contrastes sur la roue chromatique pour communiquer une énergie visuelle instantanée. Ces victoires sont « faciles ». Et si je les apprécie, je crois malgré tout que le vrai plaisir réside dans le jeu avec les conflits de couleurs, dans l’ajout de variations subtiles à une seule et même teinte ou, comme je l’ai fait récemment, dans la conception d’images monochromes, où le sujet et le décor offrent des tons identiques. Pour y parvenir, j’utilise souvent des peintures assorties au produit, que j’applique au décor. J’apprécie particulièrement les images rouge sur rouge.
 

 

Étant donnée la nature de mon travail, mon workflow est assez spécifique. J’utilise la même approche en 3 étapes dans mon travail commercial et dans mon travail personnel, jusqu’à la post-production. La première étape est la préproduction. Elle peut inclure des éléments complexes comme l’implication d’une équipe de créatifs et de stylistes, ou consister simplement en une visite dans un magasin d’arts créatifs pour trouver le papier de couleur donc j’ai besoin. À cette étape, il est très important de bien planifier ce que je veux photographier et les couleurs que je veux utiliser.
 

 

La phase suivante est celle de la capture. Elle commence généralement à huit heures du matin, lorsque j’étalonne la station de travail de mon studio et les moniteurs Ben Q de mon bureau à l’aide de mon SpyderX. Pendant que les moniteurs chauffent, je commence à travailler sur le décor avec mon équipe. J’utilise un Cambo Actus et des objectifs Sekor sur un boîtier Canon 5dsr pour mon travail personnel, ce qui me permet d’obtenir une profondeur de champ incroyable dans les angles les plus étranges tout en conservant une image aussi nette que possible. J’utilise des projecteurs Broncolor pour obtenir des couleurs optimales, et j’insère toujours une mire de couleurs dans mon cadre.
 

 

La dernière partie de la prise de vue est également la première partie de ma post-production. Il est très important pour moi d’avoir des couleurs précises avant de me lancer dans la post-production elle-même. Pour certaines missions commerciales, je dois garantir une reproduction des couleurs aussi parfaite que possible, pour des raisons légales. Et dans mon travail personnel, je trouve bien plus simple de commencer avec les bonnes couleurs avant de jouer avec elles, ce qui m’évite de partir du mauvais pied et de me perdre dans les changements de teintes. J’aime effectuer ce travail dans mon bureau, où mon moniteur est placé à une hauteur et à une distance parfaites. Mes murs sont gris sombre et ma lampe de bureau est spécialement choisie pour permettre un contraste aussi neutre que possible sur mon moniteur. Je dois pouvoir être sûr que ce que je vois sur mon moniteur est aussi proche que possible de l’aspect final de l’image, une fois imprimée. Non seulement les photos seront exactement telles que je les vois, mais j’économiserais également du temps et de l’argent en m’évitant les retouches et en garantissant un résultat rapide, efficace et réussi.
 

 

L’avenir du marketing visuel passe clairement par les écrans, du panneau d’affichage en point de vente jusqu’au téléphone sur lequel vous lisez probablement ces mots. Bien comprendre le rôle que joue la couleur pour capter l’attention demeurera donc un aspect capital du métier de photographe.

Quand avez-vous commencé la photographie ?

 

La photographie était déjà présente dans mon enfance. Avant même de recevoir mon premier appareil compact comme cadeau pour mon 8e anniversaire, j’étais régulièrement autorisée à prendre des photos avec l’appareil de mes parents. Je capturais presque tout ce qui passait devant mon objectif : les fleurs, les animaux, les paysages, les moments privilégiés lors de voyages scolaires ou dans ma vie quotidienne…

 

Tout au long des années, la photographie a plus ou moins toujours été présente dans ma vie. Au final, le désir de travailler comme photographe a commencé à se faire plus présent. J’ai malgré commencé une formation de planificatrice de systèmes techniques., car mon père trouvait que je devais « apprendre quelque chose de raisonnable ». Mais après un an, il était devenu évident que c’était la photographie qui m’intéressait réellement. C’est pourquoi j’ai quitté ma formation et j’en commencé une nouvelle pour devenir photographe. J’ai terminé major de promotion.

 

La formation se concentrait sur la photographie publicitaire ; j’ai donc pu découvrir différents domaines. Mais ce sont les « modèles vivants » qui me passionnaient vraiment. J’ai décidé de suivre d’autres stages et workshops en plus de ma formation et de travailler sur mes propres projets pour découvrir les domaines où je me sentais vraiment le plus à l’aise.

 

 

La photographie est-elle pour vous un loisir ou un métier ?

 

Je suis photographe à plein temps depuis 2015. Au début de ma formation, déjà, je savais que je voulais lancer mon entreprise pour concrétiser mon style personnel.

 

Où et comment a été prise la photo que vous avez soumise au concours ? Cette image a-t-elle une histoire ?

 

J’ai créé cette image spécialement pour le concours. Elle devait bien sûr inclure un chien, car ce sont eux qui apportent de la couleur et de la joie à ma vie, et la couleur devait y jouer un rôle important.

 

En 2019 il y avait à Berlin une installation intitulée « Colormaze », des artistes Thomas Granseuer et Tomislav Topic (qui travaillent sous le nom de « Quintessenz »). Cette installation comportait des planches de bois peintes de différentes couleurs, jointes pour former des formes géométriques. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de la voir en personne, mais les combinaisons de couleurs que j’ai pu voir en photo sur les réseaux sociaux m’ont vraiment impressionnée.

 

Cette œuvre m’obsédait. Or, j’ai entendu parler d’une autre installation de bois coloré. Il s’agissait de « Way Off », qu’on voit sur cette photo. Elle a été créée par l’artiste Darko C. Nikolic et était exposée provisoirement à Hambourg. J’ai vite eu cette idée de photo pour le concours, et j’ai contacté l’artiste pour lui demander s’il acceptait de m’autoriser à aller « à l’intérieur » de son œuvre, à y photographier un chien et à utiliser les images. J’ai finalement pris plusieurs photos, qui ne sont pas encore éditées. Mais c’est cette image qui m’a toute de suite séduite : un chien au milieu d’un océan de couleurs. La personne qui regarde la photo ne connaît pas la longueur de ce « chemin arc-en-ciel », et on se demande ce qui se cache au prochain virage.

 

Cette image est très colorée et évoque l’arc-en-ciel, qui symbolise la joie que les chiens apportent à nos vies. Mais d’un autre côté, elle nous rappelle que le temps que nous passons avec nos amis à quatre pattes est limité, et qu’ils devront forcément traverser le « pont arc-en-ciel » un jour…

 

 

Par qui ou par quoi êtes-vous la plus inspirée ?

 

Ce sont les chiens qui m’inspirent le plus. Chacun d’entre eux à sa propre personnalité, et certaines races ont leurs préférences. Si le propriétaire veut que cette personnalité soit visible, je l’inclus dans l’image.

 

Bien sûr, je suis également inspirée par ce que je vois sur les réseaux sociaux – parfois consciemment, parfois inconsciemment. J’aime particulièrement les images qui montrent des chiens dans la ville, ou dans des lieux insolites, car les chiens sont bien plus souvent associés aux photos de nature. Je suis inspirée à chaque fois que je vois un chien dans un paysage, et j’essaie de trouver de nouveaux décors en permanence.

 

 

De temps en temps, j’aime également travailler au flash en extérieur. Mon inspiration vient également de photographes comme l’américaine Kaylee Greer ou la britannique Cat Race.

 


 
 

 

Quel est votre sujet de prédilection en photographie ?

 

Depuis ma formation, j’ai changé régulièrement de sujets. J’ai essayé beaucoup de domaines différents au début, et je me sentais très à l’aise dans la photographie de couples et de mariages. Mais il y a un élément qui a toujours joué un rôle important, depuis le début : les chiens.

 

Depuis 2018, mon travail professionnel se concentre exclusivement sur la photographie canine. Les chiens sont très authentiques et disent immédiatement s’ils vous aiment ou non. Travailler avec eux est d’autant plus intéressant, et offre à chaque fois de nouveaux défis et de nouvelles possibilités. Je dois également préciser que pour moi, la photo canine est venue la première, avant même que j’aie un chien. En discutant avec des collègues, j’ai découvert que c’était très inhabituel de commencer à photographier des chiens avant d’en avoir un soi-même.

 

 

Quel sera votre prochain projet, votre prochain défi ?

 

J’ai plusieurs idées qui attendent d’être transformées en projets. Elles concernent des photographies en extérieur, sur le terrain, et des projets autours de portraits créés dans mon studio (mobile) et centrés sur les expressions faciales des chiens et sur les fonds colorés. Je voudrais également faire le portrait de chiens dans ma région et les montrer dans des environnements typiques.

 

Autre projet : mon calendrier Lieblingshund, que je réalise chaque année. Une partie des bénéfices est reversée à une association de protection des animaux. J’invite toujours mes abonnés à me proposer des suggestions d’organisations à qui faire une donation. Nous travaillons actuellement à un système pour permettre à la communauté de participer également aux choix des images pour le calendrier. Je compte par ailleurs réaliser un calendrier autour de l’un de mes projets, mais je n’ai pas encore décidé lequel.

 

La gestion des couleurs tient-elle un rôle important dans votre travail photographique ?

 

Tout ce que je fais tourne autour de la photographie canine : rendre les photos de chiens tangibles, et leur donner vie pour en faire des œuvres photographiques merveilleuses ; la gestion des couleurs joue donc un rôle important.

 

Je ne veux pas seulement que les propriétaires vivent une expérience fantastique avec leurs compagnons à quatre pattes lors des séances, ni même qu’ils aient simplement de belles photos à regarder plus tard. Je veux aussi qu’ils aient accès à des impression de haute qualité, qui leur feront vraiment revivre ces bons moments lorsqu’ils les regarderont. Il est donc bien sûr très important que les images imprimées montrent les couleurs exactement telles que je les ai traitées.
 

 

More about SpyderX Pro

 

Que faites-vous de vos photos ? Impression ? Publication sur les réseaux sociaux ou sur Internet ? Ou peut-être restent-elles tout simplement sur votre disque dur ?

 

Comme j’intègre la production de photos imprimées dans mon concept de photographie canine, j’ai la chance de voir mes photos quitter mon disque dur. Elles apportent des sourires quotidiens aux propriétaires lorsqu’ils sont chez eux et qu’ils voient leurs photos.

 

J’ai également beaucoup de photos de « mes » chiens sur les murs de mon studio, et j’aime particulièrement les regarder. Bien sûr, nous avons également des photos de notre propre chien chez nous, mais aussi de nos moments privilégiés et des paysages que nous avons découverts lors de nos voyages.

 

Mes photos sont également présentes sur les réseaux sociaux et sur mon site internet, pour montrer toutes les possibilités qu’offre la photographie canine et ce que les propriétaires de chiens peuvent obtenir. Je propose par ailleurs beaucoup de mes photos au sein de banques d’images animalière, où il est possible de les acheter.

 

Les photos de nos voyages, pendant lesquels je considère la photo comme un simple hobby, sont publiées sur nos comptes dédiés sur les réseaux sociaux et dans nos vlogs de voyage sur YouTube.

 

 

Quel est votre but, en photographie ? À quoi rêvez-vous ?

 

L’un de mes rêves serait de publier un beau livre photo. J’aimerais également beaucoup faire un reportage sur les chiens des rues dans le monde entier.

 

Même si je partage déjà mes connaissances lors de formations et dans des vidéos, je rêve quand même d’un voyage photo. J’aimerais partir quelque part avec d’autres passionnés de photographie canine, pratiquer ensemble et partager ce que je sais. Notre chienne Leia est toujours avec moi, c’est mon modèle personnel, et j’ai déjà eu la chance de photographier plusieurs chiens au Cap, en Afrique du Sud. Les différences de paysages et de lumières me fascinent.  

 

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A propos de l'auteur – Diana Jill Mehner

 

Diana Jill Mehner est née en 1991 à Gütersloh, en Allemagne. Elle est photographe par passion et par sa formation. Elle s’est prise d’amour pour la photographie canine après s’est essayée à différents genres photographiques.

 

Elle vit aujourd’hui dans le Prignitz, le district le moins densément peuplé d’Allemagne, où elle trouve de nombreuses occasions de photographier des chiens dans la nature. Outre les photos en extérieur, les propriétaires de chiens peuvent également faire réaliser des portraits colorés et amusants de leurs compagnons à quatre pattes grâce à son studio (mobile). Son activité de photographe l’a faite travailler à l’échelle locale, nationale, et même mondiale. Elle est partie photographier des chiens en Autriche et aux Pays-Bas, ainsi que sur les plages du Cap, en Afrique du Sud.

 

Sur son temps libre, Diana Mehner aime parcourir l’Allemagne et l’Europe avec son mari Hauke et leur chienne Leia dans son van Volkswagen « Wiggo ». Et son appareil photo n’est jamais bien loin...